La série Lucky Luke avec Alban Lenoir arrive sur Disney+ en 2026. © The Walt Disney Company
2026 verra notamment l’investissement dans les productions locales progresser considérablement. Dans le lot des projets, on attend la série Lucky Luke avec Alban Lenoir (sortie le 23 mars), la comédie Surveillant ! avec Jean-Pascal Zadi et Audrey Lamy (prévue à l’automne), ainsi que la création de Camille de Castelnau Tout va bien avec Virginie Efira et Niels Schneider (tournage début 2026).
Outre le programme comico-social de Malik Bentalha (Malik), Disney+ a misé sur le remake français de la série étasunienne The Last Man on Earth porté par Artus (tournage à l’automne). Enfin, la série thriller Bermudes, créée par François Uzan (Lupin), nous transportera dans un village coupé du monde (tournage prochainement).
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Jean-Pascal Zadi et Audrey Lamy dans la future série Surveillant ! © The Walt Disney Company
À cela s’ajoutent les rendez-vous de programmes d’outre-Atlantique, comme Wonder Man (28 janvier), Daredevil: Born Again saison 2, Paradise saison 2 (23 février), The Bear saison 5, le retour des cultes Scrubs (février) et Malcolm (10 avril), ainsi que les shows Star Wars: Maul – Shadow Lord et Star Wars: Visions — The Ninth Jedi. De solides arguments face aux concurrents du secteur que sont Netflix, Prime Video, Canal+ et HBO Max.
On peut dire que ça a été une année exceptionnelle.
David Popineau, Lead Disney+ et directeur marketing digital de The Walt Disney Company France. © The Walt Disney Company
David Popineau On peut dire que ça a été une année exceptionnelle. Nous avons une nouvelle place dans la chronologie des médias et nous proposons aujourd’hui nos films de cinéma neuf mois après leur sortie en salles.
C’est super, parce que The Walt Disney Company est justement le premier distributeur au monde et en France cette année. Et ce qui est génial, c’est que tout en changeant de distribution, avec ces ajouts de films de cinéma, le volume des utilisateurs actifs sur Disney+ a progressé au fil de l’année.
Depuis septembre, nous avons passé la vitesse supérieure sur le volume de contenus français disponibles sur Disney+.
David Popineau On est un peu le plus français des streamers américains, car 25 % de notre chiffre d’affaires sont investis dans la production française sous différentes formes. Nous produisons des séries, nous allons acheter des films de catalogue et faire du pré-achat, c’est-à-dire dès l’étape du scénario.
Depuis septembre, nous sommes passés à la vitesse supérieure sur le volume de contenus français disponibles sur Disney+. En ce qui concerne le cinéma et la première fenêtre de diffusion, des films vont arriver dans les prochains mois : LOL 2.0 avec Sophie Marceau, Gourou avec Pierre Niney, Le Rêve américain d’Anthony Marciano, Dumas – Diable noir de Ladj Ly…
Nous avons aussi des engagements sur notre soutien à la diversité. Ainsi, un tiers de nos pré-achats sont des premiers films de jeunes réalisateurs ou réalisatrices. C’est un avantage pour nous d’avoir plus de contenu français, car les abonnés aiment beaucoup retrouver ce type de programmes.
David Popineau Nous sommes toujours en progression, et c’est maintenant un abonné sur deux qui vient sur Disney+ pour l’offre avec publicité. Cela reste une expérience publicitaire et ce n’est pas forcément quelque chose que les gens apprécient, mais cela fait partie de notre proposition. C’est un beau levier de croissance pour nous, à nous de fidéliser ensuite à travers les contenus.
David Popineau Pour moi, ce genre d’événements sportifs est comme un film de super-héros : on parle d’échecs, de victoires, d’histoires de résilience, de rédemption… Des valeurs qui sont finalement proches de celles de Disney. Nous avons aussi le proposer sans demander un forfait supplémentaire à nos abonnés.
Et puis, ESPN (filiale de The Walt Disney Company, NDLR) est quand même le leader du sport aux États-Unis et la chaîne nous accompagne sur le développement de cette verticale. Tous les matchs que vous voyez sur Disney+ en France sont ainsi produits par ESPN.
Nous venons en plus de produire du contenu avec différents clubs français ; nous avons tourné des choses avec le Paris FC et l’équipe de l’OL Lyonnes pour aller au-delà des matchs et faire du contenu qui peut exister entre nos deux mondes. Nous ne sommes pas déçus des premiers résultats, mais il s’agit d’un accord sur cinq ans, nous y allons donc doucement.
Un espace ESPN sur Disney+ en France ? Ce n’est pas impossible.
David Popineau Ce que nous tentons de faire, c’est avant tout d’explorer des opportunités qui permettent d’enrichir le catalogue de Disney+ sans ajouter des forfaits complémentaires pour y avoir accès. Ce n’est pas impossible. Je n’ai rien à vous dire aujourd’hui, mais nous ne nous interdisons rien.
Le football féminin est arrivé sur Disney+ en 2025. © The Walt Disney Company
David Popineau Pour l’instant, nous n’avons pas de date d’augmentation tarifaire à venir, mais tout cela s’inscrit dans ce que Bob Iger (PDG de Disney, NDLR) expliquait : si on veut produire du contenu de qualité, il faut qu’on ait les revenus pour le faire. Et pour continuer à proposer une expérience de plus en plus qualitative, cela passe de temps en temps par la case “1 € supplémentaire sur l’abonnement”. Ce n’est donc pas des choses que nous ne ferons plus.
David Popineau Ces chaînes thématisées ont été finalement reprogrammées pour 2026. Je n’ai pas encore de date précise, mais cela arrive cette année. Nous allons de plus proposer la vidéo verticale sur la plateforme, plutôt orientée pour mobile. L’idée est d’ailleurs de produire à terme du contenu court spécifiquement pour ce format.
Il y a aussi eu l’annonce du partenariat avec OpenAI. Nous allons ainsi mettre à disposition dans Sora plus de 200 personnages Disney, Marvel, Pixar et Star Wars, avec lesquels les gens vont pouvoir créer des prompts et vidéos, et une sélection de ces vidéos sera proposée. Ce sont des choses qui ne sont pas pour tout de suite ou 2026, mais qui nous intéressent.
Du côté de la comédie, nous développons un projet avec Artus, qui sera un remake de la série étasunienne The Last Man on Earth.
David Popineau Nous préparons notamment un projet avec Virginie Efira et Niels Schneider, la nouvelle série de Camille de Castelnau (Le Bureau des légendes, Tout va bien, NDLR). Du côté de la comédie, nous développons un projet avec Artus, qui sera un remake de la série étasunienne The Last Man on Earth. Nous lancerons également à l’automne la série Surveillant ! avec Audrey Lamy et Jean-Pascal Zadi, où l’on suivra la vie de surveillants d’une prison dans un esprit “à la The Office”.
Nous avons aussi la docu-série Une Histoire de la French Touch, qui retrace l’histoire de la musique électronique française. Et puis, bien sûr, la série Lucky Luke avec Alban Lenoir, prévue au printemps.
Malik et Une Histoire de la French Touch arrivent bientôt sur Disney+. © The Walt Disney Company
David Popineau Totalement. Ce sont des pistes que nous explorons. Nous lisons des choses, nous discutons de projets qui pourraient rentrer dans ces critères. Nous savons qu’il y existe une forte appétence de nos abonnés pour ces grandes histoires, ces grands personnages. Nous n’avons rien de spécial à annoncer là-dessus, mais à terme ce genre de projet pourrait arriver sur Disney+, c’est certain.
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