Arthur Buy Sanka, l’influenceur qui raconte son adoption sans filtre



Du rugby aux réseaux sociaux en passant par le mannequinat, Arthur Buy Sanka, 24 ans, contemple son succès d’un regard serein du haut de son 1,90 m. Il faut dire que le jeune homme, né en Haïti et originaire d’Agen, peut compter sur le soutien et l’amour de sa famille adoptive, qu’il n’hésite pas à mettre en scène sur ses réseaux sociaux à la grande joie de ses 380 000 abonnés (Instagram et TikTok).

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Repéré par une agence grâce à une photo de lui postée sur Instagram par une amie, Arthur étudie le marketing digital dans son master parisien, tout en appliquant ce qu’il apprend par le biais de son autoentreprise dédiée à l’influence. Déterminé à vouloir aider les autres, le vingtenaire est l’aîné d’une fratrie de trois et est arrivé en 2002 en France, après avoir été adopté par ses parents en Haïti, tout comme sa jeune sœur. Son histoire a beaucoup ému sur les réseaux sociaux, de son arrivée en France à sa relation complice avec sa famille, en passant par une tentative de contact de sa mère biologique en 2022.

« Elle m’a écrit sur Facebook, où j’avais mes noms et prénoms haïtiens, nous avons échangé plusieurs messages, puis j’ai perdu les accès à ce compte, je n’arrive plus à mettre la main dessus… J’aurais aimé en apprendre plus, rencontrer mon père et mon frère biologique à Haïti, mais j’ai comme projet d’y retourner, sans doute pour faire des recherches », nous confie Arthur Buy Sanka. Interview.

Le Point : Quel est votre premier réflexe en vous réveillant le matin ?

Arthur Buy Sanka : Je regarde en premier lieu mon téléphone, mais je fais attention de ne pas rester trop longtemps dessus afin de filer très tôt à la salle de sport. C’est là que je fais plus attention à ce qui se passe sur les réseaux sociaux, les dernières actualités, par exemple.

Quels sont vos contenus préférés sur les réseaux sociaux ?

J’aime la mode, de par mon travail de modèle, et regarder la trend des « outfit of the day », à savoir des vidéos d’utilisateurs qui montrent dans le détail leur tenue du jour. Ce qui touche à la cuisine aussi… En fait, tout ce qui a trait au « lifestyle ». Si j’apprécie TikTok, je préfère malgré tout Instagram, car je trouve l’algorithme plus affiné et travaillé pour me suggérer ce que j’aime.

Racontez-nous votre journée type.

Après être allé à la salle, je rentre et vérifie les collaborations proposées par e-mail par les marques. Soit je propose une idée, soit je démarche pour moi, mais aussi et surtout pour d’autres créateurs de contenus. J’ai lancé ma boîte en marketing d’influence et manage une dizaine d’influenceurs, majoritairement des sportifs de haut niveau : quatre rugbymen, un basketteur et une athlète.

Le week-end, je tourne mes vidéos, je prends une journée entière le samedi pour tourner, monter et programmer le tout pour le reste de la semaine. J’en tourne à peu près six, qu’il s’agisse de collaborations ou du contenu plus personnel. Et le soir, je ne manque pas mes entraînements de rugby !

Je reçois régulièrement beaucoup de messages de gens qui me remercient de témoigner sur mon parcours d’enfant adopté en me disant que je les aide indirectement. Et c’est ce qui me tenait à cœur !

Comment vous informez-vous et à quelle fréquence ?

Je regarde beaucoup HugoDécrypte, Brut, Konbini et je lis souvent Le Monde. Mais ce que j’apprécie particulièrement, ce sont les reportages : j’adore particulièrement Charles Villa, qui est youtubeur et reporter de guerre. Je l’ai connu grâce à son travail sur Haïti, car ce qui se passe là-bas est très important pour moi, je suis beaucoup l’actualité du pays !

Quelles interactions avez-vous avec vos abonnés ?


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Je ne vais pas nier que je reçois des commentaires inappropriés, du racisme évidemment, mais c’est, hélas, le jeu d’Internet lorsque l’on s’expose sur les réseaux sociaux. J’ai malgré tout une communauté très bienveillante, je reçois régulièrement beaucoup de messages de gens qui me remercient de témoigner sur mon parcours d’enfant adopté en me disant que je les aide indirectement. Et c’est ce qui me tenait à cœur !

Lorsque je me suis mis à en parler sur les réseaux sociaux, je n’avais pas vu de créateur de contenus qui témoignait sur ce sujet. Je me suis simplement mis à poster des vidéos avec mon père, pour rire, et notre complicité a plu. Je sais aussi que les vidéos que je tourne sur mon amour pour la culture française plaisent beaucoup ! Cet amour, je le dois à ma famille, française, catholique. J’ai baigné très tôt dedans, j’ai fait les scouts et guides de France pendant douze ans, j’ai même été enfant de chœur ! J’adore ces traditions, et il m’arrive d’aller encore à la messe quand j’ai le temps.




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