
Alors que s’ouvre cette nouvelle année, j’avais envie de prendre un instant pour vous parler autrement. Avec le cœur, avec le recul, et avec cette sincère reconnaissance que je ressens à chaque fois que je pose des mots ici. Voilà maintenant 14 ans que nous avançons ensemble sur ce chemin parfois sinueux qu’est le SEO. 14 ans de tests, de remises en question, de cycles, de modes, de claques aussi… et toujours cette même passion intacte. Merci d’être là, encore. Vraiment. 💜
2026 ne démarre pas dans l’euphorie naïve des débuts, ni dans la panique des grandes annonces. Elle commence dans un entre-deux plus subtil. Une forme de lucidité. Le SEO n’est pas mort, il n’a pas explosé, il n’a pas disparu dans une IA tentaculaire. Il a changé de posture. Et nous aussi, quelque part.
Ces derniers mois, j’ai beaucoup observé, écouté, discuté. J’ai vu des certitudes tomber, des raccourcis séduisants échouer, des discours trop simples se fissurer. Mais j’ai surtout vu émerger quelque chose de plus intéressant : un SEO plus exigeant, plus stratégique, plus incarné. Un SEO qui demande moins de recettes toutes faites et plus de vision. Moins de confort, plus de responsabilité.
C’est dans cet esprit que j’ai eu envie de donner la parole à celles et ceux qui vivent le référencement au quotidien, sur le terrain, loin des effets de mode. Des experts SEO francophones, aux parcours, aux sensibilités et aux convictions différentes, réunis dans cet article collaboratif pour partager leur lecture de 2025… et leur vision pour 2026.
Ici, pas de promesse miracle. Pas de “hack” universel. Mais des analyses honnêtes, parfois tranchées, souvent complémentaires, sur ce que devient réellement notre métier. IA, GEO, branding, visibilité sans clic, multicanal, autorité, intention, utilité, lisibilité… autant de notions qui redessinent les contours du SEO tel que nous l’avons connu.
Cet article n’est pas une vérité gravée dans le marbre. C’est une matière à réflexion. Une invitation à prendre de la hauteur, à sortir du bruit, à choisir consciemment la manière dont nous voulons pratiquer le SEO demain. Parce qu’au fond, le référencement n’est plus seulement une affaire de positions. C’est une affaire de sens, de crédibilité, de confiance et d’impact réel.
Si vous cherchez des réponses toutes faites, vous serez peut-être dérouté. Si vous cherchez à mieux comprendre ce qui est en train de se jouer, alors vous êtes au bon endroit. Je vous souhaite une très belle lecture… et surtout, un SEO 2026 aligné, lucide et assumé.
💜 Merci à mes invités pour leur confiance, leur sincérité et la richesse de leurs contributions. Laura Blanchard, Bastien Amoruso, Dan Bernier, Nicolas Mercatili et Clément Lamotte, Mathieu Chapon, Bilkher Diakhate, Véronique Duong, David Groult, Léo Poitevin, Benjamin Thiers, Nicolas Audemar, Yannick Bouvard, Rémi Mondina, Laurent JEAN, Déborah Achour, Anne-Sophie Fouquereau, Nelly Kempf, Axel Janvier, Camille Dufossez, Alexandre Chambeau ! 💜
Alexandra Martin : « SEO 2026 : le retour à l’essentiel, ou l’élégance du référencement responsable. »

En 2025, je parlais d’un SEO plus humain, plus émotionnel, plus éthique.
En 2026, je dirais que cette intuition s’est confirmée… mais avec une nuance importante : le SEO n’est pas devenu plus humain par idéologie, il l’est devenu par nécessité.
L’époque du SEO confortable est derrière nous. Celle où l’on pouvait accumuler, automatiser, optimiser sans vraiment se poser de questions. Aujourd’hui, chaque raccourci se voit. Chaque approximation s’érode. Et chaque manque de fond finit par coûter cher.
Pour moi, 2026 marque un retour aux fondamentaux. Pas un retour en arrière. Un retour à ce qui fait sens.
D’abord, la qualité. Pas la qualité “checklist”, mais la qualité perçue, utile, incarnée. Un contenu qui sert vraiment à quelqu’un, à un moment précis de son parcours. Un contenu que l’on ne publie pas “parce qu’il faut”, mais parce qu’il apporte quelque chose.
Ensuite, la lisibilité. Être compris devient plus important qu’être simplement visible. Par les utilisateurs, bien sûr, mais aussi par les moteurs et les IA. Clarifier son discours, sa proposition, sa posture devient un acte stratégique. Ce que l’on ne comprend pas clairement ne peut plus durer.
Il y a aussi les liens, au sens large. Les liens techniques, évidemment, mais surtout les liens de confiance. Ceux qui se créent quand une marque est citée, reconnue, recommandée. Le SEO redevient relationnel. Il sort de la page pour s’inscrire dans un écosystème vivant.
Et enfin, le BRANDING. Le branding incarné. Celui qui repose sur une vision claire, une parole cohérente, une présence assumée dans le temps. En 2026, le SEO sans branding devient fragile. Et le branding sans fond devient creux. Les deux avancent désormais ensemble.
L’IA, dans tout ça, n’est ni une ennemie ni une solution miracle. Elle est un révélateur. Elle amplifie ce qui existe déjà. Elle met en lumière les contenus solides… et rend invisibles les autres.
Si je devais résumer ma position aujourd’hui, je dirais que le SEO de 2026 récompense moins les plus rapides que les plus justes. Moins ceux qui crient fort que ceux qui construisent bien. Moins ceux qui cherchent à tromper que ceux qui cherchent à durer.
Un SEO plus humain, oui.
Mais surtout un SEO plus responsable.
Miss Moi-Même 💜
Laura Blanchard : “Pour exister sur Google, il faut exister en dehors de Google.”

2025 : l’année où le SEO est sorti du “tout Google”
J’ai résumé 2025 en 3 tendances de fond, constatées chez mes clients et dans mes propres activités.
#1 Être uniquement visible sur Google ne suffit plus.
L’AI Search l’a acté : la visibilité n’est plus l’apanage de Google, elle est multi-plateforme. Chaque marque doit créer ses footprints partout où l’utilisateur cherche (réseaux, assistants IA, médias, sites d’influence), au risque de voir son ranking s’éroder.
En parallèle, les SERP concurrentielles se concentrent autour de marques connues. Les études comportementales le confirment depuis toujours : l’internaute clique en priorité sur ce qu’il connaît. La notoriété et la réputation sont devenues les prérequis du classement.
Pour exister sur Google, il faut exister en dehors de Google.
#2 Faire plus avec moins.
Entre le zero-click et la complexification des SERP, acquérir du trafic est devenu plus difficile.
2025 a confirmé l’optimisation du parcours utilisateur comme levier stratégique : ergonomie, preuve plus que promesses, copywriting, contenus différenciants, interactions. Le texte est enfin passé d’un bloc de bas de page à une opportunité de convaincre ses internautes.
SEO et UX sont désormais un couple marié, 3 enfants, le chien et le scénic… et filent le parfait amour.
#3 La fin des contenus textuels génériques.
Les contenus dupliqués, non relus, sans valeur ajoutée ont été (enfin) relégués en bas de classement. Navboost, HCU, Information Gain : ces cinq dernières années ont abouti, en 2025, à des contenus uniques, avec un angle tranché et un point de vue affirmé.
En 2025, mes stratégies éditoriales se sont concentrées sur l’angle plutôt que la structure, la concision et la densité sémantique plutôt que la longueur.
Bonus : la révélation du poids des cercles privés.
L’étude SparkToro* a retourné mon 2025 : elle compare le temps passé sur les plateformes au trafic qu’elles renvoient. Et elle aborde, entre autre, ce que j’appelle les “cercles privées” : Slack, Teams, Discord, WhatsApp, Mastodon… mais aussi Canva, GitHub, Dropbox.
Mon dieu, que j’avais sous-estimé leur poids ! Évident pourtant : on y passe toutes nos journées. Mais on ignore totalement les contenus qui s’y échangent. Un article complémentaire** le confirme : ce Dark Social passe en trafic Direct dans nos outils d’analyse, et devient invisible à nos yeux.
En 2026, je bosse mes métadonnées !
*Where web users spend time **Dark Social Falsely
2026 : leads plutôt que trafic, entité plutôt que marque
#1 Enterrer Google ? Jamais.
Arrêtons de fantasmer la chute du géant.
AI Mode et AI Overviews ont prouvé leur puissance à l’étranger. Le trafic issu des IA reste anecdotique (considérant que le trafic est le seul moyen de comparer Google et les IA pour le moment).
Google est, à ce jour, l’acteur le mieux placé pour nous faire entrer dans l’ère de l’avatar numérique. La recherche va continuer de se déporter dans nos apps individuelles, mais principalement au sein de l’écosystème de Google.
Faire du GEO sans penser SEO, c’est déshabiller Paul pour habiller Jacques.
#2 La mort du KPI trafic et l’avènement des KPI de visibilité.
Le trafic est composé pour moitié de bots, il ne veut plus rien dire. Le trafic issu des IA n’est qu’une fraction de la visibilité qu’ils offrent aux marques IA, et on n’est même pas fichus d’estimer le reste.
En 2026, il faut réinventer le KPI trafic et se concentrer sur les KPI qui comptent :
- SERP : pixels position, position moyenne, CTR.
- Page : clics, achats, conversions, paniers.
- IA : taux de citation, part de voix, mémorisation de marque, notoriété spontanée… Qui proposera la métrique fiable (et peu coûteuse) ?
#3 Le marketing pour les bots : Le branding “sous-marin”.
Un nouveau persona rejoint officiellement notre mix marketing : le bot IA. 2026 sera l’année du branding invisible, fait de JSON, de snippets, de mentions… L’environnement sémantique des marques renforcera leur entité sur le web.
On ne communique plus seulement pour l’humain, mais pour des agents interrogeant le knowledge graph, les API, les bases de données et toutes les sources de connaissance relatives à une entité.
Bonus : l’interface devient conversationnelle.
Les visiteurs interagissent seulement avec les 2 premiers écrans de vos pages web (et encore). Personne ne lit, tout le monde se fiche de votre contenu.
10 ans que j’entends parler de l’hyper personnalisation, je pense qu’on y est enfin grâce à l’IA.
2026 marquera probablement l’arrivée des interfaces modulables, résumables, interrogeables. L’impact SEO sera probablement à la concision sur le texte, l’enrichissement par la vidéo et l’image et l’avènement des formats interactifs. De quoi créer des nouvelles interactions qui devront répondre toujours mieux aux intentions de recherche.
Laura Blanchard, Co-fondatrice & Consultante Marketing
Bastien Amoruso : “SEO 2025/2026 : Le SEO est… vivant.”

2025 : le SEO n’a jamais été aussi simple… ni aussi exigeant
2025 n’a pas été une année de rupture pour le SEO. Google est resté central, les entreprises ont continué d’investir dans le référencement, et les positions organiques ont continué de générer des leads : bref, le SEO est vivant.
Par contre, il s’est passé quelque chose d’important : le niveau d’entrée a chuté, tandis que le niveau d’exigence a explosé.
L’IA nous a rendus fainéants
Il n’a jamais été aussi facile de produire du contenu. L’IA a fait sauter presque toutes les barrières : rédiger, structurer, reformuler, publier vite. Et pourtant, il n’a jamais été aussi difficile de produire du bon contenu.
Le vrai problème de l’IA : elle est tellement performante qu’elle nous a rendus fainéants sur la partie analyse : ce qui reste essentiel dans notre activité.
L’IA nous a fait gagner un temps fou sur l’exécution, mais ce n’est pas parce qu’on a gagné 10 fois plus de temps, qu’on a bossé 2 fois mieux.
Le temps gagné a pu être réinvesti dans des micro-optimisations, des analyses approfondies, des tests qu’on n’aurait jamais eu le temps de faire avant. C’est là que résidait le vrai gain.
L’IA nous a aussi poussés à produire du “correct”, du lisse, du générique. Or Google, en 2025, n’a plus récompensé le correct. Il a filtré, trié, comparé. Il a évalué la cohérence globale d’un site, pas seulement la qualité d’une page isolée.
Le SEO à Papa a continué de fonctionner, mais…
Les backlinks ont continué de fonctionner. Le maillage interne a continué de fonctionner. Les optimisations on-site ont continué de fonctionner. Mais tout cela n’a plus créé d’avantage concurrentiel à lui seul.
2025 a surtout été l’année où appliquer des bonnes pratiques n’a plus suffi pour sortir du lot. Les sites qui ont performé n’étaient plus forcément ceux qui avaient le plus de backlinks ou le plus de contenu. C’étaient ceux qui avaient construit un écosystème cohérent autour de leur expertise, qui étaient recherchés par leur nom, cités ailleurs que sur leur propre site, et qui généraient de l’engagement sur des plateformes dites “sociales”
2026 : quand être visible ne signifiera plus forcément être cliqué
En 2026, Google restera un acteur majeur, mais il ne sera plus l’unique point d’entrée à l’information.
Les LLMs n’auront pas remplacé Google. Ils auront modifié la manière dont les gens formuleront leurs questions et consommeront les réponses. Certaines requêtes informationnelles migreront progressivement vers ChatGPT, Perplexity, ou d’autres interfaces conversationnelles.
On observe un phénomène clair (bien avant les LLM’s mainstream) : la visibilité augmente, mais le clic se raréfie. On entre dans une logique de moteurs de réponse, pas uniquement de moteurs de recherche.
C’est là que le GEO (je n’aime pas le nom mais va falloir s’y faire) prend tout son sens. Pas comme une nouvelle discipline magique qui remplace le SEO, mais comme une évolution logique : optimiser pour être compris, cité, intégré dans une réponse générée par une IA.
Le SEO changera de rôle
Il ne servira plus seulement à générer du trafic direct. Il servira à être identifié comme une source crédible, parfois sans visite immédiate. Être visible deviendra aussi important que générer des visites, parce que cette visibilité nourrira la reconnaissance de votre expertise.
Les marques connues, recherchées par leur nom, citées ailleurs que sur leur propre site, seront mécaniquement favorisées. Non pas par favoritisme algorithmique (quoique), mais par accumulation de signaux de confiance : recherches de marque, backlinks de qualité, mentions sur des forums spécialisés, discussions sur les réseaux sociaux.
Le multicanal ne sera plus optionnel
Si ta visibilité dépend uniquement de Google, tu seras exposé. Si ton expertise n’existe que dans tes contenus SEO, elle sera facilement diluable par l’IA qui résumera ce que tu as écrit sans jamais t’envoyer de trafic.
Si tu construis une présence cohérente sur les réseaux sociaux, dans des newsletters spécialisées, sur des forums métier, dans des podcasts, tu créeras des signaux croisés que Google captera et que les LLMs utiliseront.
Contenu et IA : remettre les choses à leur place
Le vrai danger de l’IA n’est pas technique. Il est intellectuel.
Le risque n’est pas que tout le monde produise trop de contenu. Le risque est que tout le monde produise le même contenu. Les mêmes structures, les mêmes angles, les mêmes formulations. Un océan de contenus interchangeables.
En 2026, le contenu qui performera ne sera pas celui qui est bien rédigé.
Ce sera celui qui apportera un angle, une lecture, une expérience terrain. Quelque chose que l’IA ne peut pas inventer seule parce qu’elle n’a pas accès à vos données propriétaires, vos études de cas, vos échecs, vos observations terrain.
Le temps gagné grâce à l’IA ne se transformera pas automatiquement en meilleurs résultats. Il se transformera en meilleurs résultats uniquement si vous le réinvestissez intelligemment. Sinon, vous gagnerez juste du temps pour produire plus du même.
Ma vision pour naviguer dans cette transition
Arrêter de penser “SEO”. Commencer à penser visibilité organique globale.
Voici le test simple que j’applique : si ton contenu peut être résumé facilement sans perdre de valeur, il est bien structuré. Si il peut être remplacé facilement par un concurrent ou par ChatGPT, il n’est pas différenciant. Si ta stratégie ne fonctionne que dans Google, elle est fragile.
Concrètement, les sites qui performeront en 2026 :
- Construiront un écosystème de visibilité, pas seulement un site. Ils publieront ailleurs : LinkedIn, newsletters spécialisées, forums métier, podcasts.
- Mesureront la reconnaissance autant que le trafic. Ils trackeront leurs recherches de marque, surveilleront les mentions externes, analyseront la qualité ainsi que la cohérence éditoriale.
- Optimiseront pour être cités par les LLMs. Ils structureront leurs contenus de manière claire, factuelle, avec des données propriétaires.
- Réinvestiront le temps gagné avec l’IA dans des analyses fines, des tests, ou tout simplement d’autres leviers marketing qui pourront servir au SEO.
Le SEO en 2026 récompensera ceux qui construiront une stratégie cohérente, pas ceux qui exécuteront des tactiques isolées. Il favorisera ceux qui apporteront de la valeur unique, pas ceux qui reformuleront ce qui existe déjà.
C’est probablement une très bonne nouvelle.
Parce que ça signifie que le SEO redevient ce qu’il aurait toujours dû être : un levier stratégique au service du business, pas une checklist d’optimisation déconnectées de la réalité.
Et surtout : vive le Search.
Bastien Amoruso, Consultant SEO Freelance
Dan Bernier : “Le retour du Roi et la fin des illusions”

