Le chiffre d’affaires des start-up


Avec un chiffre d’affaires de 25 milliards d’euros en 2024, les start-up poursuivent leur croissance en 2024, selon une étude de la Banque de France réalisée à partir d’un échantillon de 2 165 start-up réalisant un chiffre d’affaires de plus de 750 000 € et/ou une levée de fonds supérieure à 3 millions d’euros. Une croissance cependant moins forte par rapport aux années précédentes puisqu’elle atteignait 30 % en 2021, 25 % en 2022, 18,6 % en 2023, pour finir à 13 % en 2024.

Mais les start-up continuent de faire mieux que les autres entreprises. Leur développement demeure bien plus élevé que celui des PME et ETI. En 2024, les PME affichaient une croissance 1,3 % et les ETI de 0,6 %.

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La fintech en haut du podium

Avec 41 % de croissance, le secteur de la fintech affiche la plus forte hausse de chiffre d’affaires. Les secteurs software et data, énergies et environnement et e-commerce/marketplace représentent en cumul environ 40 % du chiffre d’affaires.

Deux tiers des start-up réalisent leur chiffre d’affaires à l’export, notamment dans le secteur du tourisme, du marketing digital et le IoT/hardware.

Mobilité et tourisme recrutent davantage

En moyenne, les start-up emploient 50 personnes. Au total, 22 start-up sont les plus contributrices à l’emploi avec 581 salariés. Les effectifs augmentent davantage dans le secteur des mobilités (+ 16 %), dans le tourisme (+ 13 %) et dans les fintechs (+ 8 %). En revanche, ils diminuent dans l’éducation et les ressources humaines (-9 %) et dans le marketing digital (-3 %).

Selon la Banque de France, “la croissance des effectifs est inférieure à celle du chiffre d’affaires, ce qui suggère une amélioration progressive de la rentabilité dans l’écosystème start-up français, même si le résultat d’exploitation reste encore négatif en moyenne”.

70 %

Cinquante-sept start-up ont fait l’objet d’une procédure judiciaire en 2024. 70 % des start-up défaillantes ont été placées en liquidation judiciaire. La plupart d’entre elles ont entre 6 et 10 ans d’ancienneté.

“Le profil des start-up défaillantes se caractérise par une absence de fonds propres, la présence de lourdes pertes et la faiblesse de la trésorerie. Le chiffre d’affaires médian de ces start-up défaillantes est de 3,1 millions d’euros pour un effectif médian de 47 salariés”, précise la Banque de France.

Dans une récente étude, EY et France digitale révélaient que les start-up montrent des signes d’essoufflement sur plusieurs indicateurs : le nombre de créations d’entreprise, les recrutements, le capital-investissement et, comme le montre la Banque de France, le chiffre d’affaires.



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