Ils ne lèvent pas des millions.
Ils ne parlent pas de startup.
Et pourtant, ils génèrent du cash.
Dans plusieurs grandes villes marocaines, on observe la montée de micro-business discrets : barbershops premium, ongleries spécialisées, dark kitchens, friperies Instagram, revente de sneakers.
Selon le Haut-Commissariat au Plan, les très petites entreprises représentent la majorité du tissu économique national. Mais une nouvelle génération adopte des codes modernes : branding soigné, communication digitale, réservation en ligne, paiement mobile.
Karim, gérant d’un barber shop à Casablanca, explique :
“On vend une expérience, pas juste une coupe. Instagram nous ramène la majorité des clients.”
Salma, qui vend des vêtements vintage uniquement via Instagram, affirme écouler certaines collections en quelques heures grâce aux stories et aux précommandes.
Le modèle est simple :
Investissement limité.
Marketing digital.
Charges réduites.
Adaptation rapide aux tendances.
Les plateformes comme TikTok ou les applications de livraison ont accéléré le phénomène. Une dark kitchen peut aujourd’hui fonctionner sans salle physique.
Mais ce système reste fragile : dépendance aux algorithmes, concurrence rapide, marges serrées.
Ce qui change réellement, c’est l’échelle.
On peut désormais lancer une activité avec un téléphone, une compétence et une audience locale.
Sans bruit, sans levée de fonds, sans exposition médiatique, ces micro-business redessinent une partie de l’économie urbaine.
La question n’est plus de savoir s’ils existent.
La question est :
peuvent-ils devenir la norme plutôt que l’exception ?