Coudac fait le pari de l’incubation


Sur un marché de la communication en perpétuelle mutation, diversifier l’activité de son agence relève souvent du numéro d’équilibriste. Qui plus est lorsqu’on est une jeune agence issue de l’acquisition digitale. Face à cette équation, Coudac pense avoir trouvé la bonne formule. Fondé en 2020 par Théo Lion, le groupe de marketing digital ne part pas de rien. « Coudac est né en tant qu’agence social ads. Mais la diversification est finalement intervenue assez rapidement avec Linker et Netcord », rappelle-t-il quant à deux acteurs spécialisés – respectivement agence LinkedIn et relations presse pour dirigeants et grands groupes et agence leader sur Discord –  intégrés rapidement au sein du groupe. À la clé, des expertises permettant d’étoffer l’offre de Coudac et de donner des idées en matière de positionnement.

Early stage

Convaincu du bien-fondé de ce mode opératoire consistant à « cibler des acteurs à fort potentiel à un stade encore très jeune de leur développement (early stage, ndlr) », Coudac procède à l’intégration de trois nouvelles agences. « L’objectif est de s’équiper sur des besoins qui sont parfois encore des marchés de niche », poursuit Théo Lion quant à trois nouveaux venus spécialisés dans la prospection BtoB avec Let’s Growth, l’influence des marques de parfums et de cosmétiques avec Creators With Benefits ainsi que l’accompagnement des marques sur TikTok Shop avec Third. L’accompagnement des startups répond à une logique de coconstruction allant jusqu‘à l’exit, sur une période de 5 à 7 ans, avec une prise de participation minoritaire au capital effectuée par Coudac. Charge ensuite aux dirigeants concernés de trancher entre racheter leurs parts ou être rachetés par le groupe. « Les deux premières années sont très importantes car au bout de cette durée, les dirigeants-fondateurs peuvent déjà devenir associés du groupe. Concrètement, Coudac apporte quatre choses : le mentorat, la base client, un volet administratif mutualisé ainsi qu’un soutien actif sur les dimensions notoriété et réputation », détaille-t-il quant à une stratégie potentiellement gagnant-gagnant qui en rappelle d’autres. « Ce que fait EDG (European Digital Group) en partant par le haut, on le fait en partant par le bas », résume Théo Lion, pour qui « il n’y a pas forcément besoin de racheter des entreprises pour les développer ».

Bouche-à-oreille

Ces évolutions marquent une étape importante pour Coudac, désormais composé de six structures et qui réalise plus de 7 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel cumulé. Outre sa rentabilité avérée, « le groupe va faire +40 % de croissance de chiffre d’affaires cette année », estime Théo Lion. En ligne de mire : la volonté de couvrir à terme l’ensemble du spectre de la performance digitale, du paid media à la prospection B2B, en passant par l’influence et le social commerce. Un pari qui appelle probablement d’autres incubations.



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