Ses bénéfices
Encaisser le client dans de nouvelles zones du magasin, ou à l’extérieur.
Proposer une alternative de paiement moderne et plus rapide.
Ce dispositif s’avère moins cher qu’un terminal de paiement standard.
Quelques magasins pilotes, une vulgarisation massive… Le SoftPOS, pour Software Point Of Sale, connu aussi sous la dénomination d’Apple, Tap to pay, se déploie actuellement en magasins. Concrètement, il offre la possibilité à un commerçant de convertir n’importe quel appareil équipé d’une puce NFC en terminal de paiement. Le smartphone, un terminal Zebra, ou une tablette deviennent ainsi un outil capable de finaliser une transaction. Pour payer, le consommateur doit apposer, lui, sa carte ou son smartphone sur ce terminal.
Decathlon, La Poste pour ses facteurs, les Galeries Lafayette, Etam figurent dans la liste des grands acteurs qui ont ajouté à leur panoplie de paiement le Tap to pay. « Toutes nos boutiques parisiennes, seront dotées de cette solution innovante d’ici à fin octobre, car les consommateurs l’apprécient. La part des transactions réalisées en mobilité via le Tap to pay est d’environ 60 % sur nos points de vente déjà équipés », illustre Michael Amsellem, directeur des opérations de Salomon. « L’avantage du SoftPOS est qu’il réduit le temps d’encaissement et complète différents segments de marché », pointe Guillaume Yribarren, directeur de l’activité conseil pour la société Galitt.
Le SoftPOS, c’est quoi ?
Cette méthode d’encaissement permet au commerçant de convertir un smartphone, une tablette ou autre en un terminal de paiement. Il doit pour cela télécharger une application agréée sur cet outil. Le client peut ensuite payer directement avec sa carte de paiement ou son smartphone.
Plus de fluidité
Démonstration faite avec le groupe Etam, qui a testé cette innovation au mois de mai dans ses boutiques. À ce jour, quatre d’entre elles (deux Etam et deux Undiz) disposent de cette fonctionnalité, une vingtaine de points de vente sont en cours d’équipement et l’ensemble du parc du groupe sera équipé début 2025 : « Il y a un vrai effet waouh pour le client, ça participe à donner une image moderne du groupe. », souligne Xavier Damon, directeur de l’Innovation Lab du groupe de textile. Il explique pourquoi le magasin Etam de Toulouse a demandé à bénéficier rapidement de cette nouvelle solution : « Le point de vente participait à la grande braderie des commerçants, en extérieur. La mise en place de ce moyen de paiement plus fluide a participé au succès de cette opération qui a généré cette année 20 % de chiffre d’affaires en plus par rapport à l’an dernier », précise-t-il.
« Dans les quatre points de vente parisiens où nous avons installé le Tap to pay, cette méthode d’encaissement représente déjà 60 % des transactions réalisées en mobilité. »
Michael Amsellem, directeur des opérations, Salomon
En effet, la mobilité induite permet d’imaginer plusieurs scénarios : « Les acteurs de la grande distribution n’en auront pas besoin pour les courses, mais pourquoi pas proposer le SoftPOS pour la vente des sapins de Noël sur les parkings où pour le brun par exemple ? », suggère Charlotte Pagot, cheffe de projet pour Mercatel, think thank dédié au paiement. Souvent, cette innovation s’accompagne de l’équipement des vendeurs en smartphone. Ils peuvent accompagner le client jusqu’à la fin de la transaction. « Le seul frein, estime Guillaume Yribarren, concerne les achats de plus de 50 € pour lesquels il faut expliquer au client qu’il doit composer son code secret sur l’outil du vendeur… »
Cet article est issu de l’édition du 10 octobre 2024