- Zero to One revient à Nantes fin janvier pour deux journées dédiées à l’entrepreneuriat, à la tech et au webmarketing.
- Au programme : conférences, tables rondes et réseautage au Palace, avec des profils fondateurs, investisseurs, médias et grands groupes.
- L’événement est porté par H7 (Lyon) et _icilundi (Nantes), alliance pensée pour croiser les écosystèmes et accélérer l’innovation.
- Plus de 20 sessions annoncées, avec des intervenants reconnus (Station F, Hexa, Riot, Axeptio, etc.).
- Billetterie « early bird » accessible via le site officiel 0-2-1.eu.
Deux jours suffisent parfois à réorienter une trajectoire. À Nantes, les 28 et 29 janvier, Zero to One revient avec une promesse simple : créer une zone de friction utile entre idées, retours terrain et méthodes actionnables. Porté par H7, accélérateur né à Lyon, et par _icilundi, réseau de lieux nantais, l’événement assume une ambition très opérationnelle : aider celles et ceux qui construisent des produits, des marques et des canaux d’acquisition à passer « de zéro à un » — autrement dit, à franchir le cap où l’intuition devient un projet viable. L’édition nantaise s’est installée rapidement dans le calendrier local : après une arrivée en 2024 et une précédente édition qui a rassemblé plus de 500 participants, le rendez-vous vise à consolider un écosystème où start-up, investisseurs, médias et grands groupes parlent enfin le même langage.
Cette année, le fil rouge est clair : comment faire cohabiter l’exigence de croissance avec la sobriété des ressources — temps, budget, attention. Dans un contexte où le marketing digital est à la fois une discipline de précision et un terrain mouvant, Zero to One met en avant l’apprentissage par l’exemple. On y vient pour écouter des parcours de fondateurs, comprendre des arbitrages de stratégie en ligne, et surtout tester des façons de travailler. Car au-delà des scènes, c’est souvent dans les couloirs et les échanges informels que naissent les collaborations décisives.
Zero to One à Nantes en janvier : un événement webmarketing pensé pour passer de l’idée au marché
Zero to One n’est pas un salon où l’on collectionne des cartes de visite en vitesse. Son ADN, hérité de son lancement à Lyon en 2021 par H7, repose sur une progression : clarifier une proposition de valeur, éprouver un modèle, puis structurer l’exécution. Depuis son implantation à Nantes en 2024, le format a trouvé un public qui cherche moins des slogans que des méthodes. Le choix de fin janvier n’est pas anodin : c’est le moment où beaucoup d’équipes fixent leurs priorités annuelles, ajustent leurs objectifs d’acquisition, et redéfinissent leur positionnement.
La tenue de l’événement au Palace renforce cette idée de “camp de base” pour entrepreneurs. On y croise des profils variés : fondateurs en phase d’amorçage, équipes marketing en scale-up, investisseurs à la recherche de signaux faibles, mais aussi des talents en transition. Dans ce mélange, le webmarketing n’est pas cantonné à la pub en ligne : il est abordé comme un système complet, du produit à la marque, de la donnée à la narration.
Pour illustrer l’esprit “0 à 1”, suivons une entrepreneure fictive : Maëlis, fondatrice d’une jeune pousse nantaise qui vend un outil B2B de pilotage d’achats responsables. Elle a déjà quelques clients, mais son coût d’acquisition grimpe et sa croissance dépend trop du réseau personnel. À Zero to One, son objectif n’est pas de “faire du bruit” : elle veut repartir avec une stratégie en ligne capable d’industrialiser les leads sans trahir sa promesse de durabilité. Elle va donc chercher trois choses : des retours concrets sur la segmentation, des exemples de funnels réalistes, et des pratiques de contenu adaptées à son cycle de vente.
Ce type de problématique rencontre aussi les enjeux plus techniques : comment sécuriser son stack marketing, éviter de se disperser en outils, et garder une lecture saine des métriques. Sur ce point, plusieurs lectures prolongent utilement les discussions, notamment autour des architectures logicielles et de leurs implications. Un article sur les SaaS spécialisés versus les plateformes monolithiques aide à comprendre pourquoi empiler trop d’outils peut nuire à la qualité de la donnée et à la vitesse d’exécution.
