Web agentique : la révolution qui ne vous attendra pas


2023 a été l’année de naissance des chabots, 2024, celle de leur consécration. De même, 2025 a été l’année de naissance des agents intelligents, et 2026 sera également l’année de leur consécration, car elle va aller de paire avec l’avènement de la super-intelligence. Cette montée en puissance se traduira par des changements majeurs dans notre façon de travailler, mais également pour notre vie quotidienne. Du moins pour ceux quit accepteront ces changements.

#GenAI #TransfoNum


En synthèse :

  • Nos usages évoluent des IA conversationnelles vers les IA agentiques, où des agents intelligents observent, décident et agissent à notre place, ouvrant une nouvelle ère des services numériques fondée sur la délégation et la proactivité.
  • Les Big Tech structurent déjà le web agentique, à l’image de Google qui normalise le commerce via des protocoles standardisés afin de garder les utilisateurs dans ses interfaces tout au long du parcours d’achat.
  • L’IA s’installe dans les usages critiques du quotidien, notamment la santé avec ChatGPT Health ou le bien-être via les objets connectés d’Amazon, transformant l’assistant en véritable copilote de notre vie courante.
  • Les agents intégrés aux environnements de travail deviennent opérationnels, à l’image de Claude Cowork, capable de prendre la main sur votre ordinateur pour exécuter des tâches complexes, sous contrôle humain.
  • Le vrai frein n’est plus technologique mais humain, avec une fracture qui s’élargit entre ceux qui adoptent l’IA et ceux qui la subissent, faisant de l’acculturation numérique un impératif.

Nous ne sommes même pas à la mi-janvier qu’une partie de mes prédictions 2026 se sont déjà réalisées, notamment celles sur le web agentique, un sujet déjà abordé à de nombreuses reprises sur ce blog :

Si j’ai choisi d’aborder à nouveau ce sujet, c’est que l’actualité est très riche, avec des annonces majeures pour ce tout début d’année. Croyez-le ou non, mais nous sommes entrés dans l’ère du web agentique, avec beaucoup d’avance, nous manquons simplement de recul pour nous en rendre compte.

Pour mémoire, les agents intelligents sont des programmes informatiques capables de prendre des décisions et d’accomplir des tâches en autonomie : ils sont conçus pour observer, raisonner, décider et agir à votre place. Pour en savoir plus, je vous recommande cet article spécialement rédigé pour les néophytes : Les agents intelligents en 5 questions.

Plusieurs nouveautés annoncées ces deux dernières semaines me font dire que nous sommes en train d’assister à l’avènement des agents intelligents, et avec elle, le début d’une quatrième ère pour les contenus et services en ligne (cf. Du Web4 à la Société 5.0) avec en ligne de mire, la création de super-intelligences reposant sur la combinaison de modèles et systèmes d’IA entre eux (La superintelligence va décupler notre capacité d’agir).

Tout ceci va se faire petit à petit, mais nous commençons d’ores et déjà à en discerner les contours avec plusieurs annonces récentes.

Il y a en premier lieu l’annonce tant attendue de la généralisation de l’assistant numérique de Google dans sa messagerie : Gmail is entering the Gemini era.

Les fonctionnalités annoncées sont les suivantes :

  • Résumés des conversations (« AI Overview« ) ;
  • Suggestion de réécriture des messages (« Help me write« ) ;
  • Filtre des messages pour mettre en évidence les prioritaires (« AI inbox« ).

Ces nouvelles fonctionnalités consolident le positionnement de Gemini non pas comme un simple chatbot (qui fournit des réponses à vos questions), mais un véritable assistant numérique qui comprend vos priorités et anticipe vos besoins. L’annonce de la généralisation de Gemini dans Gmail n’est pas anodine, car nous parlons de près de 2 MM d’utilisateurs, ainsi qu’un déploiement potentiel au sein de la messagerie professionnelle (Google Workspace).

Ça, c’est la première étape, la suivante consiste à connecter Gemini à tous les services de Google pour pouvoir en savoir toujours plus sur vous et proposer des réponses et recommandations toujours plus personnelles : Gemini introduces Personal Intelligence.

