“Le sentiment de solitude me terrasse” : enceinte, de 8 mois, Agathe Auproux se livre sur sa “santé mentale chancelante”


C’est un long texte aux allures de confession qu’Agathe Auproux a publié sur son compte Instagram le mercredi 9 juillet 2025. L’ancienne journaliste, qui a lancé son agence d’influence, de communication et de marketing digital à Nice, partage depuis plusieurs mois sa grossesse avec ses quelque 794.000 abonnés Instagram, l’occasion de partager les bons comme les mauvais moments. Ce mercredi, c’était un mauvais moment que l’ancienne chroniqueuse de Touche pas à mon poste a partagé. “Je perds pied”, commence-t-elle, cash. “Je crois que je ne me suis jamais sentie aussi mal. Alors que je suis enceinte et que c’est la plus belle chose de ma vie.” Celle qui a vaincu un cancer en 2019 dit être pourtant d’un “naturel combatif, ultra résilient” et s’estimer “forte”.

Cette force, elle ne la trouve pourtant plus, de son propre aveu. La trentenaire liste alors quelques symptômes qu’elle subit, ayant commencé début juillet son huitième mois de grossesse, comme des insomnies et des éruptions urticariennes sur le corps”. “Tout est flou. Incertain. Tout est inconfortable”, témoigne-t-elle. Celle qui s’est mariée au joueur de rugby Maxence Picardet en mars dernier explique avoir été contrainte d’annuler des contrats professionnels pour le mois de juillet, car elle n’est pas “apte à donner le change, à [se] filmer ou [se] mettre en scène”. Un contretemps qui a créé un sentiment de culpabilité chez elle, qui a lui-même engendré d’autres émotions négatives. “J’en veux à mes amies et mes proches de ne pas me comprendre, alors que… qu’y a-t-il de compréhensible, là-dedans, au fond ? Le sentiment de solitude me terrasse.”

Sur les réseaux sociaux, des contenus “lisses et aseptisés” sur les grossesses

Dans un dernier paragraphe, Agathe Auproux évoque les tabous liés à la grossesse, qui sont décuplés chez les femmes partageant leur quotidien sur les réseaux sociaux. Si elle sait que ce cycle va passer, elle dit aussi savoir “qu’on est nombreuses à avoir une santé mentale chancelante pendant la grossesse, et après”. Et d’enchaîner : “Je sais aussi que c’est important de le montrer et le dire, surtout sur les réseaux, surtout ici où sont proposés des contenus lisses et aseptisés, où toutes les grossesses semblent merveilleuses…” Un message qui fait du bien à toutes celles qui ont connu des émotions similaires ou des dépressions pendant leur grossesse, un phénomène sous-diagnostiqué qui toucherait entre 7 % et 20 % selon les études et les populations.





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