On m’avait prédit l’apocalypse. On nous avait annoncé que le SEO allait mourir, balayé par la vague de l’IA générative. Pourtant, nous voici en 2026, et si je regarde les chiffres, la réalité est bien différente des prophéties de comptoir.
L’année qui vient de s’écouler a été une année charnière, non pas par ce qui a changé, mais par ce qui est resté immuable. Avant de vous livrer ma vision pour 2026, il est indispensable de faire un bilan sans concession de 2025.
2025 : L’année de la “dinguerie”, des tests… et de la déception
Soyons honnêtes deux minutes. Sur la première partie de l’année 2025, qu’avons-nous vu ? Les prédicateurs de fin du monde nous assuraient que Google AI Overviews (SGE) allait tout raser. Résultat ? Google AI Overviews n’est toujours pas arrivé en France.
Le fossé entre le microcosme LinkedIn et le “vrai monde” n’a jamais été aussi grand.
- Sur LinkedIn : C’est la panique, tout le monde pivote vers l’IA.
- Dans la vraie vie : les usages se sont clarifiés. Certes, l’utilisateur a adopté l’IA pour réaliser des tâches d’assistance ou de création impossibles à faire auparavant avec un moteur de recherche. Mais dès qu’il s’agit d’interagir concrètement avec le web – acheter, naviguer vers un site, lire un contenu, visionner une vidéo ou faire une demande de devis – le réflexe reste Google. Pour passer à l’action, Google reste la porte d’entrée incontournable.
Le SEO est non seulement fort, mais il est plus vivant que jamais. Pourquoi ? Parce que 2025 a aussi été l’année de la confusion dans la mesure de la performance.
Le mythe de la visibilité sur les IA
Le fait marquant de 2025, c’est cette explosion d’outils “révolutionnaires” promettant de vous dire où votre marque se situe sur ChatGPT, Claude ou Perplexity. Laissez-moi rire.
Aujourd’hui, aucun outil ne se détache car aucun n’est fiable. On a vu Adobe racheter Semrush pour des milliards de dollars, espérant créer le mastodonte ultime de la data marketing. Et pourtant ? Même eux sont à des années-lumière de répondre à cette question cruciale. Rien, absolument rien, n’égale la fiabilité d’un outil comme Search Console (qui a pourtant ses défauts) pour piloter son SEO.
Mais n’oublions pas l’essentiel : ce ne sont pas les outils qui font les résultats. La seule vérité qui compte, c’est celle du carnet de commandes : les demandes de devis, les formulaires de contact, l’augmentation du chiffre d’affaires. Le SEO n’est pas un petit jeu entre geeks qui cherchent à dompter la bête Google pour la gloire. C’est un métier de professionnels au service de la croissance concrète des entreprises et des marques.
2025 aura donc été une année de tests dans tous les sens, d’expérimentations hasardeuses et, in fine, de beaucoup de déceptions pour ceux qui ont cru qu’on pouvait se passer des fondamentaux business.
2026 : La contre-attaque de l’Empire Google
Pendant que tout le monde s’agitait, Google préparait son retour dans l’ombre. Un retour fracassant que beaucoup pensaient impossible.
Mon sentiment profond pour 2026 est clair : Google va écraser OpenAI.
Pourquoi ? Parce que la bataille ne se joue pas seulement sur qui a le meilleur chatbot.
- La technologie : Les modèles de Google sont désormais bien meilleurs et plus intégrés.
- Le Business Model : Google est rentable. OpenAI brûle du cash à une vitesse insoutenable.
- L’écosystème : C’est l’argument fatal. Google a la mainmise sur les téléphones (Android), les navigateurs (Chrome), dans les entreprises (Workspace). Ils sont déjà là, partout.
La déclaration de guerre
Le signal fort, c’est le procès intenté contre SERPAPI. C’est une véritable déclaration de guerre aux IA génératives qui pillent son moteur pour exister. En leur coupant l’accès à la donnée fraîche, Google va les asphyxier. Ils vont regretter d’avoir réveillé le géant, car Google fera tout pour les empêcher d’exister.
Personne ne peut le nier : à l’heure actuelle, il n’y a pas meilleur moteur de recherche que celui de Google.
L’avenir appartient aux spécialistes
Je m’adresse ici aux marques qui nous contactent pour être visibles. J’en parlais déjà début 2025, et c’est encore plus vrai en 2026 : Ne faites pas comme la masse.
En 2025, le web a connu sa plus grande vague de pollution numérique. Des millions de pages générées automatiquement, sans âme ni vérification, ont inondé la toile. Google a dû sortir l’artillerie lourde pour nettoyer tout ça. En 2026, être visible, ce n’est plus juste “produire du contenu”, c’est prouver qu’il y a un humain derrière. L’authenticité est devenue la devise la plus chère du marché.
L’avenir appartient aux utilisateurs et à ceux qui leur apportent une vraie valeur. Le constat est simple : de plus en plus de gens utilisent ChatGPT et consorts, c’est un fait. Mais ils utilisent toujours autant Google. Les deux usages cohabitent.
Alors, même si vous demandez à l’IA de vous aider dans vos stratégies, dans la rédaction ou l’optimisation, n’oubliez jamais ceci : c’est votre particularité qui fera votre force. Soyez différents. Proposez votre spécialité. L’IA peut générer du contenu moyen à l’infini, mais elle ne peut pas remplacer votre expertise pointue, votre “patte”, votre vision.
Le SEO est loin d’être mort. Et Google ? Encore moins.
Le Bonus : Mon astuce du moment
Si je ne devais vous donner qu’un seul conseil pour traverser 2026, ce serait celui-ci :
Ne répondez pas aux sirènes de la solution miraculeuse.
Il n’y a pas de bouton magique. En 2026, il faudra encore expérimenter, imaginer, tester et s’adapter pour réussir à imprimer votre marque dans l’esprit de vos cibles.
Ne cherchez pas à “faire plaisir” à OpenAI ou à plaire à l’algorithme de Google. Identifiez de quoi vos cibles ont réellement besoin et fournissez-leur le meilleur du web. C’est un travail de longue haleine, parfois ingrat, mais c’est la seule voie vers une réussite durable.
La victoire appartiendra à celles et ceux qui auront eu le courage de placer la stratégie (et non les outils) au centre de leur échiquier.
Dan Bernier, fondateur, directeur du pôle SXO et spécialiste du maillage interne chez inéolab.
Nicolas & Clément : « SEO 2026 : beaucoup de bruit autour du GEO, peu de révolution en réalité »

Depuis plusieurs mois, un nouveau sigle agite l’écosystème : le GEO (Generative Engine Optimization).
Pour certains, il serait le successeur naturel du SEO. Pour d’autres, son fossoyeur annoncé.
Comme souvent dans notre métier, le bruit précède largement les faits.
Soyons clairs : oui, le GEO existe. Oui, les moteurs génératifs, assistants IA et réponses conversationnelles prennent de la place. Mais non, le SEO n’est pas mort — et il ne le sera pas en 2026.
Pourquoi ? Pour une raison simple : les usages n’ont pas basculé.
Google reste (très largement) le point d’entrée de la recherche
En 2026, Google concentre encore l’écrasante majorité des parts de marché de la recherche en ligne.
Les moteurs IA, aussi innovants soient-ils, restent aujourd’hui un canal complémentaire, pas un canal primaire. Et encore moins un canal transactionnel dominant.
Les chiffres 2025 sont très parlants :
1. Le trafic direct envoyé par les IA : quasi nul
Malgré le buzz, ChatGPT, Perplexity, Gemini & co ne génèrent qu’une part infime de trafic vers les sites web :
- ChatGPT : ~0,2 % à 0,6 % du trafic global
- Perplexity : ~0,1 %
- Gemini chat : < 0,05 %
- Globalement : moins de 1 % du trafic référent mondial
Pourquoi ?
Parce que dans 99 % des cas, l’utilisateur obtient sa réponse directement dans l’interface IA.
Seules 1 % des sessions génèrent un clic vers un site externe.
(source : SimilarWeb et Parse.ly.).
2. Le vrai impact du GEO est ailleurs : dans Google
Le vrai terrain du GEO aujourd’hui, ce sont les AI Overviews (anciens SGE).
En 2025 :
- L’IA s’affiche sur 15 % à 30 % des requêtes, surtout sur des requêtes informationnelles (source : BrightEdge).
- Quand l’AI Overviews est présente, le CTR organique peut chuter jusqu’à -60 %
(source : Authoritas).
Les gagnants ?
- Les sites experts, techniques, de niche.
Les perdants ?
- Médias, dictionnaires, contenus « basique info rapide »
Pertes constatées : –20 % à –40 % sur certaines typologies.
Le transactionnel, lui, résiste bien.
Les utilisateurs continuent de cliquer pour acheter, et quand ils viennent depuis une IA, ils convertissent même davantage.
3. Ce que disent les études globales
Ces tendances ne sortent pas de nulle part :
- Gartner prévoit une baisse de 25 % de l’usage des moteurs traditionnels d’ici 2026
- SparkToro confirme que plus de 60 % des recherches sont désormais « zero-click »
- BrightEdge et Authoritas mesurent l’impact concret des AI Overviews
- McKinsey / Bain expliquent que l’IA cannibalise l’informationnel, pas le transactionnel
Conclusion réaliste :
Oui, l’IA redistribue une partie du search.
Non, elle ne remplace pas encore Google comme canal d’acquisition.
Autrement dit :
- Le GEO progresse
- Le SEO domine toujours
- Google reste le passage quasi obligé pour générer visibilité, trafic qualifié et business
Parler d’un remplacement du SEO par le GEO relève encore largement du discours prospectif… plus que de la réalité opérationnelle.
Faire du bon SEO en 2026 : rien de nouveau sous le capot
La vraie question n’est pas « faut-il faire du SEO ou du GEO ? », mais plutôt :
Fait-on déjà correctement les bases du SEO ?
Parce qu’en 2026, comme en 2025, comme en 2020, les fondamentaux restent les mêmes.
1. Une base technique saine
Un site techniquement propre, rapide, fiable et structuré reste indispensable.
Un CMS et un thème SEO-friendly, un hébergement solide, des performances correctes : rien de spectaculaire, rien de nouveau… mais sans cela, tout le reste est bancal.
Et cela reste vrai pour Google… comme pour les moteurs génératifs.
2. Des contenus pensés pour les humains… et compris par Google
Les contenus qui performent en 2026 sont ceux qui sont :
- Vraiment utiles pour leur audience
- Écrits avec un ton humain, loin des contenus IA génériques
- Porteurs d’expertise réelle et crédible
- Structurés sémantiquement de manière large et cohérente
L’objectif n’est pas « faire du mot-clé », mais répondre à des intentions.
Et c’est exactement ce type de contenus que les IA citent.
3. Des liens pour la crédibilité et la confiance
Le netlinking reste un pilier.
Mais 2025 l’a rappelé très clairement : un lien n’a d’impact que s’il s’inscrit dans un écosystème cohérent.
Les liens fonctionnent mieux lorsqu’ils sont :
- Associés à des contenus réellement pertinents
- Reliés à un site correctement structuré et maillé
- Soutenus par une stratégie on-site solide
Le lien seul a du mal à faire le job.
Le lien au bon endroit, intégré dans une stratégie globale : oui.
GEO et SEO : une opposition artificielle
Plutôt que d’opposer SEO et GEO, il faut comprendre une chose essentielle :
Le GEO s’appuie massivement sur les signaux SEO.
Les moteurs IA privilégient :
- Les marques crédibles et reconnues
- Les sources expertes et fiables
- Les sites structurés et clairs
- Les contenus qu’on peut citer facilement
Autrement dit, un bon SEO alimente directement un bon GEO.
Et c’est là qu’intervient la vraie dimension opérationnelle du GEO.
GEO : ce que cela change concrètement dans la stratégie
Le GEO n’est pas une rupture.
C’est une évolution naturelle du SEO vers plus d’exigence.
Cela impose notamment :
- Penser marque + crédibilité
- Renforcer l’autorité éditoriale (E-E-A-T)
- Travailler les entités
- Structurer les contenus pour être citables (logique de « chunks » / blocs d’information clairs)
- Développer des contenus de réponse (clairs, pédagogiques, fiables)
C’est aussi ce que nous avons intégré dans notre propre approche :
Nous avons repensé notre manière de créer et intégrer le contenu pour qu’il serve à la fois :
- Les utilisateurs
- Les modèles IA (LLMs)
De plus en plus de marques demandent du GEO.
Mais si le SEO n’est pas déjà correctement travaillé, il est impossible de « faire du GEO efficace ».
Les deux sont intimement liés.
Travailler son SEO aujourd’hui, c’est préparer son GEO demain
Le GEO n’est pas une rupture.
C’est une couche supplémentaire.
Le SEO n’est pas obsolète.
Il est structurant.
En 2026, le SEO reste encore la meilleure source rentable et scalable d’acquisition durable
Le GEO progresse, mais il reste dépendant des signaux SEO
Les entreprises qui gagneront demain sont celles qui investissent aujourd’hui dans un SEO solide, structuré, crédible et orienté valeur.
C’est ce socle qui fera la différence dans un search de plus en plus enrichi par l’IA.
Moins de panique.
Moins de buzz.
Plus de méthode.
Le SEO n’a pas dit son dernier mot.
Nicolas Mercatili, Co-fondateur & Clément Lamotte, responsable SEO chez Semjuice
💜 Laura Blanchard, Bastien Amoruso, Dan Bernier, Nicolas Mercatili et Clément Lamotte, Mathieu Chapon, Bilkher Diakhate, Véronique Duong, David Groult, Léo Poitevin, Benjamin Thiers, Nicolas Audemar, Yannick Bouvard, Rémi Mondina, Laurent JEAN, Déborah Achour, Anne-Sophie Fouquereau, Nelly Kempf, Axel Janvier, Camille Dufossez, Alexandre Chombeau !
Mathieu Chapon : “SEO en 2026 : La fin du jeu ou de nouvelles règles ?”