Seconde annonce de Google, et pas des moindres, le lancement d’un nouveau standard de commerce en ligne. En réalité, il s’agit d’un ensemble de protocoles pour faciliter l’échange d’informations et les interactions entre les marques et Google : New tech and tools for retailers to succeed in an agentic shopping era.

UCP (« Universal Commerce Protocol« ) propose ainsi de standardiser et d’intégrer différents aspects du commerce en ligne à travers Google Search ou Gemini :

  • La façon dont les internautes découvrent les produits ;
  • La façon dont une marque présente un produit (positionnement, avantages, caractéristiques…) ;
  • L’ajout du produit à un panier universel ;
  • La gestion de la commande (identification, paiement et suivi)…

Le principe de flux d’actualités ou de produits existe depuis de nombreuses années (à l’aide de standard comme RSS, XML ou JSON. En revanche, deux nouveautés attirent mon attention, notamment la possibilité de passer une commande sans quitter l’interface de Google Search ou de Gemini, le tout en s’appuyant sur un standard de paiement permettant aux agents intelligents de le faire pour vous (le protocole A2P pour « Agent Payments Protocol« ).

Ce système de paiement intégré est complémentaire aux autres standards comme ACS (proposé par Stripe) et ACP (proposé par OpenAI), et il fonctionnera visiblement aussi en Chine grâce à un partenariat avec un gros acteur local : Ant International, Google to collaborate on AI commerce protocol.

L’autre grosse nouveauté concerne les « Business Agents« , des agents conversationnels équivalents aux « Concierges » de Adobe ou aux « Brand Agents » de Microsoft, mais directement intégrés aux pages de résultats de Google : Get started with Business Agent.

Là nous sommes sur un usage de Gemini qui change carrément la donne, car il sera accessible aux milliards d’utilisateurs de Google, et car ces « Business Agents » se nourrissent des informations et argumentaires fournis par la marque, et respectent même sa tonalité.

Comme mentionné, on retrouve ce principe d’agent conversationnel à vocation transactionnelle chez Adobe et Microsoft, mais Google le propose à plus grande échelle :

La motivation de Google est assez limpide :

  1. Capter l’information à la source (plutôt que de s’appuyer sur des robots d’indexation) ;
  2. Garder les internautes sur ses sites (Google Search et Gemini) tout au long du parcours d’achat plutôt que de les envoyer chez les autres.

Vous pourriez me dire qu’une telle initiative est absolument anti-concurrentielle, qu’elle ne ferait que renforcer le monopole de Google sur la recherche et le commerce en ligne, sauf que la situation est plus subtile :

  • Si Google est quasiment le seul moteur de recherche utilisé en Europe, ce n’est pas le cas aux États-Unis où Bing a presque 10% de parts de marché ;
  • Si Google Shopping domine largement le créneau des comparateurs de prix, les plateformes marchandes de référence sont assurément Amazon et Shopify ;
  • Si Gemini est l’assistant numérique par défaut dans l’écosystème Google et sur les smartphones Android, ChatGPT est le chatbot le plus populaire avec près de 70% de parts de marché.

En synthèse : la forte pression exercée sur Google par OpenAI, Microsoft et Amazon est une bénédiction, car elle rend caduc tout argument sur un abus de position dominante. Le timing est donc optimal pour les équipes de Google qui peuvent lancer de nouveaux produits sans craindre le régulateur ou les autorités anti-concurrence.

Une annonce passée inaperçue il y a quelques mois : le rachat par Amazon de Bee, une startup qui fabrique un bracelet connecté qui enregistre en permanence vos conversations afin de documenter votre quotidien et de vous aider à mieux vous organiser : Why Amazon bought Bee, an AI wearable.

Amazon n’est pas le seul sur le créneau des objets connectés dotés de capacités intelligentes grâce à l’IA. Il y a d’autres startups comme Plaud avec son Notepin, mais également Limitless racheté par Meta récemment (Meta acquires AI device startup Limitless), ainsi que l’éditeur de ChatGPT qui ambitionne de commercialiser différents produits connectés cette année, dont un stylo augmenté, ainsi que des oreillettes augmentées (OpenAI’s « Sweetpea » AI wearable allegedly takes aim at Apple’s Airpods).