Dans les allées, la question n’est pas “quelle tendance va marcher ?” mais “quelle décision prendre lundi matin ?”. C’est là que l’événement se distingue : il rend l’innovation moins abstraite en la ramenant à des arbitrages, des tests et des rituels d’équipe. Le vrai indicateur de réussite n’est pas la quantité de notes, mais la capacité à transformer une idée en plan d’action daté.

Conférences Zero to One : retours d’expérience, méthodes et visions du marketing digital
La programmation mise sur une densité assumée : plus de 20 conférences et tables rondes, et plus de 30 profils dirigeants et C-levels annoncés. L’intérêt de ce format, c’est la variété des angles : on peut passer d’un récit de scaling à une discussion sur la conformité, puis à un échange sur la vente, sans perdre le fil. Dans un univers où chaque discipline s’est spécialisée (SEO, paid, contenu, produit, data), ces passerelles évitent l’erreur classique : optimiser une partie du système en dégradant le reste.
Parmi les premières têtes d’affiche, on retrouve Roxanne Varza (Station F), Benjamin Netter (Riot) et Matthieu Gombeaud (Hexa). À leurs côtés, d’autres intervenants apportent une diversité de terrains : Delphine Dorseuil (Axeptio) pour les enjeux de consentement et de confiance, Ségolène Haas (PS Partner Assurances) pour des sujets plus régulés, ou encore Lara Khanafer sur l’angle commercial et la performance humaine. Cette pluralité rappelle une évidence : une stratégie de marketing digital est toujours conditionnée par le produit, le droit, la réputation, et la capacité de l’équipe à exécuter.
Pour Maëlis, notre fondatrice, une table ronde sur l’alignement sales-marketing est décisive. Elle comprend qu’elle ne doit pas “demander plus de leads” à son équipe acquisition, mais clarifier le profil de compte idéal et construire une preuve par le cas client. Une autre session lui donne une idée simple : réécrire sa page d’accueil non pas autour de fonctionnalités, mais d’un coût évité chiffré. Pourquoi est-ce puissant ? Parce que l’argument de valeur devient testable via des pages et des campagnes, au lieu de rester un discours.
Les interventions touchent aussi à la question de la survie des éditeurs et des produits dans un monde dominé par l’IA et les plateformes. Sur ce thème, une ressource comme les stratégies de survie des éditeurs face à l’IA éclaire les débats : différenciation par la donnée propriétaire, excellence sur un segment, communauté, ou qualité d’intégration dans un écosystème.
Au-delà de la scène, il faut regarder les effets de second ordre. Une bonne conférence ne sert pas seulement à apprendre, mais à se comparer. Elle donne des repères : combien de temps un repositionnement prend réellement, quelles métriques sont robustes, quels rituels d’équipe évitent les emballements. C’est précisément ce que vise l’événement : remplacer l’illusion de la recette miracle par la clarté des compromis. L’insight à retenir est simple : dans les phases d’accélération, la méthode vaut souvent plus que l’idée.
Pour prolonger ces apprentissages, de nombreux participants aiment aussi consommer des formats vidéo en amont. Cela permet d’arriver avec des questions. L’exploration de tendances via des interviews d’entrepreneurs et de spécialistes du growth est un bon échauffement pour tirer profit des échanges sur place.
Réseautage à Zero to One Nantes : transformer des rencontres en opportunités concrètes
On a souvent une vision romancée du réseautage : il suffirait d’être sociable et de “se montrer”. En réalité, les rencontres utiles sont celles qui s’appuient sur un besoin clair et un échange équilibré. Zero to One l’a bien compris : l’événement est conçu pour faire circuler les participants entre conférences, discussions informelles et moments plus structurés. Résultat : les conversations partent plus vite sur du concret, parce que tout le monde vient chercher une progression.
Pour Maëlis, le meilleur moment n’est pas forcément la keynote la plus attendue, mais une discussion de dix minutes avec un responsable acquisition d’une scale-up. Elle repart avec un cadre : choisir un canal principal pour 90 jours, bâtir une séquence de contenu “preuve”, puis n’automatiser qu’après avoir atteint un signal de conversion stable. Ce type de conseil fonctionne parce qu’il est contextualisé : secteur, panier moyen, cycle de vente, maturité produit. Une autre rencontre, avec un investisseur, lui rappelle que la croissance est une histoire de qualité de pipeline autant que de volume — et qu’un bon reporting peut devenir un avantage compétitif.
