À 30 ou 40 ans, pour raisons professionnelles ou par envie de nouveauté, ces hommes ont refait leur garde-robe. Et essuyé les remarques moqueuses, voire l’hostilité, de leur entourage. Témoignages.
« Jusqu’à mes 35 ans, j’étais métalleux», jure Vincent, quadragénaire parisien. Et pourtant, on a du mal à le croire : avec son jean brut, ses baskets blanches Veja et son pull en cachemire marine passé sur une chemise en oxford, on le croirait moins fan de Gojira que de Vianney…. « J’ai complètement changé de style il y a cinq ans, en vue d’un nouveau poste dans mon agence de marketing digital, se remémore-t-il. J’allais rencontrer des clients, travailler plus étroitement avec la direction. Bref, le vieux tee-shirt de groupe ne faisait plus l’affaire.» Il se convertit alors à une certaine sobriété vestimentaire, qu’il pense à l’origine réserver à la semaine. «Puis finalement, je me suis senti à l’aise dans ces habits et j’ai fini par ne porter que ça.»
Les tee-shirts de l’Indien Boutique, institution rock de la rue Keller (Paris 11e) sont remisés au fond du placard, remplacés par des basiques Uniqlo et A.P.C. Un progrès? « Professionnellement, oui, car j’ai eu le sentiment d’être…