Mais la force d’Amazon réside dans sa capacité de distribution (ce nouveau bracelet connecté sera intégré à la gamme d’objets connectés Echo), mais surtout dans son intégration à Alexa, leur assistant numérique qui est positionné comme une aide au quotidien pour votre bien-être ou votre alimentation (Building Bee at Amazon: How the wearable AI device is evolving).

Oui, il existe de nombreux produits ou services concurrents (bracelets de santé / bien-être, chatbots nutritionnels ou psychologiques…), mais la combinaison d’Amazon (20 ans d’historique d’achats), d’Amazon Fresh (vos courses livrées chez vous), des appareils Echo (qui enregistrent et captent les habitudes du foyer), de ce nouveau Bee (qui enregistre vos activités, besoins, humeurs…), et de la nouvelle version d’Alexa en font une redoutable machine à recommandations capable d’influer sur vos rituels et habitudes (santé, bien-être, alimentation…).

Tout ce dont ils ont besoin est de vous envoyer une petite notification de temps à temps (ex : « Souhaitez-vous que je vous propose un menu pour cette semaine et que je commande les ingrédients pour vous ?« ). J’imagine qu’avec cet exemple vous pouvez facilement percevoir le potentiel de l’écosystème Amazon et l’intérêt du web agentique : ne plus utiliser ces contenus et services de façon passive (consulter un site web, capter des données corporelles, demander à Alexa de rajouter tel produit dans votre liste de courses…), mais de façon active voir pro-active (l’assistant vous le recommande et le fait pour vous).

C’est, à ce jour, le moyen le plus simple de passer au web agentique : laissez les Big Techs prendre en main notre quotidien en s’appuyant sur les informations et données captées depuis des années. Mais il y a également la possibilité d’avoir recours à des IA spécialisées que vous nourrissez avec vos propres données.

Si Amazon ambitionne de bichonner ses clients avec des conseils de nutrition et bien-être (certainement pour allonger leur durée de vie, donc leur « Lifetime value« ), OpenAI va plus loin et s’attaque de façon ouverte au marché de la santé.

Vous pourriez me dire qu’il y a un côté immoral à utiliser l’IA pour des questions de santé, mais ça c’est un point de vue typiquement franco-français. Laissez-moi vous rappeler que nous bénéficions d’un système de santé unique au monde, car l’accès au soin est partiel dans de nombreux pays (soi-disant) développés comme les États-Unis ou l’Angleterre : seuls ceux qui en ont les moyens bénéficient d’une couverture santé équivalente à celle que l’on trouve en France. Voilà pourquoi le potentiel de ce marché est gigantesque : car il n’existe pas d’alternative pour des centaines de millions de personnes qui n’ont pas les moyens de s’offrir des soins privés.

Jusqu’à présent, celles et ceux qui voulaient pratiquer l’auto-médication s’appuyaient sur les conseils récupérés auprès de portails ou de forums dédiés, mes équivalents anglo-saxons de Doctissimo : WebMD, Healtline, EverydayHealth… Les choses ont changé avec l’arrivée des chatbots qui pouvaient fournir de premiers éléments de réponse, mais à vos risques et périls !

OpenAI vient d’officialiser son entrée sur le marché de la santé avec le lancement d’un chatbot dédié à la santé : Introducing ChatGPT Health.

Ce chatbot, spécifiquement entrainé sur des données de santé, et encadré à l’aide de règles comportementales très strictes, est ainsi capable de répondre à vos questions sans mettre votre santé en péril, ainsi que de vous aider à comprendre un diagnostic ou une analyse de sang.

Mais ce n’est pas tout, car l’éditeur de ChatGPT propose également une initiative équivalente pour les professionnels de santé : Introducing OpenAI for Healthcare. Derrière cette initiative, on retrouve un chatbot dédié aux praticiens (« ChatGPT for Healthcare« ) ains qu’une API pour pouvoir exploiter leur modèle dans des contextes spécifiques (ex : recherches cliniques).

L’objectif de ChatGPT est d’augmenter la valeur perçue du service en se positionnant sur des usages critiques comme la santé. Dans la mesure où ils ne bénéficient pas d’un historique de commandes comme Amazon et qu’ils ne commercialisent pas d’appareil connecté pour capter des données corporelles, il leur faut passer par un mini-diagnostique pour en savoir plus sur leurs utilisateurs / patients et pouvoir ainsi leur faire des recommandations (« Quick Priorities« ):

Vous noterez qu’il existe une initiative similaire chez Anthropic avec le lancement de Claude Health pour les professionnels de santé : Advancing Claude in healthcare and the life sciences.

