Cette école du numérique et des métiers créatifs basée près de Perpignan veut s’exporter à Madrid


Installée depuis 25 ans au Soler, l’IDEM est devenue une référence dans la formation liée aux secteurs de l’audiovisuel, des métiers du son, du design graphique et digital, du cinéma d’animation et du développement informatique. À l’occasion de la semaine de la rentrée des classes, le directeur de l’école catalane était l’invité de l’Eco d’ici sur France Bleu Roussillon ce mercredi.

France Bleu Roussillon : Vos effectifs sont-ils stables d’année en année, ou augmentent-ils ?

Pierre Roca : Cette année c’est stable, donc c’est déjà très bien. On va avoir plus de 280 étudiants. C’est aussi un centre de formation en apprentissage, avec 170 apprentis. On forme également des personnes en reconversion, des professionnels ou des demandeurs d’emploi. Ils seront entre 110 et 130.

Il y a quelques années, la plupart de vos étudiants étaient originaires d’autres régions. Mais aujourd’hui, la tendance s’est plutôt inversée. Était-ce un souhait de votre part ?

Ça s’est fait de manière naturelle. C’est vrai qu’on a un peu moins de jeunes hors région. Je crois qu’on subit encore le contrecoup du Covid, avec une crainte chez certains jeunes de s’éloigner de la maison. Mais, quand même, plus d’un quart des jeunes qui arrivent en première année viennent d’autres régions. On souhaiterait d’ailleurs en avoir davantage ! Ça permet d’instaurer une mixité, et puis on cherche à faire connaître l’école hors de notre territoire.

L’insertion professionnelle se fait-elle facilement, à la sortie de l’IDEM ? Les étudiants trouvent-ils du travail immédiatement ?

Ces secteurs d’activité embauchent : la communication, le marketing digital, le développement web, l’audiovisuel ou l’animation. Donc effectivement, il y a une bonne insertion professionnelle, notamment grâce aux stages et à l’alternance. De nombreux jeunes sont déjà en entreprise avant même d’avoir terminé leur formation à l’école.

Vous avez un site à Barcelone et vous envisagez, pour la prochaine rentrée, d’ouvrir une autre école à Madrid. Pourquoi investissez-vous autant sur le territoire espagnol ?

L’Espagne est un pays très intéressant pour nous. Ça fait déjà treize ans qu’on est installés à Barcelone, où il y a un très bon réseau professionnel. Et il y a une demande forte en Espagne, avec des jeunes d’Amérique latine qui recherchent des formations dans ces secteurs en Europe.



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