Thomas, Kateryna et leur fille Maria sont arrivés à Boynes, près de Pithiviers, après un long périple en voiture en avril 2022. Aujourd’hui, ils vivent toujours dans la commune.
Comme de nombreuses familles ayant fui l’Ukraine, Thomas, Kateryna et Maria, leur fille âgée de dix ans, ne comptent pas repartir tant que la guerre n’est pas finie. “Aujourd’hui, je vis, mais demain, je peux mourir si on retournait là-bas”, assène Thomas. Ils ont quitté Kiev, la capitale, et après un voyage de quatre jours en voiture, ils ont trouvé refuge à Boynes, dans le Pithiverais, le 3 avril 2022.
La famille avait été accueillie par le maire du village, Thierry Barjonet. Un logement social lui avait été octroyé, avant que le couple et Maria ne déménagent dans une maison gérée par l’association solidaire Imanis, toujours à Boynes. La maman raconte :
Maria s’est bien intégrée ici. Elle a plein d’amis. Elle est en classe de CM2 et parle français, bien qu’elle ait un peu de difficultés avec la lecture et l’écriture
En plus de l’école, elle suit deux fois par semaine des cours en ligne en anglais et, une fois par semaine, un cours en ukrainien. “Pour qu’elle n’oublie pas la langue”, explique Kateryna.
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Des recherches d’emploi actives
Son mari, Thomas, a d’abord travaillé au jardin de la voie romaine à Beaune-la-Rolande. Le contrat étant arrivé à son terme, il cherche, de nouveau, un emploi. “Maraîcher, ou dans la mécanique automobile”, indique-t-il.
Quant à Kateryna, elle cherche dans le marketing digital et la vente. Un secteur qu’elle connaît très bien, puisqu’elle tenait une boutique de vêtements sur Internet lorsqu’elle était en Ukraine. “Pour Maria, c’est mieux de rester ici. Mais pour nous, c’est difficile. En Ukraine, j’avais une vie sociale, je voyais mes amies”, avoue celle qui est citadine dans l’âme.
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Quand nous sommes arrivés, je pensais rester deux semaines. Aujourd’hui, ça fera bientôt deux ans.
Et le coût de la vie en France pèse : loyer, Internet, carburant… La famille ne s’interdit pas de déménager dans une grande ville, comme Orléans ou Saran. “Ça sera plus facile pour trouver du travail.”
Et, pourquoi pas, dans une autre ville en France. “Ce ne sont que des projets, mais on pense qu’on restera à Boynes au moins un ou deux ans encore.”
Melle-Taliane N’Goma