Après s’être imposé comme un incontournable parmi les meilleurs CRM sur le marché, HubSpot franchit une nouvelle étape en annonçant l’acquisition de Starter Story, un média entrepreneurial né sur YouTube et devenu une référence auprès des fondateurs de start-up.
Si aucun montant n’a été communiqué, au delà de la transaction financière, l’opération traduit une stratégie de fond, où faire du contenu un levier d’acquisition à part entière, au même titre que les canaux marketing traditionnels…
Un média entrepreneurial rentable et communautaire
Fondé en 2017 par Pat Walls, Starter Story démarre comme un projet parallèle. L’idée est simple, et consiste à interviewer des entrepreneurs pour comprendre concrètement ce qui fonctionne dans leurs business. Huit ans plus tard, le média s’est transformé en machine bien huilée.
Aujourd’hui, Starter Story revendique plus de 800 000 abonnés sur YouTube, environ 275 000 abonnés à sa newsletter et une audience totale estimée à 1,6 million de personnes toutes plateformes confondues.
Le modèle est rentable selon l’entreprise, avec un chiffre d’affaires à sept chiffres, et repose sur une équipe réduite de trois personnes : Pat Walls, sa soeur Sam Walls, et le producteur Gus Tiffer.
Sous l’accord conclu, l’ensemble de l’équipe rejoint HubSpot Media, tout en conservant l’identité propre de Starter Story. Comme on le comprend sur une page autour de l’annonce, le média continuera d’opérer sous sa marque, mais avec le soutien des infrastructures de distribution de HubSpot.
HubSpot accélère sur le contenu comme moteur d’acquisition
Starter Story intègre désormais le portefeuille HubSpot Media, aux côtés de The Hustle, de My First Million et de Trends.
Avec cette acquisition, le réseau YouTube de HubSpot atteindrait environ 2,9 millions d’abonnés cumulés. Une masse critique qui dépasse désormais celle de Morning Brew sur la plateforme et plus du double de celle de Salesforce, selon les chiffres avancés par l’entreprise.
Pour un éditeur de CRM et d’outils marketing comme HubSpot, ce positionnement peut surprendre. Et pourtant, la logique est cohérente, car cela permet d’attirer les fondateurs et responsables très en amont de leur parcours, de créer une relation de confiance grâce à des études de cas concrètes et des retours d’expérience détaillés, puis les accompagner avec des solutions logicielles adaptées à leur développement.
Par ailleurs, cette approche s’inscrit dans une tendance plus large où la frontière entre le média et l’éditeur de logiciels devient plus poreuse. En effet, plutôt que de dépendre uniquement de la publicité payante, certains acteurs préfèrent désormais « posséder » leur audience.