Le réseautage moderne, surtout dans les métiers du webmarketing, touche aussi à des sujets de conformité et de confiance. Les échanges sur la collecte de données, la sécurité et les risques de fuite se multiplient, notamment parce que les équipes marketing manipulent des outils connectés, des CRM et des données sensibles. Pour structurer ce volet, un article sur la cybersécurité des SaaS pour les professionnels permet de mieux comprendre les points de vigilance : gestion des accès, risques liés aux intégrations, et gouvernance des comptes.
Pour rendre ces rencontres plus productives, les participants aguerris appliquent souvent une discipline simple. Voici une liste de pratiques qui circulent beaucoup dans ce type d’événement, et qui évitent la dispersion :
- Formuler une demande précise (ex. : “je cherche un retour sur un pricing B2B à 3 paliers”) plutôt qu’un besoin vague.
- Arriver avec un exemple (une landing page, un mail, un dashboard) pour rendre la discussion tangible.
- Donner avant de demander : partager une ressource, une intro, ou un apprentissage terrain.
- Planifier un suivi sous 72 heures avec un objectif (audit rapide, mise en relation, test commun).
- Documenter les échanges : une note courte avec “problème / idée / prochaine action”.
Le réseautage sert aussi à sentir le marché, notamment quand de nouveaux modèles économiques émergent. Les discussions autour de la monétisation de micro-services, de contenus ou de compagnonnage numérique illustrent ce glissement. Sur cet angle, les modèles de monétisation du micro-companionship apporte un éclairage utile : il ne s’agit pas d’un gadget, mais d’un symptôme de l’évolution des usages, de la rétention et de la valeur perçue.
Dans un événement comme Zero to One, la rencontre la plus rentable n’est pas forcément la plus prestigieuse : c’est celle qui réduit votre temps d’incertitude. Le bon réseau ne vous “ouvre pas des portes” par magie, il raccourcit les cycles de décision.
Outils et stratégie en ligne : ce que les participants peuvent appliquer dès le retour au bureau
Les événements inspirants échouent parfois sur un point : l’application. Zero to One met l’accent sur des apprentissages transférables, notamment pour les équipes de marketing digital qui doivent agir vite. L’idée n’est pas de repartir avec une pile de tendances, mais avec une mécanique : diagnostiquer, prioriser, tester, mesurer, puis stabiliser. Dans les start-up, ce cadre évite les semaines perdues à “refaire le site” ou à changer de message sans protocole.
Prenons un cas concret : Maëlis décide de revoir son acquisition sans augmenter son budget. Elle pose un diagnostic simple : ses leads viennent d’un mélange de recommandations, de quelques campagnes LinkedIn et d’un contenu irrégulier. Son plan d’action post-événement se structure en trois semaines. Semaine 1 : clarifier une promesse et un segment prioritaire (PME industrielles, par exemple). Semaine 2 : produire deux contenus de preuve (un cas client chiffré et une comparaison “avant/après”). Semaine 3 : tester une séquence d’emailing et une landing dédiée, puis mesurer la conversion en rendez-vous qualifiés.
Ce type de démarche devient encore plus pertinent quand on intègre les contraintes réglementaires et de plateforme. En 2026, l’attention se porte davantage sur la transparence des revenus, la responsabilité des créateurs et les règles de diffusion. Même si Zero to One n’est pas un colloque juridique, ces sujets irriguent la stratégie en ligne : comment nouer des partenariats avec des créateurs, comment structurer une affiliation, comment documenter ce qui est sponsorisé. Sur cette dimension, les autorités européennes et les revenus des créateurs fournit un cadre de compréhension utile pour éviter les angles morts.
Les participants repartent aussi avec une conviction : l’outil n’est pas la solution, c’est l’organisation. Pour aider à choisir quoi renforcer en premier, voici un tableau de lecture simple, souvent évoqué dans les discussions entre fondateurs, marketeurs et investisseurs.