2025, l’année où les règles du SEO ont commencé à se briser
L’année 2025 restera dans les annales du marketing digital comme une période de transition chaotique. Alors que les utilisateurs adoptaient massivement les intelligences artificielles pour rechercher de l’information, une véritable “guerre des IA” se jouait en coulisses. Dans l’ombre des serveurs, les géants de la tech comme Google et OpenAI ont commencé une bataille stratégique et technique pour le contrôle de l’information, préparant le terrain pour des changements radicaux.
Les fondations du SEO traditionnel, autrefois si solides, se sont mises à trembler. Face à cette reconfiguration, une question s’impose : assistons-nous à la fin du jeu pour le SEO, ou simplement à l’émergence de nouvelles règles ?
1. Bilan 2025 : Une année de batailles invisibles et de changements profonds
1.1. L’IA s’installe dans nos habitudes, mais la France reste en salle d’attente
2025 a marqué un tournant : l’IA n’est plus un gadget, mais un outil de recherche quotidien pour des millions de personnes. Les chiffres sont sans appel : 36 % de la Génération Z et 31 % des Millennials utilisent désormais l’IA chaque jour pour leurs recherches, ce qui représente déjà 8 millions de Français.
Pourtant, un paradoxe français subsiste. Malgré cette adoption fulgurante par le public, la technologie la plus disruptive de Google, l’AI Overview (AIO), n’est toujours pas déployée dans l’Hexagone. Ce retard n’est pas technique, mais juridique. Le conflit persistant sur les droits voisins pousse les grands médias français à faire pression sur Google via l’Autorité de la concurrence, gelant ainsi le déploiement d’une technologie qui redessine déjà les résultats de recherche ailleurs dans le monde. Pour les entreprises françaises, ce sursis inattendu est une occasion en or de renforcer leur autorité thématique et de préparer leur stratégie de contenu avant que la vague AIO ne déferle.
1.2. La guerre froide des IA : Google affaiblit discrètement ChatGPT
Loin des yeux du grand public, une guerre technique et stratégique fait rage entre Google et OpenAI. Pendant longtemps, pour fournir des réponses à jour, ChatGPT dépendait de services de scraping comme SerpApi qui “lisent” les résultats de recherche de Google. Conscient de cette dépendance, Google a commencé à fermer discrètement le robinet. La suppression du paramètre num=100 en septembre 2025 n’était que le premier coup. Malgré les tentatives de contournement des services de scraping, Google a rapidement renforcé ses défenses, rendant l’accès aux données fraîches de plus en plus instable pour OpenAI.
Cette situation a donné naissance à une hypothèse crédible que j’ai développé dans ce post Linkedin : celle de la “Shadow SERP”. Google servirait intentionnellement des résultats de recherche dégradés ou obsolètes aux robots d’IA pour saboter la qualité et la fiabilité de son principal concurrent. Une étude d’Ahrefs vient alimenter cette théorie, révélant que seulement 6,82 % des sources citées par ChatGPT se trouvent dans le Top 10 de Google.
Cependant, d’autres hypothèses coexistent : OpenAI pourrait volontairement valoriser des sources comme Reddit dans ses modèles de base, rendant leur citation explicite moins nécessaire, ou encore utiliser un nouveau moteur de recherche interne hybride. La vérité est probablement une combinaison de ces facteurs, révélant la complexité de cette guerre d’influence.
1.3. Mon impression sur 2025 : La fin de l’innocence pour le SEO
2025 a été une année charnière, celle de la fin de l’innocence. Les fondations du SEO traditionnel ont été violemment ébranlées. Les anciennes certitudes, comme l’achat de liens dans les grands médias français pour garantir sa visibilité, sont aujourd’hui remises en question. Tant qu’ils bloquent les LLM (à l’exception notable de partenariats comme celui du Monde avec OpenAI), ces investissements perdent une grande partie de leur valeur stratégique pour le GEO. L’écosystème tout entier se prépare à une reconfiguration majeure, où les règles d’hier ne garantiront plus les succès de demain.
2. Visibilité en 2026 : Comment survivre à la révolution des LLMs ?
2.1. Changement radical n°1 : Le trafic SEO est menacé, mais la valeur de chaque clic explose
L’impact de l’IA sur le trafic est double et paradoxal. D’un côté, le risque de “zéro clic” est une réalité tangible. Les chiffres observés aux États-Unis sont alarmants :
- Jusqu’à 70 % de recherches “zéro clic” avec l’AI Overview.
- Un taux qui grimpe à 93 % avec l’AI Mode, l’équivalent d’un agent conversationnel intégré au moteur.
- Les sites e-commerce américains ont déjà constaté une perte de 50 % de leur trafic issu des requêtes informationnelles.
De l’autre côté, ce bouleversement annonce un changement de paradigme. À mesure que l’IA répond directement aux requêtes simples et informationnelles, les clics qui subsisteront proviendront d’utilisateurs beaucoup plus qualifiés, avec une intention plus forte. La nouvelle équation est simple : moins de trafic de curiosité, plus de trafic à forte intention d’achat. Chaque clic devient une opportunité de conversion bien plus précieuse.
2.2. Changement radical n°2 : Le parcours client a muté, Google n’est plus le seul point de départ
Le parcours d’achat linéaire est mort. En 2026, il est non linéaire, fragmenté et omnicanal. Il se décrit désormais par le modèle des “4S” : Streaming, Scrolling, Searching, et Shopping. Un consommateur découvre un produit sur TikTok, s’informe sur YouTube, vérifie des avis sur des forums, puis compare via une IA avant d’acheter.
Les données le confirment : pour 57 % des consommateurs B2C, les réseaux sociaux sont désormais le premier point de contact pour découvrir une marque, loin devant la recherche traditionnelle. La nouvelle règle d’or du marketing digital est claire : Être visible là où la décision se construit, et non plus uniquement sur Google !
2.3. Changement radical n°3 : Le SEO devient le GEO (Generative Engine Optimization)
La visibilité de demain ne se jouera plus seulement sur les “liens bleus”, mais dans les réponses générées par les IA. L’objectif n’est plus seulement de se classer, mais de devenir une source fiable pour les Large Language Models (LLMs). C’est la naissance du GEO : Generative Engine Optimization.
Deux concepts sont fondamentaux :
- Le Grounding : C’est le processus vital par lequel une IA ancre ses affirmations dans le monde réel en citant des sources web. Votre objectif est de devenir cette source de vérité incontournable.
- Le Query Fan-Out : Lorsqu’un utilisateur pose une question simple, l’IA la transforme en 2 à 6 requêtes techniques plus complexes pour sonder le sujet en profondeur et agréger les meilleures informations.
Pour être cité, il faut démontrer une autorité et une profondeur thématiques écrasantes. Des exemples comme Lelynx.fr (1530 pages thématiques sur l’assurance) ou LDLC (1730 pages sur le gaming) montrent que les acteurs qui couvrent leur sujet de manière quasi encyclopédique sont ceux que les IA citent en priorité.
La France reste une exception avec l’absence de l’AI Overview mais nous pouvons qu’inviter les responsables de site à s’y préparer.
3. Bonus : Ma stratégie pour dompter la SERP en 2026
Voici une liste de conseils concrets et actionnables pour adapter votre stratégie dès aujourd’hui.
- Devenez une encyclopédie sur votre sujet Créez une véritable “douve de contenu” (content moat) autour de votre expertise. Multipliez les pages comparatives, les guides d’achat détaillés, les FAQ exhaustives qui répondent à toutes les objections possibles, et les classements “best of”. La profondeur et la complétude sont vos meilleurs atouts.
- Faites de vos utilisateurs vos meilleurs créateurs de contenu : Le contenu généré par les utilisateurs (UGC) est une mine d’or, mais il faut savoir l’exploiter intelligemment. Inspirez-vous de l’approche de Back Market : mettez en avant non seulement les avis récents, mais aussi les avis les plus riches en texte (le “verbatim”) et même si la note est plus faibles (ex: entre 3 et 4 étoiles). Ce contenu, frais, conversationnel et authentique, est exactement ce que les IA recherchent pour construire des réponses nuancées et fiables.
- La fraîcheur avant tout : Un chiffre à retenir, tiré d’une analyse de 2025 : 90 % des pages citées par les LLMs avaient été publiées ou mises à jour de manière significative au cours de l’année. La pertinence est éphémère. Planifiez des mises à jour régulières de vos contenus stratégiques pour qu’ils restent une source d’information actuelle et fiable.
- Ouvrez la porte aux robots IA : Cela peut sembler évident, mais une erreur technique peut vous rendre invisible. Vérifiez votre fichier robots.txt, voir la configuration de vos serveurs de cache tels que Akamaï et Cloudflare et assurez-vous de ne pas bloquer les robots des IA comme GPTBot ou ChatGPT-User. Complétez cette démarche en utilisant un balisage Schema.org robuste pour aider les IA à comprendre et à structurer l’information de vos pages.
- N’oubliez pas les fondamentaux : Le GEO n’est pas une discipline nouvelle, mais une évolution qui s’appuie sur les piliers de l’autorité que nous connaissons depuis toujours. Les récentes fuites du procès Google n’ont fait que confirmer ce que nous savions déjà : des signaux comme l’E-E-A-T (Expérience, Expertise, Autorité, Confiance), le PageRank (la popularité via les liens) et surtout les signaux utilisateurs (taux de clics, temps passé sur la page) restent la base de l’autorité. Sans cette base, il est impossible de devenir une source crédible pour les IA.
Êtes-vous prêt à devenir une source ?
Le SEO n’est pas mort. Il évolue, il s’élargit. Il ne s’agit plus seulement d’optimiser un site pour un moteur de recherche, mais de construire une stratégie globale d’autorité et de marque sur l’ensemble de l’écosystème digital. L’objectif final est de devenir une source de référence, capable d’alimenter directement les nouvelles intelligences artificielles qui s’imposent comme les principaux intermédiaires entre l’information et l’utilisateur.
La question n’est donc plus de savoir comment “classer” votre site, mais comment le transformer en une source incontournable. Alors, demandez-vous : votre marque est-elle prête à devenir une source de référence, ou risque-t-elle de n’être qu’un simple écho dans les réponses de l’IA ?
Mathieu Chapon, Fondateur et Directeur de l’Innovation Peak ACE
Bilkher Diakhaté : “2025 : une année de grand ménage dans la SERP.”

S’il fallait résumer 2025 en un mot ? Ce serait : tri.
Tri de Google dans son index.
Tri des contenus générés à la va-vite par l’IA.
Tri entre ceux qui maîtrisent réellement leur SEO… et ceux qui en parlent seulement.
1. Google a serré la vis
L’année a été marquée par plusieurs vagues de mises à jour d’algorithmes. Ce n’était pas juste des updates classiques. C’était un vrai lifting de l’index.
Avec deux cibles principales :
- La cannibalisation des contenus.
- Le contenu low-cost généré par IA, sans aucun apport humain, sans aucune profondeur.
👉🏾 Ce qu’on a vu : des sites entiers désindexés, des chutes brutales de trafic, et un repositionnement clair des standards de qualité.
2. L’IA : tout le monde l’utilise… très mal
2025 a été l’année où tout le monde a voulu faire du contenu avec ChatGPT. Résultat : un océan de contenu fade, non optimisé, déconnecté du besoin utilisateur. Google n’a pas eu d’autre choix que de taper du poing sur la table.
Conclusion : ce n’est pas l’IA le problème, c’est ce qu’on en fait.
3. Le SEO serait-il mort ? Non. Juste pollué par un shiny object.
Le buzz autour du GEO (Generative Engine Optimization) a été omniprésent. Beaucoup ont crié à la fin du SEO, remplacé par les LLMs.
Mais les chiffres sont têtus :
- Moins de 10% du trafic global passe aujourd’hui par les LLMs.
- Et 95% des conversions se font toujours sur un site web.
Donc non, le SEO n’est pas mort.
Il est juste bousculé par un nouveau canal… qui reste ultra minoritaire.
Ma position est claire : le GEO n’est pas une priorité. C’est un Shiny Object.
Et pendant qu’on se distrait avec ça, les vraies opportunités business sont laissées de côté.
J’ai d’ailleurs martelé ce message dans les deux plus grosses conférences SEO de l’année : le SEO Vibes à Zakopane en Pologne et le SEO Summit 2025 à Paris, en France. J’y ai rappelé une vérité souvent négligée : 80% du SEO ne sert à rien. Seuls les 20% d’actions réellement stratégiques font la différence. Et les maîtriser, c’est non seulement changer la trajectoire SEO de ton client, mais aussi transformer ton propre business.
2026 : le SEO émotionnel, stratégique, multicanal
Pas de révolution annoncée pour 2026. Juste une accélération de tendances déjà en marche.
1. L’IA & l’automatisation vont structurer les process
L’IA ne sera plus un bonus. Ce sera la norme dans les workflows :
- Automatisation des audits SEO.
- Génération assistée de contenus.
- Analyse sémantique et clustering intelligent.
Mais la question ne sera plus “est-ce que tu utilises l’IA ?”
→ Ce sera : “est-ce que ton contenu est utile, ciblé, différenciant ?”
2. Le SEO émotionnel : l’arme fatale
Être premier sur Google, c’est bien.
Mais être inoubliable, c’est mieux.
Le SEO doit sortir de la technique pure. Il doit embrasser le marketing émotionnel :
- Comprendre l’intention réelle derrière la requête.
- Parler aux émotions de l’utilisateur.
- Créer du lien avant de vendre une solution.
C’est là que le copywriting, la psychologie, l’expérience utilisateur prennent tout leur sens.
3. Penser utilisateur avant moteur
Le SEO de demain se résume en une phrase :
“Je comprends ton problème, je t’aide à le résoudre, et tu te souviendras de moi.”
→ Ce n’est plus une course à la position.
→ C’est une course à l’impact.
4. Ma stratégie SEO en 2026 : Classique + Branding + Multicanal
Les bases techniques restent INDISPENSABLES :
- Structure.
- Sécurité.
- Vitesse.
- Netlinking.
Mais à cela, il faut ajouter :
- Du branding fort (sur Google et ailleurs).
- Une expérience émotionnelle sur les pages.
- Une présence multicanal : réseaux sociaux, YouTube, podcasts, newsletters…
Car aujourd’hui, la visibilité ne commence plus à Google. Elle se confirme sur Google.
5. Ma position sur le GEO : du bon SEO, amplifié par la marque et la notoriété
Pour moi, le GEO (Generative Engine Optimization) n’est pas un nouveau levier magique. C’est simplement la continuité d’un SEO bien fait, renforcé par le branding et la notoriété.
Les LLMs ne sortent pas des réponses au hasard. Ils s’appuient sur :
- Des marques identifiables et crédibles,
- Des auteurs cités et reconnus,
- Des signaux forts d’EEAT (Expertise, Experience, Authority, Trust).
Et pour créer ça, il n’y a pas de secret :
👉🏾 il faut construire une vraie brand, visible, cohérente, et incarnée.
👉🏾 Cela passe très clairement par les réseaux sociaux (LinkedIn, YouTube, X, podcasts…), là où se crée la notoriété, là où les idées circulent, là où l’expertise est reconnue.
Autrement dit, le GEO n’est pas un raccourci.
C’est la conséquence naturelle d’un SEO solide, d’un branding assumé et d’une présence sociale forte.
BONUS : ma meilleure stratégie pour dominer la SERP en 2026
Si je devais donner une seule stratégie à appliquer cette année, ce serait celle-ci :
👉🏾 Faire du SEO classique, mais avec une profondeur émotionnelle et une dimension multicanale.
Concrètement :
- Tu continues de travailler ton SEO technique, ton maillage interne, ta vitesse de chargement, ta sécurité… rien de neuf ici, mais c’est toujours non négociable.
- Tu fais le taf sur le contenu : pages bien construites, ciblées, orientées intention, avec du vrai fond.
- Et surtout, tu fais vibrer ta page : storytelling, copywriting, émotion, preuve sociale, bénéfices concrets. Tu transformes ton contenu en une expérience, pas juste un texte.
Mais ce n’est pas tout.
Tu sorts du cadre SEO pur.
Tu vas chercher des signaux externes :
- Du trafic direct via le branding,
- De la visibilité sur les réseaux sociaux,
- Des recherches de marque sur Google,
- Des citations dans des articles, des posts LinkedIn, des podcasts…
👉🏾 Et à partir de là, le SEO devient une conséquence.
Tu gagnes des positions parce que tu existes ailleurs,
Tu gagnes des clics parce qu’on te reconnaît,
Tu gagnes la confiance parce que tu incarnes ton expertise.
Cette stratégie, c’est celle que j’applique avec mes clients et mes élèves du programme SEO Pareto.
Elle repose sur un principe simple, mais puissant :
« Sois celui dont on se souvient dans la SERP. »
Pas juste un résultat.
Une référence.
Bilkher Diakhaté, fondateur de Organic Pareto et SEO Pareto
Découvrez l’interview de Bilkher sur le blog.
Véronique DUONG : “Une identité forte + du contenu concret = succès sur tous les canaux.”