Quel rapport avec le web agentique ? Le fait que nous ne sommes pas un contexte d’usage reposant uniquement sur des questions / réponses (comme le font les chatbots), mais sur des agents plus sophistiqués capables d’analyser de grandes quantités de données, ainsi que des documents très hétérogènes, puis de produire des réflexions de haut niveau. Tout ceci n’est possible que si le travail de ces agents est encadré, ce qui est le cas puisque le modèle a été instruit en ce sens avec des garde-fous spécifiques à la santé (« guardrails »), mais également avec une compréhension fine du domaine de la santé. Et pour cela, les agents de ChatGPT Health peuvent s’appuyer sur un référentiel complet de données structurées acquis auprès d’une startup spécialisée : OpenAI buys tiny health records startup Torch.

Il y a donc un très fort potentiel pour cette nouvelle offre dans les pays anglo-saxons (là où l’on pratique l’auto-médication). Imaginez ce que cela pourrait donner dans d’autres domaines fortement codifiés comme la comptabilité ou la gestion financière… Ça tombe bien, ils y travaillent déjà : OpenAI trains AI to take on junior banking tasks.

Tout ceci est très anxiogène à travers le prisme culturel français, mais les américains sont beaucoup plus pragmatiques et accepterons potentiellement plus facilement de confier leur comptabilité ou leur santé à des IA opérées par une société privée. L’alternative serait de garder le contrôle…

J’ai gardé le plus beau pour la fin : l’annonce en catimini de Claude Cowork, un nouveau mode dans l’application (en plus de Chat et Code) : Cowork: Claude Code for the rest of your work.

Pour le moment réservé aux abonnés de l’offre Max, ce nouveau mode proposé dans l’application Mac propose un fonctionnement similaire à celui du mode « Code » : vous décrivez votre besoin et Claude le décomposer en tâches qu’il va exécuter de façon autonome en s’appuyant sur les ressources qui sont à sa disposition (les fichiers et autres applications présentes sur votre ordinateur).

Là encore, nous sommes dans une configuration très différente des interactions qui reposent uniquement sur des réponses à des questions : ce Claude Cowork se positionne très clairement comme un agent auquel on délègue les tâches du quotidien : First impressions of Claude Cowork, Anthropic’s general agent.

Là où cet agent se démarque des autres, c’est dans sa capacité à prendre en main votre ordinateur à votre place pour pouvoir exécuter les tâches que vous lui soumettez : Getting Started with Cowork.

Cette promesse a déjà été formulée par les navigateurs de nouvelle génération (Comet de Perplexity, Atlas d’OpenAI), mais l’intégration n’est pas aussi poussée, de même que les capacités de raisonnement, et surtout la possibilité de contrôler l’exécution des tâches au fur et à mesure pour pouvoir reprendre la main à tout moment.

Vous noterez également que ce principe d’agents travaillant pour le compte de salariés a été adopté depuis longtemps par SalesForce. L’éditeur vient d’ailleurs de dévoiler une nouvelle version de sa plateforme d’agents intégrée à Slack, et qui s’appuie sur le modèle génératif de Claude : Meet the All-New Slackbot: Your Personal AI Agent for Work.

Oserais-je dire que ce mode « Cowork » de Claude propose le meilleur des deux mondes (la puissance des agents, mais avec la possibilité de contrôler et de reprendre la main) ? Oui, à condition de comprendre son fonctionnement (ses capacités et limites) et surtout de faire l’effort d’apprendre à s’en servir.

Formulé autrement : le facteur limitant n’est plus l’IA, mais l’humain.

Comme vous pouvez le constater, le rythme d’innovation ne faiblit pas, bien au contraire ! La conséquence immédiate de cette avalanche de nouveauté est cette terrible sensation de submersion, l’impression d’être complètement largué dans un domaine qui évolue à vitesse grand V. Un phénomène que j’avais déjà abordé l’année dernière (Quand la course à l’innovation devient contre-productive), et qui se concrétise.