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Priorité |
Objectif |
Exemple d’action |
Indicateur de succès |
|---|---|---|---|
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Positionnement |
Rendre l’offre évidente pour un segment |
Réécrire la proposition de valeur + page d’accueil |
Taux de conversion visite → lead en hausse |
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Preuve |
Réduire le risque perçu |
Cas client chiffré + démonstration produit |
Plus de RDV qualifiés / cycle plus court |
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Canal principal |
Stabiliser un flux d’acquisition |
SEO sur 10 requêtes cœur + 4 contenus piliers |
Leads récurrents sur 8 semaines |
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Rétention |
Améliorer l’usage et la valeur |
Onboarding guidé + emails d’activation |
Baisse du churn / hausse activation |
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Mesure |
Décider sans biais |
Dashboard simple + définitions partagées |
Décisions plus rapides, moins de débats stériles |
Enfin, l’ouverture européenne du plateau d’intervenants rappelle que les tactiques d’acquisition évoluent selon les marchés. Pour les équipes qui lorgnent l’international, s’informer sur des verticales en expansion peut déclencher de bonnes questions. Par exemple, les dynamiques des startups AI et fintech à Dubaï permettent de comparer les logiques de croissance, de partenariats et de réglementation, et d’ajuster son go-to-market.
À l’arrivée, la meilleure “checklist” n’est pas une liste d’outils, mais un plan de tests. Si Zero to One a un effet durable, c’est parce qu’il incite à transformer l’inspiration en expérimentation, et l’expérimentation en routine.

H7 et _icilundi : une coopération Lyon–Nantes au service de l’innovation et des talents
Derrière Zero to One, il y a une logique de territoire. H7, accélérateur de start-up à Lyon, a conçu l’événement comme un rendez-vous annuel pour celles et ceux qui veulent transformer une intention en entreprise. _icilundi, ancré à Nantes via un réseau de lieux, apporte une connaissance fine de l’écosystème local : ses entrepreneurs, ses partenaires, ses problématiques spécifiques. Ensemble, ils construisent un pont concret entre deux scènes qui partagent des forces communes — innovation, création, industrie, numérique — mais avec des identités différentes.
Les prises de parole des organisateurs résument bien l’esprit : d’un côté, l’idée d’un espace de dialogue authentique et d’énergie collective ; de l’autre, la volonté de soutenir des projets durables et de renforcer les connexions entre territoires. Ce n’est pas une formule. Dans les faits, la coopération change la nature des rencontres : un entrepreneur nantais peut échanger avec des profils lyonnais habitués à d’autres marchés, d’autres réseaux d’investisseurs, d’autres manières de structurer l’accompagnement. Cette friction douce est souvent ce qui fait émerger des solutions nouvelles.
Pour les talents, l’événement joue aussi un rôle de carrefour. Les profils marketing, data, produit et sales viennent autant pour apprendre que pour se positionner. Une discussion sur une table ronde peut mener à un recrutement, un mentoring, ou un projet freelance. Et parce que le webmarketing est désormais très spécialisé (tracking, SEO technique, content ops, paid social, CRM), ces rencontres évitent l’écueil des annonces floues : on peut détailler une stack, un niveau de maturité, des KPI, et gagner du temps.
Le lien entre innovation et responsabilité traverse aussi les échanges. Les start-up qui grandissent vite doivent anticiper des sujets parfois considérés comme secondaires : gouvernance de la donnée, sécurité, dépendance aux plateformes, éthique de l’automatisation. Dans ce contexte, l’événement sert de “capteur” : il révèle ce que les équipes vivent réellement, loin des présentations parfaites.
Pour celles et ceux qui envisagent de participer, la billetterie est annoncée comme ouverte en tarif early bird via la billetterie officielle. Beaucoup s’y prennent tôt pour pouvoir organiser des rendez-vous en parallèle et venir avec un objectif clair. C’est souvent ce qui fait la différence entre “assister” à un événement et en tirer un impact mesurable.
La phrase-clé qui reste, à l’échelle d’un territoire, tient en une idée simple : quand les écosystèmes coopèrent, l’innovation cesse d’être un discours et devient une pratique partagée.