SEO 2025 : Derrière le GEO, un constat simple : sans SEO solide, pas de visibilité durable.
En 2025, on pouvait lire “GEO” à tous les évènements SEO. Que ce soit en France, en Europe et même en Chine (lors du Shenzhen SEO Conference où j’étais modératrice de 4 tables rondes), le référencement sur les moteurs IA était un sujet inévitable. Mais au final, lorsqu’on creuse un peu plus, le GEO n’est qu’un nouveau sigle pour parler d’un SEO off site renforcé avec des stratégies ciblées sur le netlinking, les relations presse, les réseaux sociaux. Comme j’aime souvent le dire en conférence, avant de parler de GEO, il faut déjà bien faire son SEO classique. Beaucoup d’entreprises et de marques ne semblent pas être sensibles à cela et c’est ce qu’on doit évangéliser en tant qu’experts SEO dès cette nouvelle année, 2026.
2026 : Sans branding fort, même le meilleur SEO devient invisible.
En 2026, le branding devient absolument primordial. En octobre 2025, j’ai eu la chance de donner une conférence au Salon du FEPSEM à Lille où j’ai démontré comment j’ai pu positionner une nouvelle marque dans ChatGPT en travaillant avant tout les mentions de cette marque dans les médias, les sites spécialisés et les RP. Les réseaux sociaux, l’UGC, les contenus de qualité vont faire partie des nouvelles stratégies de SEO et on ne pourra pas se contenter que de travailler la partie technique et la partie sémantique d’un site web. Cela ne sera pas suffisant. Pour réussir à percer, il faut travailler une identité de marque qui sort du lot.
Une identité forte + du contenu concret = succès sur tous les canaux.
Pour moi, il n’y a pas de secret : du contenu de qualité, éducatif, réellement informatif et concret va aider les internautes à se faire une idée de ce qu’une entreprise peut proposer. Si une marque possède un message fort et une identité solide, elle ne peut que réussir sur les réseaux sociaux, devenir populaire en étant citée dans les médias, les sites spécialisés et donc se référencer sur les moteurs de recherche classiques et IA.
Véronique Duong, International Digital Marketing | SEO Expert on Google & Baidu
David Groult : “2025 a marqué la fin d’un SEO d’accumulation et le retour d’un SEO de sélection”.

2025 : l’année où le SEO a arrêté de confondre volume et valeur
En 2025, l’IA était déjà omniprésente. Mais le vrai tournant n’a pas été technologique.
Il a été structurel.
L’IA a rendu l’exécution abondante : produire des contenus, créer des pages, automatiser des analyses ou même construire des outils est devenu beaucoup plus simple. La technique n’est plus un plafond. Et quand l’exécution devient accessible à tous, elle cesse mécaniquement de différencier.
Côté Google, le message s’est renforcé tout au long de l’année : 👉 ce qui compte, ce sont les informations de première main, issues du terrain, incarnées, contextualisées.
Les contenus qui se contentent de reformuler l’existant ou d’aligner des “bonnes pratiques” déjà vues n’apportent désormais que peu de valeur. Google les identifie de mieux en mieux et tend à les reléguer progressivement. Pas par sanction brutale, mais par perte de visibilité diffuse.
À l’inverse, ce qui a continué à performer en 2025, ce sont les contenus et les sites capables de démontrer :
– une cohérence globale dans leur discours,
– une unicité réelle dans leurs angles et leurs données,
– une régularité dans leurs prises de parole,
– une légitimité fondée sur des preuves concrètes (études, use cases, outils, retours terrain).
Ces 4 dimensions sont devenues une lecture particulièrement pertinente de ce que Google valorise aujourd’hui, bien au-delà des signaux SEO classiques.
Autre enseignement fort de 2025 : produire plus n’est plus synonyme de mieux performer.
Le recyclage de contenu n’a de sens que s’il s’agit de capitaliser sur des contenus forts (études, sondages, cas clients) pour les diffuser intelligemment sur différents formats et canaux. Recycler des contenus faibles reste… recycler de la faiblesse.
2025 a marqué la fin d’un SEO d’accumulation et le retour d’un SEO de sélection.
2026 : être visible ne suffira plus, il faudra être identifiable
En 2026, la visibilité ne se jouera plus uniquement dans la SERP classique.
Elle se jouera aussi dans les réponses générées par les LLMs, dans la capacité à être cité, reconnu, recommandé implicitement.
Le GEO n’est pas une rupture avec le SEO, ni un levier à côté des autres.
C’est une extension naturelle du SEO, qui oblige à élargir la focale.
Il ne s’agit plus seulement d’optimiser des pages pour un moteur, mais de rendre une marque compréhensible, crédible et mémorisable au sein d’un écosystème beaucoup plus large.
Dans ce contexte, la marque devient centrale.
Quand tout le monde peut produire du contenu, automatiser, coder ou lancer des outils, ce qui fait la différence, c’est la clarté de l’intention et la cohérence d’ensemble.
Les marques qui émergeront en 2026 seront celles capables de :
tenir un discours cohérent sur tous les points de contact,
- proposer des contenus et des outils réellement distinctifs,
- s’inscrire dans la durée,
- et prouver concrètement leur légitimité.
Autrement dit, celles qui sauront activer durablement les 4 piliers du modèle CURL, non plus comme un cadre théorique, mais comme une ligne de conduite opérationnelle.
L’IA déplafonne les compétences techniques, mais elle ne remplace ni la créativité, ni la vision, ni la capacité à faire des choix. Les petits outils SaaS, audits interactifs ou générateurs deviennent alors des objets de preuve, des actifs de marque à part entière.
👉 Ma meilleure stratégie pour “dompter la SERP” en 2026 : cesser de multiplier les actions isolées et construire des actifs reconnaissables, alignés et légitimes, capables d’être compris aussi bien par Google que par les moteurs de raisonnement.
2026 ne sera pas une année de hacks.
Ce sera une année de cohérence assumée.
Et dans un monde piloté à la fois par des moteurs de recherche et des moteurs IA, cette cohérence devient un avantage compétitif majeur.
David Groult, Head of SEO chez Noiise
💜 Laura Blanchard, Bastien Amoruso, Dan Bernier, Nicolas Mercatili et Clément Lamotte, Mathieu Chapon, Bilkher Diakhate, Véronique Duong, David Groult, Léo Poitevin, Benjamin Thiers, Nicolas Audemar, Yannick Bouvard, Rémi Mondina, Laurent JEAN, Déborah Achour, Anne-Sophie Fouquereau, Nelly Kempf, Axel Janvier, Camille Dufossez, Alexandre Chambeau !
Léo Poitevin : “SEO 2025, tournant silencieux ! Et comment rester visible en 2026”

Le SEO ne disparaît pas. Il devient plus exigeant, plus adulte, plus proche du business réel.
En 2026, les gagnants ne seront pas ceux qui connaissent le mieux les règles, mais ceux qui construisent des marques que les utilisateurs ont envie de suivre.
1. 2025, une année charnière plus qu’une année de rupture
S’il fallait résumer 2025 en une phrase, ce serait celle-ci : rien n’a explosé, mais tout a commencé à se déplacer.
Contrairement à d’autres périodes de l’histoire du SEO, 2025 n’a pas été marquée par une mise à jour algorithmique unique et spectaculaire qui aurait rebattu toutes les cartes du jour au lendemain. Sur l’ensemble de mes clients, je n’ai pas observé de bouleversement massif ou systémique.
Il y a bien eu une mise à jour en juillet qui a été particulièrement violente sur un projet précis, mais, comme souvent, cette claque n’était pas le fruit d’un changement soudain de règles. Elle a surtout mis en lumière des problèmes techniques latents, présents depuis longtemps, que l’algorithme a simplement cessé de tolérer.
C’est d’ailleurs un point clé de 2025 : les mises à jour Google ressemblent de plus en plus à des mécanismes de recadrage.
Quand un site chute, ce n’est généralement pas parce qu’il faisait tout bien la veille, mais parce que
- la technique était fragile depuis des mois
- le netlinking avait été trop forcé
- la croissance reposait sur des leviers artificiels
Dans la majorité des cas, une fois les problèmes corrigés, la visibilité revient. Google ne “punit” pas durablement, il corrige des excès.
Sur le fond, 2025 s’inscrit clairement dans la continuité de 2024. Les règles de base n’ont pas changé. Ce qui a changé, en revanche, c’est le centre de gravité du SEO.
2. Le vrai sujet de 2025 : la fin du SEO sans marque
Pour moi, 2025 est avant tout l’année où un discours amorcé fin 2023 est devenu impossible à ignorer
le SEO sans marque n’est plus un modèle durable.
Avant 2023, il était encore possible de
- lancer un site inconnu
- publier beaucoup de contenu
- pousser quelques backlinks
- générer énormément de trafic et de business
Peu importait que personne ne connaisse la marque, que les utilisateurs ne reviennent jamais, ou qu’il n’y ait aucune notoriété réelle.
La Helpful Content Update a marqué un tournant clair. Depuis 2024 et encore plus en 2025, on sent une direction assumée. Google ne veut plus seulement classer des pages, il veut mettre en avant des acteurs crédibles.
Cela se traduit par une montée en puissance de :
- la notoriété de marque
- la récurrence des utilisateurs
- les signaux d’engagement
- l’UX et la navigation
On est progressivement en train de sortir du triptyque historique – contenu, backlinks, technique- pour aller vers quelque chose de plus proche d’un produit éditorial ou d’une entreprise média, avec une vraie identité, une audience et une capacité à fidéliser.
Des signaux autrefois secondaires prennent une importance disproportionnée
- temps passé
- navigation interne
- retour des utilisateurs
- engagement réel
Les tests de viral boost ou de trafic “pop”, qui ont très bien fonctionné pendant un temps, allaient exactement dans ce sens. Ils activaient des signaux comportementaux que Google valorise de plus en plus.
À l’inverse, les backlinks restent importants, mais clairement moins omnipotents qu’en 2015. Il n’est plus possible aujourd’hui de faire ranker durablement un site uniquement à coups de liens, comme l’illustrait autrefois le célèbre test de Alan Cladix avec un site quasi vide.
3. Vers un Google moins algorithmique et plus délégué
Le changement de paradigme le plus intéressant, à mon sens, est ailleurs Google cherche de plus en plus à se décharger de la décision.
Premièrement, via des systèmes de validation externes :
- une fiche Google Business Profile avec beaucoup d’avis crédibles
- une page Wikipédia
- une présence institutionnelle forte
Dans ces cas-là, Google n’a plus besoin de réfléchir. Ces signaux servent de raccourcis de légitimité. On le voit très bien sur des SERP sensibles ou spammées, où des acteurs institutionnels remontent presque par défaut.
Deuxièmement, sur le reste de l’écosystème, l’algorithme évolue vers quelque chose de beaucoup plus comportemental que sémantique.
Il restera évidemment de la compréhension du contenu, mais le cœur du moteur devient
- est-ce que les utilisateurs cliquent
- est-ce qu’ils restent
- est-ce qu’ils naviguent
- est-ce qu’ils reviennent
Autrement dit, Google s’inspire de plus en plus des algorithmes des plateformes sociales.
YouTube et Google Discover sont des laboratoires évidents de cette logique.
C’est aussi une manière pour Google de transférer la responsabilité du choix aux utilisateurs eux-mêmes. L’algorithme n’impose plus une vérité, il amplifie ce qui fonctionne réellement.
4. 2026 : être visible, ce ne sera plus “faire du SEO”
En 2026, il n’y aura pas de changement radical soudain. Le changement est déjà en cours.
La vraie rupture, c’est que le SEO devient indissociable de :
- l’expérience utilisateur
- la conversion
- le branding
- le multicanal
Les sites qui cochent toutes les cases SEO classiques mais qui proposent une expérience médiocre auront de plus en plus de mal à enclencher la machine.
À l’inverse, des sites imparfaits techniquement, mais très forts sur :
- la clarté
- la valeur perçue
- l’engagement
- la notoriété
continueront de performer.
Le SEO de demain se jouera énormément sur :
- la capacité à retenir l’attention
- la capacité à créer une habitude
- la capacité à exister en dehors de Google
5. LLM, GEO, branding et multicanal
Sur la partie LLM et GEO, la direction me semble assez claire : le branding devient central.
Les modèles de langage s’appuient massivement sur :
- les marques connues
- les entités identifiées
- les contenus largement diffusés
Le multicanal est donc un accélérateur naturel. YouTube, en particulier, joue un rôle clé. C’est une plateforme extrêmement bien comprise par Google, bien plus que des formats éphémères comme les stories.
Être visible dans les LLMs, ce n’est pas optimiser un prompt, c’est :
- être cité
- être reconnu
- être présent partout
6. Bonus : ma meilleure approche pour dompter une SERP
S’il ne fallait garder qu’un principe : matcher parfaitement l’intention, le plus vite possible.
Si l’utilisateur cherche un comparatif, il doit le voir immédiatement. S’il cherche une réponse précise, il doit l’obtenir sans friction.
On n’est plus dans une logique de rétention artificielle de l’information, mais de distribution intelligente. Les schémas journalistiques sont souvent de bien meilleurs guides que les checklists SEO.
Ensuite, il y a toujours des leviers puissants
- les médias forts et les stratégies de parasite SEO
- les partenariats éditoriaux
- la distribution massive du contenu
Un article qui ne vit que dans Google est un article fragile. Un article diffusé via newsletter, réseaux sociaux, médias, a une raison d’exister indépendamment de la SERP. Et Google le ressent.
Léo Poitevin, Fondateur de l’agence SEO Astrak
Benjamin Thiers : « Une nouvelle directive européenne dédiée à l’accessibilité web va profondément marquer le métier de référenceur dans les années à venir »

