un proche d’Estrosi et un ex-agent des renseignements en garde à vue dans l’affaire de la tête de porc


Plus de dix jours après qu’une tête de cochon, accompagnée d’une étoile de David et d’un mot d’insulte, a été accrochée aux grilles de la résidence du maire de Nice, un proche du couple Estrosi a été placé en garde à vue, rapporte Le Parisien. Il apparaît que ce spécialiste en marketing digital et communication était en contact téléphonique et physique avec deux ressortissants tunisiens, âgés de 36 et 38 ans, mis en examen pour « violences aggravées envers un élu public, provocation publique à la haine ou à la violence, et association de malfaiteurs » avant d’être écroués le 6 mars dans cette affaire.

Les deux hommes, qui contestent leur participation aux faits, sont soupçonnés de faire partie d’un commando de quatre personnes identifié grâce à la vidéosurveillance et aperçu dans un véhicule au moment de l’incident. Rapidement, l’enquête a mis en lumière que l’un des deux suspects tunisiens était en contact avec une collaboratrice très proche du maire sortant. Entendue comme simple témoin, elle a expliqué avoir recruté ces deux Tunisiens pour booster l’image de Christian Estrosi sur les réseaux sociaux.

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Hypothèse d’une manipulation

Christian Estrosi, à la peine dans les sondages face à Éric Ciotti, a dénoncé un « acte de barbouzerie inédit » et une « véritable tentative d’infiltration ». Le placement en garde à vue d’un proche du maire jette un nouveau trouble sur l’affaire, d’autant que l’enquête a montré que l’élu niçois s’était trouvé à au moins trois reprises en présence des deux Tunisiens suspectés.

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Puis ce mercredi, un deuxième homme, né en 1947 et de nationalité française, a été placé en garde à vue, renforçant la thèse d’une possible manipulation, sans qu’il soit encore possible d’en déterminer l’origine. Ce second suspect est un ancien policier de la Direction de la surveillance du territoire (DST), aujourd’hui retraité mais exerçant comme détective privé. Auteur d’un livre sur ses années dans le renseignement et spécialisé dans l’espionnage industriel, il vivrait en Tunisie et aurait également été en contact avec les deux Tunisiens.



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