Frédéric Beigbeder relance sa querelle avec Léna Situations en attaquant vivement son nouveau livre, “Encore mieux”, qu’il juge “aussi nul” que le précédent. L’écrivain de 60 ans répond à l’influenceuse de 28 ans qui lui avait dédié son ouvrage avec ironie, dénonçant le mépris d’une génération.
La tension entre Frédéric Beigbeder et Léna Situations n’est visiblement pas près de retomber. Cinq ans après avoir qualifié le premier livre de l’influenceuse, “Toujours plus”, de “147 pages de vide”, l’écrivain de 60 ans repart à l’attaque à l’occasion de la sortie du nouvel ouvrage de la jeune femme, “Encore mieux”.
“Votre nouveau machin devrait s’intituler “Aussi nul””
Dans son nouveau livre de développement personnel, Léna Mahfouf dédie son travail à trois personnes : son petit frère, ses abonnés… et Frédéric Beigbeder. Un clin d’œil qu’elle a décrit comme humoristique sur le plateau de C à vous le 26 novembre dernier : “Je pense que notre génération n’est pas aussi stupide et inculte qu’on essaye de le faire croire […] Je pense que tout le monde a sa place en librairie. Pourquoi, à partir d’un certain âge, ce n’est réservé qu’à une élite ?”.
L’hommage n’a pas attendri l’auteur de “99 francs”. Dans Le Figaro, il ouvre sa chronique par une attaque directe : “Merci de me dédier “Encore mieux”, mais votre titre est mensonger. Après lecture, votre nouveau machin devrait s’intituler “Aussi nul””.
Accusé par l’influenceuse de 28 ans de mépriser toute une génération sur le plateau de C à Vous, Frédéric Beigbeder s’en défend : “Vous m’accusez de mépriser votre génération. C’est faux : je passe ma vie à révéler de jeunes talents, dont vous ne faites pas partie”.
“Je méprise votre idolâtrie des chiffres de ventes et du nombre de followers”
Puis l’écrivain déroule ce qu’il considère comme les véritables problèmes : “Je méprise le marketing digital qui abrutit votre génération. Je méprise votre idolâtrie des chiffres de ventes et du nombre de followers comme unique critère de qualité. Je méprise votre manière de vous victimiser artificiellement pour séduire la presse bien-pensante. Je méprise votre démagogie dégoulinante qui cache une exploitation cynique du malaise des midinettes. Je méprise votre narcissisme gênant : qui ose imprimer sa couv de “Forbes” dans son propre bouquin ? Oh my God, you are so embarrassing”.
Et de terminer en citant Brassens : “Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père / Quand on est con, on est con”.