L’IA est à l’honneur chez l’immense majorité de mes consœurs et confrères, et à juste titre. L’année 2025 a en effet été marquée par le développement de l’usage des moteurs de recherche génératifs et par les solutions pour répondre à ce glissement de paradigme. Tous les consultants SEO historiques, dont je fais partie, s’intéressent de près au fonctionnement des grands modèles de langage et aux stratégies pour être cité ou mentionné dans les réponses aux prompts des internautes. Une approche plus intégrée et omnicanale est devenue vitale.
Mais un autre événement, survenu en juin 2025, va profondément marquer le métier de référenceur dans les années à venir, alors qu’il est quasiment passé inaperçu : l’entrée en vigueur d’une directive européenne dédiée à l’accessibilité web. Jusqu’à présent, seuls le secteur public, les organismes de mission de service public ou ayant une mission d’intérêt général, ou les entreprises avec un chiffre d’affaires en France supérieur ou égal à 250 millions d’euros étaient concernés par les problématiques d’accessibilité. Dorénavant, les entreprises françaises B2C dans les secteurs des banques, de la téléphonie, des livres numériques, du commerce électronique, de l’audiovisuel et des transports, qui comptent 10 salariés ou plus et qui génèrent au moins 2 millions d’euros de chiffre d’affaires, doivent proposer des sites web et des applications accessibles aux personnes en situation de handicap : cela concerne des dizaines de milliers de structures.
L’accessibilité web est régie par des normes strictes, et le respect des 106 critères de contrôle du Référentiel général d’amélioration de l’accessibilité (RGAA) va concerner un grand nombre de nos clients. Tous les éléments d’un site web sont passés en revue : images, couleurs, médias, tableaux, navigation, scripts, formulaires, etc.
Les professionnels du référencement naturel vont être de plus en plus confrontés en 2026 aux recommandations des agences spécialisées en accessibilité web, qui peuvent parfois contester certaines optimisations SEO par méconnaissance de nos enjeux. Des optimisations de balisage <hn> ou des techniques plus poussées comme l’obfuscation de liens, par exemple, seront remises en cause et seule une connaissance fine des critères du RGAA permettra de rendre cette technique conforme à la législation.
Posséder une double expertise SEO et accessibilité web sera à mon avis un facteur clé pour un consultant SEO en 2026. J’ai personnellement axé ma stratégie là-dessus, en devenant également auditeur RGAA, pour apporter des solutions concrètes aux clients de l’agence Digimood tout en injectant du sens à mon métier de consultant SEO : promouvoir un web plus inclusif, au service des personnes en situation de handicap, est porteur de valeurs fortes.
Pour en savoir plus sur l’accessibilité web : https://www.benjaminthiers.net/accessibilite/
Benjamin Thiers, consultant seo senior Digimood
Nicolas Audemar : « Le clic n’est plus un objectif produit. Il est devenu un effet secondaire »

2025 : une rupture profonde
J’identifie l’année 2025 comme une rupture profonde : l’intelligence artificielle progresse et agit à la place des humains dans l’accès et la décision d’information.
Le modèle traditionnel du Web (requête puis clic puis navigation puis conversion) devient obsolète : les utilisateurs lisent et repartent sans cliquer.
Les KPI classiques comme le CTR ne sont plus fiables : la visibilité se mesure dorénavant aussi par la citation et la confiance… algorithmique.
Les agents IA (LLM et assistants automatisés) se transformeront peu à peu en décideurs principaux qui consomment et orientent l’information.
Le commerce aussi change avec l’essor du commerce agentique, où l’IA peut aller jusqu’à effectuer des achats sans que l’utilisateur visite le site marchand (voir l’expérience Walmart).
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“Le clic n’est plus un objectif produit. Il est devenu un effet secondaire.”
Nicolas Audemar
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2026 récompensera les marques citées, structurées et perçues comme autorités.
Pour être visible en 2026, il faudra certes être bien positionné en SERP mais aussi : être structuré, compréhensible et cité dans les réponses des IA.
L’optimisation passe par des formats adaptés aux IA (Q/R, tableaux, contenus structurés) et par une présence dans des sources externes reconnues.
Je recommande aussi d’investir dans des médias tiers, des avis indépendants et des collaborations pour renforcer la crédibilité.
2026 récompensera les marques citées, structurées pour agents IA et perçues comme autorités… et non celles qui poursuivent uniquement le trafic traditionnel.
Nicolas Audemar, consultant en visibilité internationale et SEO multilingue
Yannick Bouvard : “Google ne disparaît pas, il perd progressivement son exclusivité”.

Bilan 2025 et perspectives 2026 : une continuité assumée
Pour analyser 2025 avec un minimum de recul, l’idéal reste de repartir de ce qui avait été projeté pour cette année. Non pas pour vérifier si “on avait raison”, mais pour mesurer ce qui s’est réellement installé dans la durée.
En 2024, j’expliquais que le SEO entrait dans une phase de mutation profonde : intégration massive de l’IA, élargissement de son périmètre, remise en question de certains indicateurs historiques. Avec le recul, 2025 n’a pas été une année de rupture, mais une année de confirmation.
Bilan 2025 : ce qui s’est concrètement vérifié
Un SEO de plus en plus transversal
Le SEO n’est plus un levier isolé. En 2025, les stratégies performantes sont celles où le SEO s’est intégré à la création de contenu, au branding, à l’expérience utilisateur et, plus largement, à la stratégie d’acquisition globale.
L’objectif n’est plus uniquement de générer du trafic, mais d’accompagner le prospect, de répondre à ses attentes et de construire une présence cohérente. Le SEO devient un pilier structurant, pas un simple canal d’optimisation.
Une IA devenue banale, mais structurante
En 2025, l’IA s’est imposée partout dans les workflows SEO. Rédaction, analyse sémantique, priorisation, automatisation : son usage est devenu standard.
Mais surtout, l’IA a commencé à permettre des audits et analyses beaucoup plus complets, en se connectant directement aux outils de données (Search Console, Analytics, crawls, logs…), notamment via des approches de type MCP. L’enjeu n’est plus d’avoir accès aux données, mais de savoir les interpréter et les exploiter.
L’IA n’a pas remplacé l’expertise : elle a rendu son absence plus visible.
La diversification des canaux de recherche s’est installée
En 2025, la recherche ne se limite plus à Google. YouTube, TikTok et les assistants IA sont devenus des points d’entrée à part entière, influençant directement la découverte des contenus et des marques.
Le SEO ne se joue plus uniquement dans les SERP, mais dans la capacité à être présent là où naissent les intentions.
Le branding comme levier SEO à part entière
La montée en puissance du branding s’est confirmée. Notoriété, recherches de marque, trafic direct et cohérence éditoriale pèsent de plus en plus dans la visibilité organique.
Le backlink reste important, mais il s’inscrit désormais dans un ensemble plus large de signaux de confiance. Être reconnu compte autant qu’être optimisé.
Des SERP françaises encore stables, mais des logiques qui évoluent
En France, les AI Overviews et SGE restent peu accessibles en 2025. Il n’y a pas eu de bouleversement brutal des SERP.
En revanche, la logique de moteur de réponses s’installe progressivement : sélection plus stricte des sources, importance accrue de la clarté et de la fiabilité. Le changement est réel, même s’il reste encore peu visible.
Les plateformes IA n’ont pas remplacé Google, mais le mouvement est engagé
Google reste central en 2025, mais certaines intentions ont déjà commencé à migrer vers les plateformes IA. Le basculement est plus lent que prévu, mais il est bien réel.
Google ne disparaît pas, il perd progressivement son exclusivité.
Prévisions 2026 : prolonger plutôt que révolutionner
Un SEO toujours plus global et stratégique
En 2026, le SEO va poursuivre sa mue. Il s’intégrera encore davantage aux stratégies de contenu, de branding et d’acquisition. Les silos deviendront de plus en plus limitants.
Le SEO ne sera pas dilué dans le marketing, mais utilisé comme un cadre de réflexion global autour des intentions et des parcours.
Le GEO va émerger, mais sans précipitation
Le Generative Engine Optimization va naturellement prendre de l’importance. Mais il ne s’imposera réellement que lorsque les règles du jeu seront plus claires et que les volumes de trafic générés par les IA deviendront suffisamment significatifs.
Le GEO viendra compléter le SEO, pas le remplacer.
L’intégration progressive de concepts propres aux IA
En 2026, des notions comme le query fan-out ou le chunking vont s’intégrer progressivement aux stratégies SEO. Elles influenceront la manière de structurer les contenus, non plus comme des pages isolées, mais comme des ensembles exploitables par les IA.
Optimiser pour plusieurs moteurs, enfin
Pendant longtemps, optimiser pour Google suffisait. Ce ne sera plus le cas. En 2026, il faudra jongler entre plusieurs logiques d’optimisation, parfois complémentaires, parfois divergentes.
Cela demandera plus de recul stratégique et plus d’acceptation de l’incertitude.
Moins de visibilité sur les données, plus de focus business
Comme à l’époque du “not provided”, les SEO vont devoir avancer avec moins de données exploitables. Les indicateurs deviendront moins précis, moins exhaustifs.
Et c’est probablement une bonne chose. Cela forcera à sortir des vanity metrics pour se concentrer sur l’essentiel : conversions, valeur et impact réel.
L’IA comme levier de création rapide
Enfin, 2026 devrait marquer une nouvelle étape : la capacité de l’IA à créer, modifier ou faire évoluer des sites et des outils sans savoir coder. Une opportunité forte pour tester rapidement des concepts, créer des outils de rétention ou produire du linkbaiting sans lourdeur technique.
Mon avis
Le SEO ne disparaît pas. Il devient plus large, plus flou, mais aussi plus stratégique.
En 2026, il faudra moins chercher à tout mesurer et plus chercher à comprendre, choisir et arbitrer. Et c’est sans doute là que le métier retrouve une partie de sa maturité.
Yannick Bouvard, Fondateur MySEO.coach
Rémi Mondina : “En 2026, la visibilité ne se jouera plus uniquement dans les SERPs classiques.”

2025 : l’année où Google a fait le ménage
2025 n’a pas tout chamboulé, mais Google a envoyé des signaux très clairs sur ce qu’il veut valoriser, et ce qu’il met de côté.
Les Core Updates de mars, juin et décembre, la Spam Update d’août… tout allait dans le même sens : moins de récompense pour le contenu “bien optimisé sur le papier”, plus de place pour ce qui est vraiment utile, différent, crédible.
Le mot-clé de l’année ? Originalité. Pas au sens anti-plagiat, mais quelque chose de plus concret : un contenu où on sent un effort humain, un angle assumé, une vraie intention derrière.
Ça s’est vu très clairement. Les forums et contenus où on sens l’expérience ont progressé, parfois imparfaits mais humains. À l’inverse, les sites purement éditoriaux, ces pages texte sans vraie fonction, ont de plus en plus de mal.
2025 a aussi préparé le terrain pour l’IA. Google ne s’est pas contenté d’ajuster des positions : il a renforcé sa capacité à identifier quels contenus peuvent alimenter des modèles de langage, et lesquels sont trop génériques pour servir à quoi que ce soit. Certains contenus ne sont donc pas juste moins bien classés, ils deviennent carrément inexploitables.
2026 : être visible, c’est plus que “être premier”
En 2026, la visibilité ne se jouera plus uniquement dans les SERPs classiques. Elle se jouera aussi dans des environnements pilotés par des LLMs : Gemini, ChatGPT, Perplexity.
Ces systèmes ne fonctionnent pas comme un moteur de recherche. Ils ne “positionnent” pas des pages. Ils choisissent des sources, les résument, les citent… ou les ignorent complètement.
L’originalité devient non négociable. Pour un LLM, un contenu générique n’est pas “moyen”, il est inutile. S’il ressemble à des milliers d’autres textes, il n’apporte rien. À l’inverse, un contenu qui se distingue par sa structure, son format, son angle ou son expérience terrain a beaucoup plus de chances d’être repris.
Ce n’est pas nouveau, mais ça devient impossible à ignorer avec les LLMs.
Les moteurs et les IA font aussi de mieux en mieux la différence entre contenu factuel, contenu d’expérience, contenu d’opinion, contenu transactionnel. Un même sujet ne peut plus être traité de la même manière selon l’intention. C’est pour ça que certains formats progressent (forums, communautés) pendant que d’autres s’essoufflent.
Et puis il y a un changement de paradigme : le site n’est plus une finalité, c’est un point d’entrée. Les LLMs croisent les contenus avec des discussions externes, des mentions de marque, des signaux d’usage, des preuves d’existence en dehors du site. Soyons honnêtes : gérer tout ça uniquement à la main, ça devient épuisant.
L’automatisation : indispensable pour scaler
L’automatisation va prendre de l’importance. Pas pour cracher du contenu vide, mais pour rester présent sur tous les fronts sans y laisser sa santé.
Personnellement, c’est devenu ma routine quotidienne. Chaque matin, je passe 45 minutes dans la voiture à discuter avec ChatGPT. On brainstorme, on défriche, on structure ensemble l’automatisation du jour. À la fin de ces échanges, je lui demande de me pondre un brief détaillé, étape par étape, que je transmets ensuite à Claude Opus 4.5 pour qu’il me génère le workflow n8n en JSON. Parfois ça prend deux jours si c’est plus costaud, mais le principe reste le même.
Ce n’est plus un “plus” dans mon travail. C’est le socle. Je ne peux plus imaginer une seule seconde m’en passer, que ce soit pour mes projets clients ou pour mes propres process. Mes dernières créations : un générateur de contenu optimisé basé sur ma méthode des 5 listes sémantiques (entités, termes contextuels, synonymes, variations, mots-clés secondaires), un intégrateur de cocon sémantique, un traducteur de contenu, un prospecteur de backlinks… et j’en passe. Les meilleures, je les partage au fur et à mesure dans ma formation SEO. Ce sont des workflows que j’utilise vraiment au quotidien.
L’automatisation sert à gagner du temps sur l’exécution. Le reste, la stratégie, l’angle, l’expérience humaine, c’est ce qui fait vraiment la différence.
Mon conseil pour 2026
Arrêter d’essayer de faire “un peu mieux que les autres”. Chercher plutôt à être clair, utile et identifiable.
Penser en sujets plutôt qu’en pages. Ajouter de la fonction. Assumer une vraie voix. Accepter que tout ne soit pas parfait, mais humain.
Comme en 2025, et comme je l’expliquais déjà dans ce guide pratico pratique sur les tendances SEO 2025 (merci encore Alexandra pour l’invitation !), il faudra continuer à surveiller les classiques : la structure du contenu avec des FAQ ultra-directes et des réponses immédiates, des formats faciles à parser pour Google et les IA. La clarté informationnelle avec des phrases courtes, des premières lignes explicites, un effort minimal pour accéder à l’info. L’autorité et les entités avec le SameAs, des auteurs identifiables, le Knowledge Graph. Et les signaux de confiance externes : sources citées par les IA, médias, plateformes tier 1, marque omniprésente.
Les fondamentaux n’ont pas changé. Mais avec les LLMs et les moteurs de réponse, ce rappel fait toute la différence.
Rémi Mondina, Consultant SEO Freelance
Laurent JEAN : “La requête disparaît, par contre l’intention reste.”

