L’humoriste égyptien et créateur de contenu Mohamed Abdelaty Taha a été arrêté cette semaine, dans le cadre d’une nouvelle vague de répression visant les influenceurs sur TikTok et les réseaux sociaux. Ce powerlifter suivi par plus de 600 000 abonnés sur Instagram est accusé de “porter atteinte aux valeurs de la société” et de diffuser un contenu jugé “indécent”.
Son arrestation fait suite à plusieurs plaintes déposées par des avocats, invoquant une atteinte aux “normes sociales”. Connu pour ses vidéos humoristiques et son podcast sur des sujets de société, Taha devait se produire sur scène à Londres le 21 septembre. Dans un épisode récent, il exprimait d’ailleurs son inquiétude pour une autre créatrice de contenu, Suzy el-Ordoneya (Mariam), arrêtée elle aussi après sa participation à l’émission.
Sur les réseaux, la réaction est immédiate : “Assez avec ces accusations de moralité”, écrit un internaute, tandis qu’un autre dénonce une répression absurde : “Jamais entendu un mot déplacé de sa part. Libérez-le.” Cette arrestation s’ajoute à une série d’interpellations ces derniers jours de jeunes hommes et femmes actifs sur TikTok, Facebook ou YouTube, accusés de “violer les valeurs familiales”. Des ONG dénoncent une stratégie récurrente de harcèlement judiciaire, particulièrement à l’encontre des femmes et des profils marginalisés, sous prétexte de défendre la moralité publique.