Quels sont les engagements RSE d’Easy Cash ?
Nous sommes devenus société à mission en juin 2024, une étape structurante pour inscrire notre engagement dans la durée. Nous avons défini une raison d’être : « Partageons nos envies d’entreprendre pour une société plus humaine et écologique en rendant la seconde vie désirable à tous ». Elle est désormais inscrite dans nos statuts, aux côtés de trois engagements fondateurs : créer des lieux d’échange et de partage ; faire de la seconde vie et du réemploi des incontournables au service de la durabilité ; faire grandir nos collaborateurs, clients et partenaires en devenant l’école de l’occasion.
Ces engagements statutaires irriguent concrètement notre stratégie RSE, qui repose sur quatre piliers transverses à l’ensemble de l’entreprise : chérir nos clients, aimer nos équipes, préserver la planète et contribuer à une économie locale.
Quel est le rôle du marketing pour faire connaître ces objectifs ?
Je suis arrivé en février dernier chez Easy Cash justement car je me reconnaissais dans ces valeurs. Précédemment j’ai travaillé chez Leroy Merlin et Geev qui sont aussi des acteurs de l’économie circulaire. En arrivant, j’ai voulu me mettre à la place du client et j’ai constaté que l’on ne mettait pas assez en avant la dimension consommation locale. Lorsque le consommateur commande sur notre site, il ne se rend pas compte que c’est son magasin local qui le livre et assure le service après vente. En point de vente l’aspect circularité et réparabilité n’est pas assez mis en valeur non plus.
Nous avons des projets pour faire de nos magasins des lieux d’échange et de partage, notamment pour les familles. Il faut aussi faire de la pédagogie sur nos comptoirs réparabilité, qui sont une vingtaine actuellement et que l’on veut déployer dans tout notre réseau. Ces services sont aussi porteurs de sens au quotidien pour nos vendeurs.
Une campagne de communication sur le thème de la RSE serait-elle pertinente ?
Nous n’avons pas souhaité communiquer avant d’avoir mesuré l’impact de la seconde main. On a vu avec d’autres acteurs comme Vinted que la vente de produits d’occasion pouvait financer l’achat de nouveaux articles neufs et l’on ne veut pas contribuer à cet effet rebond. Nous sommes en train de préparer un livre blanc qui donnera les émissions de CO2 évitées par catégorie de produit. On sait déjà que plus l’offre est circulaire – acheter et revendre localement –, plus grand est l’impact. Les enseignements de ce livre s’incarneront tout au long du parcours client, qu’il soit digital ou physique. À chaque transaction, l’impact carbone évité sera affiché de manière transparente.
Ce dispositif va bien au-delà d’une simple communication vertueuse : il s’agit d’un véritable outil de pédagogie environnementale, pensé pour sensibiliser le consommateur.
Nous réfléchissons aussi à adapter notre programme de fidélité en récompensant les clients qui vendent en seconde main par des actions engagées, comme de la reforestation.