En 2024, je disais que la recherche allait sortir des moteurs pour s’intégrer directement dans les outils. En 2025, ce n’est plus une intuition, c’est devenu un usage.
Aujourd’hui, on ne “va plus chercher” une information. On demande à un système de faire quelque chose pour nous, dans le contexte où l’on se trouve déjà. L’assistant est là, intégré à l’OS, à l’application, au navigateur. La recherche devient invisible, mais omniprésente.
La requête disparaît, par contre l’intention reste, et l’historique de l’utilisateur impact directement les requêtes.
Et ce sont les LLM qui la traitent + la recherche live.
Google en 2025 : AI Mode Gemini change réellement la donne
Le vrai tournant de 2025 côté Google n’est pas un update SEO classique. C’est le déploiement massif de AI Mode avec gemini (anciennement AI overview)
Dans la majorité du monde, AI Mode est activé par défaut. Google ne propose plus une liste de liens, mais une réponse générative complète, qui capte l’attention avant même que l’utilisateur n’atteigne les résultats organiques.
L’utilisateur peut même générer des infographies avec Nano banana ou des vidéos.
Mon fils William atteint d’un cancer ne peut plus aller à l’école, et je lui donne des cours de cette manière. Si vous voulez participer a mon projet MedicBrain.
L’Europe fait exception pour des raisons réglementaires, mais ce n’est pas un modèle durable. C’est un décalage, pas une protection.
Dans les faits, le premier résultat SEO “classique” arrive souvent après plusieurs scrolls. Même en position 1, le CTR chute. Être visible ne veut plus dire être cliqué.
C’est exactement ce que j’expliquais au SEO Camp Marseille 2025 : le SEO ne disparaît pas, mais son exposition directe s’effondre.
Le contenu froid ne suffit plus
En 2025, Google indexe moins. Pas parce qu’il sanctionne, mais parce qu’il choisit.
Les contenus génériques, explicatifs, informatifs sans action réelle sont soit résumés par l’IA, soit ignorés. Produire du texte pour produire du texte n’a plus vraiment de valeur.
Ce qui résiste, ce sont les sites qui servent à quelque chose. Des outils, des assistants, des services, des expériences. Des contenus qu’on ne peut pas simplement condenser sans perdre l’essentiel.
C’est pour cela que je parle de sites utilitaires.
Un site qui ne permet pas d’agir devient inutile, pour Google comme pour l’utilisateur.
Les navigateurs deviennent des agents
Un signal fort de 2025, souvent sous-estimé, c’est l’évolution des navigateurs.
Des navigateurs comme Comet, développé par Perplexity, ou Atlas côté OpenAI, intègrent nativement des agents IA. Pas sous forme d’extensions, mais comme une couche centrale du produit.
Le navigateur ne se contente plus d’afficher des pages. Il comprend l’intention, dialogue, explore le web, synthétise, agit.
On ne navigue plus vraiment, on délègue.
Dans ce modèle, le web n’est plus une destination, mais une source de données pour des agents. La SERP devient secondaire, parfois totalement contournée.
Et forcément, ça change profondément la manière dont on doit penser la visibilité.
GEO : rien de magique, juste du SEO bien fait
On parle beaucoup de GEO, comme si c’était une rupture totale. En réalité, le GEO repose sur des mécanismes que l’on connaît déjà.
Les moteurs génératifs fonctionnent par citation, explicite ou implicite. Ils reprennent ce qu’ils identifient comme crédible, populaire, cohérent, déjà validé ailleurs.
Donc oui : les backlinks comptent toujours, la notoriété compte toujours, le trafic compte toujours.
Simplement, ce trafic n’est plus seulement une finalité, mais un signal.
Les réseaux sociaux, par exemple, redeviennent centraux. Non pas pour “faire du buzz”, mais pour driver du trafic réel, créer des signaux d’usage, générer des mentions, nourrir l’écosystème dans lequel les IA vont puiser.
Finalement, ce qu’on appelle aujourd’hui GEO, c’est très proche de ce qu’on faisait déjà en SEO avant que le terme existe : être cité, être recommandé, être utilisé.
La différence, c’est que le “lecteur” n’est plus toujours humain.
L’agentique IA impose des protocoles standardisés
Un autre point clé que 2025 a rendu évident, c’est que l’agentic IA ne peut pas fonctionner sans standards. Il y a eu le MCP d’anthropic qui se veut être un hub-usb des API pour permettre la discussion entre outils.
Avec l’Agentic Commerce Protocol (ACP), OpenAI pose les bases d’un web où les agents peuvent interagir directement avec des offres, comprendre des services, déclencher des actions.
De son côté, Google avance avec l’Universal Commerce Protocol (UCP), qui vise à standardiser les interactions entre IA, recherche, paiement et services.
On ne parle plus de pages, on parle de capacités exposées. Dans Gemini on pourra voir directement des produits dans une conversation et les acheter sans passer par un site.
Et forcément, le SEO devient de plus en plus une discipline d’architecture.
Vibe-coding : le SEO n’est plus un problème technique
En 2025, une refonte complète peut être générée via un simple chat. Le maillage, la structure, le balisage peuvent être reconstruits sans équipe technique dédiée.
Je l’ai montré en live 24h avec Laurent Bourelly en créant https://utile.ai.bzh uniquement en vibecoding.
Le rôle du SEO change. Il ne s’agit plus d’exécuter ou de corriger, mais de piloter, d’orienter, d’orchestrer des assistants et des agents.
Le SEO devient moins technique, mais plus stratégique.
Pour ceux qui veulent bien débuter avec le vibe-coding : https://vibe-coding.fr/ !
Ce que 2025 a confirmé
2025 a validé plusieurs choses :
- La recherche sort des moteurs. Google devient une interface IA avant d’être un index.
- Le contenu froid perd sa valeur autonome
- Le GEO repose toujours sur la citation, la notoriété et l’usage.
- Les navigateurs et protocoles agentiques redéfinissent la visibilité.
- Le SEO n’est pas mort, il a changé de nature.
Ceux qui raisonnent encore uniquement en mots-clés et en positions prennent du retard, mais tant que l’AI Mode n’est pas déployé, il y aura un peu de marge.
Ceux qui pensent en utilité, en trafic réel, en agents et en actions préparent déjà 2026.
Laurent JEAN (Jessy SEO) : CopyWriting Ai et Consultant SEO
Déborah Achour : “Le GEO est important, mais le SEO reste prioritaire”.

2025 : Beaucoup de pression, beaucoup de bullshit… et un SEO qui redevient “mature”
En 2025, j’ai surtout vu un truc : une énorme vague de FOMO autour du GEO et des LLMs. On a vendu du rêve à tout le monde (“optimise pour être cité”, “le SEO est mort”, “il faut tout refaire”). Mon avis est simple : le GEO est important, mais le SEO reste prioritaire. Si ton socle SEO est bancal (structure, contenus, maillage, UX, perf, confiance), tu peux “GEO-optimiser” tant que tu veux : tu vas juste maquiller un problème.
Ce qui m’a vraiment marquée, c’est ce que je vois dans les données terrain. Quand j’analyse les logs et les parcours chez mes clients, ce qui génère le plus de citations côté LLMs, c’est l’informationnel : les pages qui expliquent, qui cadrent, qui répondent clairement, qui structurent bien les concepts et les étapes. Pas forcément les pages commerciales. Les modèles ont besoin de matière “résumable” et “réutilisable”. Et ça, c’est l’info qui le fournit.
Autre phénomène 2025 : baisse de trafic généralisée sur plusieurs sites que je gère. Mais, et c’est le point clé, les conversions ne baissent pas au même rythme.
Parfois elles montent, ou restent stables, parce que le trafic devient plus qualitatif : moins de touristes, plus de visiteurs “à intention”. C’est particulièrement vrai sur les gros sites (centaines de milliers d’utilisateurs mensuels) : tu sens que la SERP filtre davantage, et que les clics sont plus “cher payés”.
En clair : 2025 a puni le volume creux et récompensé la pertinence.
2026 : Visibilité = marque + intention + expérience (pas un hack SEO)
En 2026, s’il y a un shift radical, c’est celui-là : le branding devient non négociable.
Tu ne peux plus dépendre uniquement de Google pour exister. Il faut travailler ta marque hors Google : réseaux sociaux, contenus vidéo, newsletters, partenariats, prises de parole, communauté. Pas pour “faire du bruit”, mais pour créer de la confiance et des signaux d’autorité qui te suivent partout (SERP, LLMs, recommandations, bouche-à-oreille).
Deuxième gros chantier : arrêter l’obsession du match parfait. Les outils qui te poussent à caler des mots-clés exacts partout te font parfois produire des contenus mécaniques… donc remplaçables. La priorité, c’est l’intention de recherche et surtout les micro-intentions : ce que la personne veut vraiment valider à chaque étape (comparer, comprendre, se rassurer, estimer, choisir, vérifier une contrainte, éviter une erreur).
En 2026, tu gagnes quand tu couvres ces micro-besoins mieux que les autres, de façon limpide.
Troisième point : UX/UI + performance (Core Web Vitals). Pas comme un “bonus technique”, mais comme un facteur de conversion et de crédibilité. Si ton site rame, si c’est confus, si ça ne rassure pas, tu perds, même si tu ranks.
Ma meilleure astuce pour 2026
Pense conversion avant trafic, et upgrade ton système, pas juste tes pages. Forme-toi au vibe code (savoir construire vite, tester vite, itérer), monte tes sites, apprends à utiliser l’IA sans subir son rendu (contrôle qualité, cohérence de marque, preuve, ton). Forme-toi aux MCP, apprends à prompter proprement, industrialise tes process… et fais-les évoluer en continu. Ceux qui “s’endorment” sur leurs acquis vont se faire sortir.
Parce qu’au fond, le SEO reste du marketing et 2026 ne fait que le rappeler plus fort.
💜 Laura Blanchard, Bastien Amoruso, Dan Bernier, Nicolas Mercatili et Clément Lamotte, Mathieu Chapon, Bilkher Diakhate, Véronique Duong, David Groult, Léo Poitevin, Benjamin Thiers, Nicolas Audemar, Yannick Bouvard, Rémi Mondina, Laurent JEAN, Déborah Achour, Anne-Sophie Fouquereau, Nelly Kempf, Axel Janvier, Camille Dufossez, Alexandre Chambeau !
Anne-Sophie Fouquereau : “SEO 2025-2026 : Du bouleversement algorithmique à la révolution de la visibilité digitale.”

2025 : L’année où Google nous a rappelé qui était le patron
Quelle année mes amis ! Si je devais résumer 2025 en trois mots depuis mon bureau nantais, ce serait : adaptation, humilité et opportunités.
Les secousses algorithmiques qui ont fait trembler nos rankings
Google nous a servi pas moins de 4 mises à jour majeures cette année. La plus marquante ? Sans conteste la “Helpful Content Update 3.0” de mars qui a littéralement redistribué les cartes. Fini le temps où on pouvait se contenter de cocher les cases techniques. Cette mise à jour a vraiment valorisé l’expertise terrain et l’expérience utilisateur authentique.
J’ai vu des sites d’artisans locaux que j’accompagne bondir de 300% en trafic simplement parce qu’ils partageaient vraiment leur savoir-faire, pendant que des sites suroptimisés dégringolaient. La leçon ? L’authenticité paie enfin.
L’IA générative : de menace à opportunité
Début 2025, tout le monde criait à la mort du SEO avec l’arrivée massive de l’IA dans les SERPs. Spoiler alert : on est toujours là ! Mais notre métier s’est transformé. Les AI Overviews de Google sont devenus omniprésents sur 40% des requêtes informationnelles.
Ma stratégie ? J’ai pivoté mes clients vers des contenus ultra-spécialisés et des requêtes transactionnelles locales. Résultat : le trafic qualifié a augmenté malgré une baisse du volume global. Moins de visiteurs, mais les bons visiteurs.
Le local, grand gagnant de 2025
Google Business Profile est devenu LE levier incontournable. J’ai observé une corrélation directe entre l’activité sur GBP (posts, photos, réponses aux avis) et les positions dans le pack local. C’est devenu pour certains secteurs, 60% de la stratégie d’acquisition.
2026 : Bienvenue dans l’ère de la visibilité augmentée
Être visible en 2026 : la fin du SEO traditionnel
Soyons clairs : optimiser pour Google seul, c’est fini. La visibilité en 2026, c’est un écosystème. Si on devait répartir un peu les choses, cela pourrait donner ça :
- 30% de recherche traditionnelle Google
- 25% de réponses via IA conversationnelles (ChatGPT, Claude, Gemini)
- 25% de découverte sociale (TikTok SEO, Instagram Search)
- 20% de recherche vocale et appareils connectés
Mon conseil ? Pensez présence omnidirectionnelle, pas juste ranking Google.
GEO (Generative Engine Optimization) : le nouveau terrain de jeu
Le GEO n’est plus un buzzword, c’est une réalité. Pour apparaître dans les réponses des LLMs, il faut :
- Structurer ses données comme jamais (schema markup poussé)
- Créer du contenu citable : statistiques propriétaires, études de cas uniques
- Multiplier les points de présence : être référencé sur Wikipedia, dans des bases de données sectorielles, dans des publications reconnues…
L’intention utilisateur version 2026 : au-delà des mots-clés
Forget les mots-clés ! En 2026, on optimise pour des parcours d’intention. Google comprend maintenant le contexte complet :
- Historique de navigation
- Localisation en temps réel
- Comportement cross-device
- Signaux sociaux
Concrètement ? Un couvreur à Nantes n’optimise plus pour “couvreur Nantes” mais pour tout le parcours : de la recherche “toiture qui fuit” à “devis rénovation toiture”, en passant par “aides renovation energetique 2026”.
Les limites et défis du SEO nouvelle génération
La privacy first, avec 70% des utilisateurs en navigation privée ou avec bloqueurs, les données deviennent parcellaires. Il faut apprendre à optimiser à l’aveugle.
La saturation de contenu, avec l’IA, tout le monde peut produire 100 articles par jour. La différenciation ? L’expérience terrain non reproductible, les données propriétaires, la voix de marque unique.
Le coût d’entrée; être visible partout demande des ressources. Pour les PME, il faut choisir ses batailles.
Ma vision pour naviguer en 2026
Le SEO devient Strategy Engine Optimization. On n’optimise plus des pages, on orchestre des écosystèmes de visibilité.
Mes 3 piliers pour 2026 :
- Montrer les coulisses, les échecs, les vraies histoires clients, en résumé une Authenticité radicale
- Créer ses propres études, benchmarks sectoriels
- Construire une audience fidèle qui devient votre meilleur signal de ranking
Le futur du SEO n’est pas dans la technique pure, mais dans la capacité à créer une valeur réelle et mesurable pour des humains, peu importe par quel canal ils nous trouvent.
Anne-Sophie, CEO Passedevant & Success Marketing – Nantes Stratège SEO & Acquisition 360°
Nelly Kempf : “Le SEO pour être visible, le branding pour être irrésistible.”

