Le plan canicule est activé dans près de la moitié des départements en France, pourtant la rentrée pointe le bout de son nez. Sans surprise, c’est l’IA générative qui domine l’actualité et les débats de cet été, mais les autres sujets ne sont pas en reste, preuve d’une rentrée qui s’annonce comme très chargée.

Les technologies et usages numériques sont un domaine foisonnant où personne ne se repose, encore moins cette année avec de nombreux sujets chauds bouillants. Ces sujets vont d’ailleurs me servir à structurer une sélection de liens illustrant la forte actualité numérique.
IA génératives : le pic des attentes exagérées
Voilà presque 1 an que les modèles génératifs sont disponibles auprès du grand public (le 22 août 2022 pour Stable Diffusion) et que l’on nous promet une disruption sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Si le potentiel est bien là, quoi que difficile à évaluer, les changements concrets dans notre quotidien professionnel se font très discrets. Qu’à cela ne tienne, tout le monde y croit, ou est forcé d’y croire sous peine de se faire traiter de technophobe ou de rétrograde. Toujours est-il que les problème initiaux de droits d’auteur sur les contenus servant à entrainer les modèles ne sont toujours pas résolus, loin de là, et que les régulations censées cadrer les usages sont également loin d’être mises en application, car le sujet est vaste et complexe à appréhender. Et pendant ce temps-là, les Big Techs se mettent en ordre de bataille pour rattraper leur retard et définitivement reprendre la main sur des technologies et usages pour lesquels ils étaient pionniers (ex : assistants numériques, deep learning…).
Une sélection des meilleurs articles sur le sujet des IA génératives :
Si vous ne devez lire qu’un seul article : AI language models are rife with different political biases, où l’on confirme que les modèles génératifs présentent forcément des biais politiques en fonction des contenus qui ont servis à leur entrainement.

Une transformation digitale relancée par l’intelligence artificielle
Non, la transformation digitale ne se résume pas à changer son site web et à organiser un hackathon, c’est un véritable projet d’entreprise qui mobilise toutes les énergies et bouleverse en profondeur le fonctionnement des organisations (40% of workers will have to reskill in the next three years due to AI, says IBM study) et notre société (The Gutenberg Parenthesis by Jeff Jarvis review, how print shaped culture).
Une transformation d’autant plus périlleuse que le numérique n’est pas la poule aux oeufs d’or, comprenez par là que l’innovation à marche forcée n’est pas forcément synonyme de croissance durable (Winners Take None: Coworking, Self Storage, Scooters Have Burned Billions of Investor Dollars and Maybe Were Never Tech Companies).

Des régulations toujours contraignantes pour la publicité et les plateformes sociales
L’impact des médias sociaux sur les jeunes et moins jeunes est indéniable, en particulier pour les médias traditionnels et leur moteur : la publicité. Les pouvoirs publics s’efforcent donc de réguler les pratiques et usages et de limiter la position dominante des big techs :
Si vous ne devez lire qu’un seul article : la ville de New York interdit l’utilisation, et de surcroit l’installation de TikTok sur les smartphones des agents municipaux, avec une prise d’effet immédiate (NYC bans TikTok on city-owned devices).
Les médias traditionnels supplantés par les médias sociaux
Malgré l’intervention des régulateurs des différents pays, les médias sociaux conservent, voir renforcent leur position dominante, influant ainsi sur nos attentes et nos styles de vie (La civilisation TikTok), ainsi que sur la vie politique (TikTokers are documenting and monetizing anti-government protests in Kenya). Des médias sociaux qui ne sont bien évidemment pas épargnés par le raz-de-marée des IA génératives (AI use rising in influence campaigns online, but impact limited et The ‘BeFake’ App Is the Opposite of BeReal).

Et pendant ce temps-là, le monde de la télévision et du cinéma est à la peine à cause de la grève des scénaristes, faisant encore plus pencher la balance vers les plateformes sociales et leurs contenus publiés par les utilisateurs (Hollywood’s Pain Is YouTube’s Advertising Gain).
Web3 et métavers poursuivent leur maturation
À une époque pas si lointaine, les cryptomonnaies, NFT et métavers étaient les sujets chauds du moment, puis il y a eu ChatGPT… Peu importe l’ampleur du raz-de-marée médiatique autour des IA génératives, ou les déboires d’investisseurs un peu trop crédules (Buyers of Bored Ape NFTs sue after digital apes turn out to be bad investment), les usages autour du Web3 perdurent, accentuant ainsi le besoin de pédagogie et de régulation (Crypto-monnaies, quels sont les dangers du nouvel argent virtuel ? et Kenya suspends Worldcoin scans over security, privacy and financial concerns).
Idem pour le métavers, un sujet toujours aussi nébuleux pour le grand public, mais qui mobilise de nombreux passionnés qui financent sa maturation :

À quelques mois de la sortie du masque de réalité alternée d’Apple, les concepts technologiques fleurissent, notamment autour du augmented shopping :
Si l’internet n’existait pas, il faudrait l’inventer !
Pour finir, quelques liens WTF? pour se souvenir que l’on croise le pire et le meilleur sur les internets :

Bonne reprise !
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