Anaïs Gagelin, Doloise, 23 ans, 1m79, étudiante, pianiste, modeste et sensible aux actions caritatives. Voilà des mots qui résument notre Miss Jura.
Sport, éloquence, chorégraphies, défilé… » La jeune femme qui représente notre département s’est entraînée seule pour participer à cette élection.
Les conditions de participation ont évolué. » Maintenant, les participantes sont autorisées à porter des tatouages, à être mariées ou pacsées, à être mère… Le seul critère qui perdure est la taille : il faut mesurer au minimum 1m70 « , détaille-t-elle.
Sept ans d’études
Ancienne élève au lycée Nodier à Dole, Anaïs, qui n’a pas encore choisi le métier qu’elle exercera, termine actuellement un master en marketing digital à Besançon, en alternance pour un site internet de parapharmacie.
» Je m’occupe du référencement, de la communication, de la gestion du site, des newsletters… tout ce qui se rattache au marketing « , détaille-t-elle. Avant, elle a passé une licence en langues étrangères appliquées et l’année prochaine, elle fera un second master à Dijon, en audit financier.
» Le marketing est très bouché « , justifie Anaïs. Elle multiplie donc ses connaissances. Sept ans d’études au total, à moins qu’elle ne décide ensuite d’aller encore plus loin ?
Des moqueries au couronnement
» Enfant, j’ai été sujette à beaucoup de moqueries parce que j’étais en surpoids. J’en ai énormément souffert. » Cette nomination est » une revanche. Je suis hyper fière « , confie Miss Jura.
Participer aux élections signifie passer par plusieurs castings qui consistent en un entretien oral avec des membres du jury qui font partie du comité, une chorégraphie sur une musique imposée, un shooting photo qui permet de juger la photogénie, un défilé…
» J’ai été retenue, nous étions quatre finalistes pour le classement final, donc je savais que si je n’étais pas élue, je serais au moins une dauphine« .
Classement décidé par 50 % de votes du public et 50 % de votes du jury, composé entre autres du producteur de Miss France et de Miss France elle-même.
Beaucoup de soutien
» J’ai eu énormément de soutien cette année, notamment de ma meilleure amie Flora, qui me conseille sur ma communication, les événements auxquels aller, les entreprises qui peuvent être intéressées… Elle est vraiment de bon conseil et un grand soutien psychologique « , précise Miss Jura.
» Mes amis étaient à fond, me mettant un peu la pression. Ils m’ont dit qu’ils ne venaient pas me voir à l’élection, mais bien voir mon couronnement.
» En revanche, ses parents, boulangers pâtissiers à Dole, » sont venus à l’élection comme s’ils venaient voir un spectacle de danse de leur fille… ils ne se pensaient pas que j’allais gagner « .
Un choc d’adrénaline
Lorsque que la jeune femme a été élue, » le temps s’est arrêté. J’ai eu un choc d’adrénaline. C’est comme si je n’avais pas vécu ce moment sur le coup, mais plus tard, en regardant des vidéos de cette soirée. Quelle émotion ! Mes parents étaient en pleurs, très fiers. »
Avant l’élection, Miss France nous a encouragées en disant que c’était l’élection où tout pouvait commencer, que des filles allaient gagner, d’autres ne pas forcément avoir le titre qu’elles espéraient, mais qu’il fallait qu’on soit fières de nous.
Ses parents doutaient
» Rien ne me prédestinait à être miss parce que j’ai toujours été simple, chauvine par rapport à ma ville et au Jura, et j’ai grandi dans les pétrins, la farine… ma mère me disait que ce n’était pas un monde pour nous. Ils m’ont beaucoup mis en garde avant l’élection, ils ont été bienveillants « , dévoile Anaïs, qui pratique le sport en salle et le piano.
» J’adore la mode « , ajoute celle qui a récemment participé à une collecte des Restos du cœur et voudrait faire plus d’actions caritatives si elle en avait le temps. » Je compense en faisant des dons financiers à des associations chaque année « .
Une jeune femme modeste
» Il y a beaucoup de personnes qui considèrent les miss comme des pots de fleurs « , souligne-t-elle. » Oui, j’ai l’écharpe Miss Jura, mais je reste moi-même.
Quand on vient vers moi, je me présente et je discute. Je suis très sociable, j’aime faire des rencontres. La dimension humaine compte beaucoup pour moi. J’ai envie d’être une miss engagée et accessible. «
La prochaine élection à Dole
Les régionales auront lieu le 21 septembre à la Commanderie de Dole. » Match à domicile ! » s’exclame Anaïs.
» C’est une élection où le vote du public est très important, seuls les spectateurs présents auront leur mot à dire. Je vais essayer de mobiliser un maximum de personnes à venir « .
Pour cette élection de Miss Franche-Comté, le public retiendra six candidates parmi une quinzaine (les miss et les dauphines), et le classement final sera donné par le jury.
Quant à ses chances, elle ne se prononce pas. » Nous sommes une promo qui est très hétérogène, nous ne nous ressemblons pas. Nous sommes toutes différentes. Difficile à dire. Et puis je garde la tête sur les épaules. «
L’élection de Miss Franche-Comté aura lieu à la Commanderie à Dole le 21 septembre 2024.
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