2025 : l’année de la confirmation
En 2024, on expérimentait. En 2025, on a confirmé. L’intelligence artificielle n’est plus une curiosité, elle est devenue une composante incontournable de notre métier, et de nos vies en général.
L’IA dans le quotidien des utilisateurs
Cette année, j’ai vécu entre le Mexique et l’île Maurice, où les AI Overviews sont déployés depuis déjà longtemps. Au-delà des chiffres qu’on connaît tous, j’ai vu les usages des gens autour de moi changer. Les AIO sont un réflexe : on recherche plus quand ils se déclenchent (+10 % d’après Google).
Même sans les AIO, l’IA s’est invitée dans les habitudes et devient incontournable. On ne peut plus se contenter d’optimiser pour Google, c’est indéniable.
L’IA comme assistant, pas comme remplaçant
Mais retrouve aussi l’IA de l’autre côté de la chaîne : elle se transforme en un assistant dont on ne peut plus se passer. Elle nous fait gagner un temps précieux sur tout un tas de tâches et permet d’en automatiser tout un tas d’autres.
On voit d’ailleurs quelques dérives avec des stratégies complètement déléguées à l’intelligence artificielle, qui ne produit parfois rien de bien intelligent. Pour se démarquer, la réflexion, la vision, la compréhension fine des enjeux business doivent rester profondément humaines. Mon vœu pour 2026 est de voir disparaître tous les textes pondus à 100% par un mauvais prompt ChatGPT et reconnaissable dès les premiers mots.
2026 : l’ère du brandSEO
Mon mantra : “Le SEO pour être visible, le branding pour être irrésistible”
La démocratisation de l’IA vient avec son revers de la médaille : une avalanche de contenus (plus ou moins bons). Rédiger n’est plus une barrière, tout le monde peut le faire en trois clics. Il a fallu un an et demi pour générer autant de visuels qu’en 149 ans d’existence de la photographie.
L’IA créée des milliers d’articles quotidiennement. Pour se démarquer, il faut devenir irrésistible, mémorable. Pas juste visible. Surtout quand 60% des recherches ne mènent à aucun clic : on doit rentrer dans la tête des gens en étant tellement uniques qu’ils préfèrent notre contenu au résumé IA.
Pour se démarquer durablement, il faut construire quelque chose de plus profond qu’une simple présence dans les résultats de recherche. Il faut construire une marque.
Ça tombe assez bien parce qu’une marque reconnue, reconnaissable et facilement compréhensible, c’est aussi ce que préfèrent Google et les IA : ils s’appuient sur des entités dont ils peuvent définir les contours.
Le SEO multicanal et multimodal
La visibilité ne se joue plus uniquement dans les SERP. Elle se construit sur un écosystème complet : les moteurs classiques, les LLM, mais aussi partout où on trouve une barre de recherche, réseaux sociaux en tête. Voire, pas de barre du tout : Google Lens a progressé de 65%, la recherche vocale est de plus en plus utilisée.
Le SEO devient multicanal et multimodal. Le parcours d’achat est éclaté et passe d’une plateforme à l’autre sans réelle continuité. Il faut pouvoir capter l’attention, et l’intention, partout où elle se trouve, sur tous types de formats. Le SEO est un levier parmi d’autres dans une stratégie de visibilité globale.
La marque comme nouveau score d’autorité
Alors est-ce que le SEO est mort ? On ne se lassera jamais de cette question, dont la réponse est inlassablement : non.
Par contre, il devient beaucoup plus marketing :
- recherches brandées,
- comportement des utilisateurs qui reconnaissent votre nom dans les résultats et cliquent sur votre lien, même s’il n’est pas en première position,
- citations naturelles dans les contenus et ancres de liens d’autres sites.
Tout ça, ça compte.
Si on vous cherche, c’est un indicateur de confiance de la part des usagers.
Si on vous clique, un signe de confiance.
Si on vous cite, encore une marque de confiance.
Cette confiance collective que vous construisez auprès de votre audience, Google la mesure et la valorise. La marque devient un facteur de classement à part entière.
Pour se distinguer des contenus générés en masse, il faut trouver son territoire unique, sa niche d’expertise, son angle différenciant. Il faut aussi accepter que construire une marque demande du temps — des mois, voire des années — alors que le SEO technique peut donner des résultats plus rapides. C’est un investissement long terme.
BONUS, mon équation gagnante : Notoriété + émotion = autorité
Le brand awareness est devenu un nouveau score d’autorité. Plus votre marque est reconnue, plus Google va la mettre en avant. C’est un cercle vertueux qui renforce votre EEAT.
Pour vous ancrer encore plus, faites vivre des émotions à votre cible. On ne se souvient pas de ce que nous ont raconté nos profs au lycée, mais on n’oublie pas la passion avec laquelle on revivait les grandes batailles en Histoire, même si on n’a plus aucune idée des dates.
C’est la même chose avec vos contenus. Recracher une définition telle quelle ne vous différencie pas des autres contenus, ni des résumés IA. Ajouter du détail, du contexte, de la profondeur, ça vous rend unique, et ça crée du lien.
- Soyez reconnu par votre unicité. Et soyez mémorable en touchant votre cible, pas en lui servant du ChatGPT réchauffé.
- Dépassez le cadre du SEO pur : LinkedIn, podcasts, conférences, communautés… L’autorité se construit d’abord hors des SERP pour ensuite les dominer.
- Arrêtez de créer du contenu uniquement optimisé pour Google. Créez du contenu qui fait de vous une référence dans l’esprit de votre audience.
Oui, ça en fait des choses ! Mais on a toute l’année pour y arriver !
Nelly Kempf, Consultante SEO freelance
Découvrez l’interview de Nelly sur le blog et notre article Regards Croisés sur le SEO en 2025 !
Axel Janvier : “SEO 2025 → 2026 : la fin du SEO confortable, le début du SEO crédible.”

2025 : l’année où Google a cessé d’être indulgent
Ce que Google a vraiment changé en 2025
2025 n’a pas bouleversé Google. En revanche, c’est l’année où le moteur a appliqué plus fermement des règles déjà connues.
Avec trois Core Updates majeures (mars, juin et décembre 2025), Google a poursuivi une logique claire : mettre en avant les contenus réellement utiles, clairs et différenciants, tous types de sites confondus.
Rien d’exceptionnel en soi : les Core Updates sont des recalibrages visibles d’un processus continu (Google déploie plusieurs milliers de mises à jour par an).
Ce que mars, juin et décembre 2025 ont confirmé
- Mars 2025 : recul net des contenus pauvres en valeur ajoutée.
- Juin 2025 : affinement de l’intention de recherche, sans changement de cap.
- Décembre 2025 : confirmation et stabilisation des signaux déjà observés.
Google a renforcé son exigence sur :
- l’utilité réelle du contenu,
- sa capacité à satisfaire l’utilisateur,
- la différenciation éditoriale et l’expertise identifiable.
Il ne s’agit pas de pénalités, mais de réévaluations de pertinence.
Le vrai enseignement de 2025
Les sites impactés avaient souvent les mêmes faiblesses :
- contenus génériques ou interchangeables,
- dépendance à l’automatisation,
- manque d’expertise visible,
- positionnement éditorial flou.
Les sites dont la performance reposait sur des fondamentaux éditoriaux et SEO robustes ont traversé la volatilité sans remise en cause majeure.
2026 : être visible ne suffit plus, il faut être reconnu
En 2026, la question n’est plus seulement : “comment être visible sur Google ?” mais de plus en plus : “comment devenir une source crédible pour les IA ?”
Avec l’arrivée progressive d’AI Overview et d’AI Mode, Google ne se contente plus d’afficher des liens. Il synthétise, reformule, filtre… et choisit ses sources.
Résultat :
- moins de clics,
- une nouvelle bataille : être cité par l’IA.
SEO technique & IA : pas crawlable, pas cité
Les moteurs IA lisent uniquement ce qui est disponible immédiatement dans une page web : du contenu présent dans le HTML, accessible sans interaction et sans rendu complexe .
Ce qui n’est pas crawlable n’existe pas.
Ce qui n’est pas lisible n’est pas cité.
Les IA extraient de l’information à partir de ce qu’elles peuvent lire rapidement, sans interaction et exécution complexe. Dans les faits, seuls les contenus structurés clairement et indexables proprement ont une chance d’être compris, repris ou synthétisés.
La technique SEO est donc le premier filtre de la visibilité IA
Avant même de parler de qualité éditoriale, un contenu doit passer le filtre technique.
De plus, certaines IA s’appuient l’index de Google pour fournir de l’information : sans indexation, aucune visibilité IA n’est possible.
En 2026, poursuivez vos efforts sur le SEO technique. 😊
La visibilité ne se joue plus uniquement dans Google
Pendant longtemps, bien se positionner dans Google suffisait. Ce n’est plus le cas.
Avec l’arrivée des moteurs IA, la visibilité d’une marque dépend de plus en plus de ce que le web dit d’elle, et pas seulement de ses classements dans Google. Les IA vont chercher des signaux d’autorité globaux, comme :
- les mentions de marque sur des sites tiers,
- la variété et la crédibilité des sources qui parlent de vous,
- la régularité de votre présence éditoriale,
- la cohérence entre votre marque, vos sujets et votre discours dans le temps.
Un article Ahrefs publié en 2025 l’a très bien montré : les mentions de marque sont aujourd’hui plus corrélées à la citation par les IA que les backlinks eux‑mêmes.
Concrètement :
- être bien positionné reste important,
- mais ça ne suffit plus.
Ce qui fait la différence, c’est d’être reconnu comme une référence sur son sujet.
Aujourd’hui, la vraie question n’est plus seulement “où je me positionne”, mais “est‑ce que l’IA sait qui je suis et pourquoi elle devrait me citer”. 😊
Bonus – 2 conseils pour dompter la SERP (et l’IA)
Si je devais résumer en une seule règle : si votre contenu peut être écrit par n’importe qui, une IA pourra le remplacer par n’importe quoi.
En 2026, le SEO ne disparaît pas. Il devient plus exigeant, plus stratégique, plus transverse.
- Moins d’exécution isolée.
- Plus de vision globale.
- Et surtout, une obsession : être une source digne d’être citée, pas juste une page bien positionnée !
Enfin, un point souvent sous‑estimé : la recherche de marque.
Quand un utilisateur tape directement votre nom (ou quand l’IA identifie ta marque comme une source légitime), ce n’est plus du SEO classique : c’est un signal de reconnaissance.
En 2026, construire une marque recherchée est l’un des meilleurs leviers SEO indirects :
- pour Google,
- pour les IA,
- et pour la pérennité de votre visibilité.
Axel Janvier, consultant SEO à Angers
Camille Duffosez : “En 2026, il sera presque impossible de durer sans branding”.