Une bonne innovation est une innovation qui crée de la valeur, soit pour les utilisateurs, soit pour les fournisseurs de produits ou services. Le problème est que la valeur potentiellement créée est subjective : il faut adopter l’innovation pour valider la création de valeur. Sauf que, si le marché est saturé d’innovations plus ou moins pertinentes, il n’y a que très peu de chances pour que cela se traduise en progrès réels, car le doute germe dans la tête des utilisateurs ou clients potentiels, donc neutralise l’adoption.

Nous assistons ainsi à un improbable paradoxe : les éditeurs investissent des dizaines de MM de $ dans la R&D pour proposer des solutions toujours plus performantes, mais dont la sophistication rebute les utilisateurs lambda qui traîne des pieds pour les adopter, poussant les éditeurs à sortir toujours plus de nouvelles fonctionnalités, donc à rebuter encore plus les utilisateurs potentiels, ceux-là mêmes qui sont censés les adopter et rentabiliser ainsi les investissements. Il en résulte une situation très tendue que certains interprètent comme une bulle spéculative.

Ce dont je suis absolument certain est que les modèles génératifs renferment un potentiel gigantesque dont nous ne faisons que commencer à explorer la surface (la partie émergée de l’iceberg). Un potentiel qui est immédiatement accessible à ceux qui font l’effort de comprendre et de tester, mais qui reste largement hors de portée des sceptiques et salariés indolents qui se contentent de ce qu’ils ont.

J’anticipe un élargissement dramatique de la fracture numérique avec comme effet négatif à court terme une forte baisse de l’employabilité de celles et ceux qui refusent ou trainent des pieds pour adopter l’IA. Comment pourrait-il en être autrement ?

Ceci est d’autant plus pernicieux que les vautours sont déjà en train de tourner au-dessus de nos têtes : Accenture and Anthropic Launch Multi-Year Partnership to Drive Enterprise AI Innovation and Value Across Industries. Et pour ceux qui n’ont pas le courage de lire l’article : « Drive Value Accross Industries » = « Give me your cash« .

Voilà pourquoi il y a urgence à acculturer et former les équipes : pour pouvoir stimuler l’adoption avant de se faire distancer par la concurrence ou dépecer par les prestataires !


Questions / Réponses

Qu’est-ce qu’un agent intelligent et en quoi diffère-t-il d’un chatbot ?

Un agent intelligent est un programme informatique capable d’observer, raisonner, décider et agir de manière autonome pour accomplir des tâches à votre place. Contrairement au chatbot, qui se limite à répondre à vos questions dans un échange conversationnel, l’agent intelligent peut décomposer un objectif complexe en plusieurs étapes, puis les exécuter sans intervention humaine constante.

Que signifie concrètement le terme « web agentique » ?

Le web agentique désigne une nouvelle ère d’internet où les agents intelligents interagissent directement avec les sites, les services et les applications pour le compte des utilisateurs. Cela implique que vos recherches, vos achats ou la gestion de vos emails pourront être délégués à ces agents, qui agiront selon vos priorités et préférences.

Comment Google entend-il transformer le commerce en ligne avec ses nouveaux protocoles ?

Google a lancé l’Universal Commerce Protocol (UCP), un ensemble de standards permettant de découvrir des produits, de les ajouter à un panier universel et de finaliser une commande sans quitter l’interface de Google Search ou de Gemini. Un protocole de paiement dédié aux agents (A2P) permet même à ces derniers d’effectuer des transactions en votre nom.

Pourquoi OpenAI et Anthropic se positionnent-ils sur le secteur de la santé ?

Ces éditeurs cherchent à démontrer la valeur ajoutée de leurs agents sur des domaines critiques et fortement réglementés. Leurs solutions spécialisées (ChatGPT Health, Claude Health) sont entraînées sur des données médicales et encadrées par des règles strictes, ce qui leur permet d’analyser des documents complexes et de fournir des réflexions de haut niveau tout en limitant les risques pour les utilisateurs.

Quels risques cette accélération technologique fait-elle peser sur les professionnels ?

Ceux qui refusent ou tardent à adopter ces outils risquent de voir leur employabilité diminuer face à des concurrents ou collègues plus agiles. Le facteur limitant n’est plus la technologie elle-même, mais la capacité des individus à adopter et à maîtriser ces nouveaux usages.



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