2025 : l’année où le SEO a cessé d’être confortable
Si je devais résumer 2025 en une phrase, ce serait celle-ci : le SEO n’a pas disparu, mais il est devenu inconfortable pour ceux qui n’avaient pas pris d’avance.
2025 n’a pas “tué le SEO”
Elle a surtout mis fin à une illusion : celle d’un SEO linéaire, prévisible, piloté uniquement par des optimisations on-page et quelques backlinks bien placés. En 2025, les règles du jeu ont changé sur plusieurs plans.
1. La SERP n’est plus un terrain neutre
Entre :
- la généralisation des AI Overviews
- l’augmentation des zones zéro-clic
- la mise en avant massive des marques déjà connues
- et la réduction progressive de la visibilité “organique classique”
La SERP est devenue un espace éditorial, pas un simple index. On ne “prend” plus une position, on mérite une présence. Et cette présence dépend de plus en plus de la clarté de votre proposition, de la cohérence de votre écosystème, de votre capacité à être identifié comme une source fiable.
2. Les mises à jour algorithmiques ont changé de nature
En 2025, les updates ne se sont plus contentées de :
- pénaliser le spam,
- récompenser la technique,
- ou ajuster les signaux classiques.
Elles ont surtout renforcé :
- la compréhension sémantique profonde,
- la désambiguïsation des intentions,
- et la notion d’autorité réelle, au-delà des métriques SEO traditionnelles.
Résultat, des sites “propres” techniquement mais vides stratégiquement, ont décroché. Et au contraire, des sites imparfaits mais cohérents, incarnés, identifiables, ont progressé.
3. L’écosystème est devenu plus important que la page
C’est probablement le tournant le plus sous-estimé de 2025. Le SEO ne s’est plus évalué page par page, mais système par système :
- blog + LinkedIn
- blog + newsletter
- contenus + signaux de marque
- expertise + répétition
En clair : Google a commencé à “comprendre” ce que beaucoup de SEO refusaient encore d’admettre : on ne construit plus de la visibilité avec des pages isolées.
Mon regard de terrain sur 2025
De mon point de vue 2025 a été l’année où le SEO a cessé de récompenser l’exécution brute. Les profils capables de prendre de la hauteur ont pris l’avantage. Et où la pédagogie, la stratégie et la vision sont devenues des compétences aussi importantes que la technique.
C’est aussi pour ça que j’ai renforcé :
- L’École du SEO™, pour former des SEO solides, responsables et opérationnels,
- et Next Gen SEO, avec Nelly Kempf, pour adresser ce que le SEO est réellement devenu : un levier stratégique, multicanal, mesurable, et orienté business.
2026 : comment être réellement visible demain
Si 2025 a été une année de rupture, 2026 sera une année de sélection.
1. Être visible ne voudra plus dire “être positionné”
En 2026, la visibilité ne se limitera plus à un ranking, un volume de trafic ou une courbe Search Console. Être visible, ce sera être cité, être reconnu, être identifié comme référence par les moteurs de recherche et par les IA.
Le SEO glisse progressivement vers une logique de présence informationnelle globale !
2. LLMs, GEO, IA : faux débat, vrai enjeu
Beaucoup parlent de GEO, de SEO pour LLMs, d’optimisation IA.
Mon avis est simple : le problème n’est pas l’IA, le problème c’est l’imprécision. Les modèles de langage ne cherchent pas des mots-clés, des astuces ou des hacks. Ils cherchent des sources claires, structurées, cohérentes, reconnues.
Optimiser pour les LLMs, ce n’est pas changer de métier. C’est assumer enfin un SEO intelligible, expert, lisible, incarné.
3. Le branding n’est plus “un plus” du SEO
En 2026, il sera presque impossible de durer sans branding. Pas du branding “cosmétique”. Du branding stratégique :
- une ligne éditoriale claire,
- une vision identifiable,
- une parole cohérente sur plusieurs canaux,
- une expertise assumée.
Le SEO sans branding devient fragile. Le branding sans SEO devient limité. Les deux sont désormais indissociables.
4. Le multicanal n’est plus une option
Ce que j’observe déjà très clairement c’est qu’une stratégie qui tient commence par le SEO. Elle vit sur LinkedIn, en newsletter, en vidéo. Elle répète les messages clés. Et elle mesure ce que ça rapporte, pas seulement ce que ça montre. En 2026, un SEO isolé sera un SEO fragile.
Les limites du SEO de demain
Oui, il y a aussi des limites à poser. Le SEO ne sauvera jamais un produit faible et ne rattrapera pas une proposition floue. Il ne crée pas de valeur à partir du vide et ne corrige pas des choix stratégiques bancals. En revanche, il reste un test implacable de crédibilité, un outil de structuration redoutable et un révélateur sans concession de la vision portée par une marque.
Mon meilleur conseil pour dompter la SERP
Si je devais donner un seul conseil, ce serait celui-ci :
Arrêtez de chercher à “optimiser Google”. Commencez à structurer ce que vous voulez que l’on comprenne de vous.
La SERP, les IA, les moteurs ne sont plus des machines à tromper. Ce sont des systèmes à convaincre.
- Convaincre par la clarté.
- Convaincre par la cohérence.
- Convaincre par la répétition intelligente.
Le SEO de demain ne sera pas réservé aux plus techniques. Il sera réservé aux plus lisibles.
Camille Dufossez – Fondatrice de l’École du SEO™
Alexandre Chombeau : “La visibilité se construit désormais de manière fondamentalement multicanale.”

J’ai commencé le référencement à l’âge de 16 ans, j’en ai aujourd’hui 35. Je constate en écrivant ces lignes que j’ai donc passé plus de la moitié de ma vie à pratiquer, entre autres, le référencement naturel.
Lorsque j’ai commencé en 2007, les moteurs de recherche étaient avant tout des outils de navigation.
Leur rôle principal consistait à indexer le web, classer des pages et orienter les utilisateurs vers des sites tiers.
La valeur se situait dans la capacité à capter un clic, et le référencement naturel visait essentiellement à gagner en visibilité sur des mots-clés pour générer du trafic. La découverte d’une marque ou d’un site passait alors majoritairement par les résultats de recherche, dans un écosystème où le lien était la finalité.
2010-2025 – Des moteurs de recherches aux moteurs de réponses
À partir des années 2010, le rôle des moteurs évolue progressivement. Ils ne se contentent plus de classer des pages, mais cherchent de plus en plus à répondre directement aux intentions des utilisateurs.
Cette transformation s’est construite par étapes, que j’ai vécues en tant que praticien :
- Google Panda (2011) : la fin du contenu faible et produit à la chaîne
- Google Penguin (2012) : la purge du netlinking artificiel et sur-optimisé
- Google Hummingbird (2013) : le passage d’une logique de mots-clés à une logique d’intention et de sens
- Google RankBrain (2015) : l’introduction du machine learning dans le classement des résultats
- Google BERT (2019) : une compréhension beaucoup plus fine du langage naturel
En parallèle, dès 2007–2008, Google expérimente les OneBox answers (puis Universal Search), avec des réponses directes comme la météo, l’heure locale, les calculs, les définitions simples ou les scores sportifs. Ces réponses apparaissent au-dessus des résultats, sans nécessiter de clic.
L’arrivée (ou plutôt la percée) de ChatGPT, Gemini et des LMM s’inscrit dans cette continuité.
Elle n’est pas une rupture du référencement, mais l’accélération d’un mouvement déjà engagé : environ 60 % des recherches sur Google ne génèrent aujourd’hui aucun clic. La valeur se déplace progressivement de la navigation vers la réponse
2026-2030 : Des moteurs de réponses aux moteurs de décision
Le véritable point de bascule n’est pas l’arrivée de l’IA générative en tant que telle, mais le fait que Google et les moteurs deviennent progressivement des systèmes de décision. Ils ne servent plus principalement à découvrir, mais à trancher, comparer, valider.
Pour les années à venir, la question centrale n’est donc plus seulement comment être visible, mais
- où un utilisateur découvre pour la première fois une marque ou un produit,
- où l’utilisateur va t-il forcer sa confiance en vous et juger de votre niveau de crédibilité
- et où il prend sa décision finale.
On retrouve le cycle classique de l’inbound marketing : découverte, considération, décision avec une évolution majeure.
Ces étapes ne sont plus concentrées dans les moteurs de recherche.
La découverte se fait de plus en plus en dehors des moteurs, tandis que la considération et la décision se cristallisent dans les moteurs et les LLM, qui deviennent des outils d’arbitrage plutôt que de découverte.
- Phase de découverte : principalement en dehors des moteurs de recherche, via les réseaux sociaux, YouTube en priorité, avec des contenus longs, incarnés et qualitatifs, capables de créer un besoin avant même qu’il soit formulé. Les formats courts (Instagram, TikTok) joueront un rôle d’amplification, mais avec une qualité de trafic globalement plus faible.
- Phase de considération : sur le site de la marque (et, dans une moindre mesure, sur ses réseaux), à travers des contenus de fond (pages piliers, études de cas, démonstrations) complétés par les moteurs de recherche (Google) pour vérifier, comparer, consulter des avis et évaluer la crédibilité globale de l’offre.
- Phase de décision : dans les moteurs et les LLM (Google, ChatGPT, Gemini), devenus des outils d’arbitrage final, utilisés pour confirmer un choix plutôt que pour découvrir une nouvelle offre.
En 2030, le SEO n’aura pas disparu, mais il aura définitivement changé de rôle. Il ne sera plus le principal levier de découverte, mais un outil de validation, de crédibilité et de décision. Vouloir continuer à lui demander ce qu’il faisait il y a quinze ans est une erreur stratégique.
La visibilité se construit désormais de manière fondamentalement multicanale.
La découverte naît sur des plateformes capables de créer de l’attention et du contexte (réseaux sociaux, vidéo, contenus qualitatifs) tandis que les moteurs de recherche et les LLM interviennent plus tard, pour comparer, vérifier et arbitrer. Aucun canal ne fonctionne seul : c’est la cohérence de l’ensemble qui crée la valeur.
La question n’est donc plus “comment optimiser le SEO”, mais comment orchestrer intelligemment les canaux pour accompagner l’utilisateur tout au long de son parcours, de la première exposition à la décision finale. Ceux qui comprendront cette logique continueront à émerger. Les autres continueront à optimiser un canal en espérant qu’il fasse encore tout le travail.
Alexandre Chombeau, Expert SEO chez Onesty Digital
Clap de fin : Back to basics

Si je devais résumer ce que m’inspire le SEO en 2026, je ne parlerais ni de révolution, ni de rupture. Je parlerais plutôt de retour. Retour aux bases. Retour au bon sens. Retour à une forme de responsabilité aussi.
2025 a été une année de bruit. Beaucoup d’annonces, beaucoup de fantasmes, beaucoup de raccourcis. On a proclamé la mort du SEO à coups de slides, on a rebaptisé des pratiques existantes avec des acronymes flambant neufs, on a promis des lendemains sans clics ni moteurs. Et puis, une fois la poussière retombée, une réalité plus calme s’est imposée : le SEO n’a pas disparu. Il s’est resserré. Il s’est durci. Il est devenu plus exigeant, moins indulgent, plus adulte.
À la lecture de toutes ces contributions, une évidence s’impose : nous ne vivons pas la fin du SEO, mais la fin d’un SEO facile. Celui des recettes universelles, des optimisations mécaniques, de l’accumulation sans intention. 2025 a opéré un tri. 2026 en prolonge les effets. Et ce tri n’est ni technique, ni algorithmique seulement : il est culturel.
Un SEO qui trie, qui choisit, qui sélectionne
Plusieurs regards convergent vers cette même réalité : Google, et plus largement les moteurs, ont cessé d’être indulgents. Le “grand ménage” évoqué par Bilkher Diakhaté n’est pas une sanction brutale, mais un réalignement. Un rappel à l’ordre. De son côté, Axel Janvier parle d’un SEO devenu crédible, là où David Groult acte la fin d’un SEO d’accumulation au profit d’un SEO de sélection.
Tous décrivent la même chose avec des mots différents : produire plus ne suffit plus. Automatiser sans réfléchir devient visible. Et ce qui n’est ni utile, ni incarné, ni cohérent finit par s’éroder doucement, sans bruit, mais durablement.
L’humain n’est plus un supplément, il est la condition
Ce qui me touche profondément dans ces analyses, c’est que l’humain n’est plus présenté comme une couche marketing ou un vernis émotionnel. Il devient une condition d’existence.
Quand Rémi Mondina insiste sur l’originalité exploitable, quand Laurent Jean défend des sites utiles plutôt que de simples pages, ou quand Déborah Achour observe une baisse de trafic mais une meilleure qualité de conversion, une même logique apparaît : le SEO ne récompense plus l’effort apparent, mais la valeur réelle.
L’IA, dans ce contexte, agit comme un révélateur. Elle accélère, elle amplifie, elle structure. Mais elle ne crée pas la crédibilité. Elle ne remplace ni l’expérience, ni la vision, ni l’intention humaine.
Être visible ne suffit plus, il faut être reconnu
Un autre glissement majeur, presque philosophique, traverse toutes ces analyses : le passage de la visibilité à la reconnaissance. Être là ne suffit plus. Il faut être identifié, cité, mémorisé.
Le clic devient secondaire, parfois invisible, comme le souligne Nicolas Audemar. La citation, la mémorisation, la confiance algorithmique prennent le relais. C’est ici que les conseils de Laura Blanchard sur la visibilité hors Google, les cercles privés et les KPI de présence trouvent tout leur sens. La SERP n’est plus un centre. Elle devient un point parmi d’autres dans un écosystème bien plus large.
Et ce glissement impose une chose : être lisible.
Lisibilité, méthode et fin du buzz
La lisibilité est sans doute l’un des fils rouges les plus puissants de cet article. Lisibilité de la proposition, lisibilité de l’expertise, lisibilité de la marque.
Camille Dufossez le formule avec justesse : la SERP et les IA ne sont plus des systèmes à tromper, mais à convaincre. Dans la même veine, Nicolas Mercatili & Clément Lamotte remet de la méthode, des chiffres et du calme dans le débat GEO, rappelant que sans socle SEO solide, toute optimisation IA reste illusoire.
Même constat du côté de Dan Bernier, qui démonte les fantasmes et recentre le SEO sur ce qui n’a jamais cessé de compter : le business réel, les leads, la valeur concrète.
Autorité, encyclopédie et continuité
La question de l’autorité traverse aussi fortement les réflexions. Autorité thématique, autorité de marque, autorité reconnue par les moteurs et les IA.
Mathieu Chapon pousse cette logique jusqu’à l’encyclopédie, montrant que la profondeur et la couverture exhaustive d’un sujet deviennent des signaux clés pour les LLMs.
À l’inverse, Yannick Bouvard rappelle avec justesse que tout cela s’inscrit dans une continuité : pas de rupture brutale, mais une mue progressive du SEO vers plus de transversalité et moins de vanity metrics.
Or, cette autorité ne se décrète pas. Elle se construit dans le temps, par la répétition des preuves et la cohérence des signaux.
Le branding n’est plus cosmétique, il est structurel
En 2026, le branding n’est pas une couche qu’on ajoute après coup. Il structure tout.
Ligne éditoriale, ton, posture, répétition des messages, présence multicanale. Tout cela construit une entité lisible, pour les humains comme pour les machines.
Que ce soit à travers la vision très internationale de Véronique Duong, l’approche multicanale de Léo Poitevin, ou la notion d’écosystème chère à Bastien Amoruso, une certitude émerge : le SEO isolé est fragile. Le SEO incarné, relayé, reconnu, est résilient.
Les approches multicanales montrent que la visibilité devient organique au sens noble : elle naît de la répétition cohérente, de la présence assumée, du discours incarné. Et cette visibilité peut aussi être locale, concrète, proche du terrain, comme le rappelle Anne-Sophie Fouquereau, pour qui le SEO retrouve une dimension presque artisanale : montrer, prouver, incarner.
Éthique, accessibilité et responsabilité
Enfin, je ne peux pas parler de SEO humain sans parler d’éthique. Éthique de la promesse. Éthique de l’expérience. Éthique de l’inclusion.
La contribution de Benjamin Thiers nous rappelle que l’accessibilité n’est pas un détail technique, mais un engagement. Et que le SEO, en tant que discipline structurante du web, porte une responsabilité réelle dans la manière dont l’information est rendue accessible à tous.
Un SEO plus humain parce que plus exigeant
Si je devais résumer ma position aujourd’hui, je dirais ceci : Le SEO de 2026 est plus humain parce qu’il est plus exigeant. Plus exigeant sur la qualité, sur la cohérence, sur la crédibilité.
Il ne s’agit plus de séduire un algorithme, mais de mériter la confiance.
Il ne s’agit plus de jouer avec des signaux, mais de construire une présence.
Il ne s’agit plus de produire pour exister, mais d’exister pour être reconnu.
Et quelque part, c’est peut-être ça, la vraie maturité du SEO.
Un référencement moins spectaculaire, mais plus juste.
Moins confortable, mais plus aligné.
Moins bruyant, mais infiniment plus solide.
Miss Moi-Même💜