
Le marketing d’influence est aujourd’hui un levier puissant pour les marques qui souhaitent toucher leur audience avec un souci d’authenticité. Pourtant, de nombreuses entreprises se lancent sans maîtriser les fondamentaux et commettent des erreurs qui compromettent leurs résultats.
Entre le choix hasardeux des créateurs ou créatrices, l’absence de stratégie claire ou le manque de suivi, les écueils sont nombreux. Qu’il s’agisse d’une première campagne ou d’une volonté d’optimiser ses pratiques, connaître ces pièges permet de les éviter, de même que d’utiliser une plateforme d’influence dédiée. Voici 10 erreurs courantes qui peuvent faire échouer une stratégie d’influence.
Marketing d’influence : les erreurs de préparation et de ciblage
1. Se lancer sans objectifs précis
Trop de marques démarrent une campagne d’influence sans savoir exactement ce qu’elles cherchent à accomplir. Notoriété, engagement, conversions… Chaque objectif implique une approche différente, des profils de créateurs et créatrices distincts, et des indicateurs de performance spécifiques. Sans cette clarification préalable, il devient impossible d’évaluer la réussite de l’opération.
2. Sélectionner un influenceur uniquement sur sa taille de communauté
Le nombre d’abonnés ne garantit ni l’engagement ni la pertinence. Un créateur ou une créatrice avec une large audience peut générer moins de résultats qu’un micro-influenceur dont la communauté correspond parfaitement à la cible. Les profils de niche affichent souvent des taux d’engagement supérieurs et entretiennent une relation de proximité avec leurs abonnés. L’adéquation entre l’univers du créateur et les valeurs de la marque reste le critère déterminant.
3. Sous-estimer le budget nécessaire
Une campagne d’influence mobilise plusieurs postes de dépenses : rémunération des créateurs, envoi de produits, production éventuelle, gestion de projet. Mal anticiper ces coûts conduit à des compromis qui nuisent à la qualité de l’opération ou à son ampleur. Une estimation réaliste en amont évite les mauvaises surprises.
4. Prévoir des délais trop serrés
Un bon contenu demande du temps. Les créateurs et créatrices travaillent généralement leur ligne éditoriale plusieurs semaines à l’avance et ont besoin de s’approprier le produit ou le service pour en parler authentiquement. Solliciter un influenceur à la dernière minute conduit souvent à un contenu bâclé ou à un refus de collaboration.
5. Vouloir vendre à tout prix
En B2B particulièrement, les campagnes d’influence ne visent pas la conversion immédiate. L’objectif consiste plutôt à renforcer la crédibilité de la marque, à diffuser un message pertinent et à se positionner comme expert sur son marché. Les décideurs ne recherchent pas uniquement une prestation, mais une relation de confiance avec des partenaires légitimes.
Marketing d’influence : les erreurs d’exécution et de suivi
1. Imposer un contrôle excessif sur le contenu
L’influenceur ou l’influenceuse connaît son audience mieux que quiconque. Lui imposer un script rigide ou corriger chaque formulation jusqu’à vider le message de sa spontanéité produit un contenu qui sonne faux. Les communautés détectent immédiatement ce manque d’authenticité, ce qui nuit à la marque comme au créateur.
2. Dissimuler la nature commerciale du partenariat
Au-delà de l’obligation légale, la transparence constitue un enjeu de crédibilité. Un partenariat non identifié peut déclencher une vague de critiques et éroder la confiance des audiences. Les mentions claires du caractère sponsorisé participent à la professionnalisation du secteur et renforcent la légitimité de la collaboration. Et évitent les amendes et l’affichage public !
3. Miser uniquement sur des collaborations ponctuelles
Une publication isolée passe vite. Les partenariats sur la durée permettent au créateur ou à la créatrice de s’imprégner de la marque, de tester réellement les produits et de construire un discours cohérent. Cette récurrence renforce la mémorisation et la crédibilité du message auprès de l’audience.
4. Ne pas impliquer ses collaborateurs
Les employé(e)s d’une entreprise peuvent devenir ses premiers ambassadeurs. Cette approche d’employee advocacy décuple la portée des messages et renforce la crédibilité de la marque. Un témoignage interne paraît souvent plus authentique qu’un partenariat externe et participe à valoriser la marque employeur.
5. Oublier de mesurer les performances
Sans suivi des indicateurs définis en amont, impossible de savoir ce qui fonctionne. Portée, engagement, clics, conversions : chaque KPI raconte une partie de l’histoire. Cette analyse permet d’identifier les leviers efficaces, d’ajuster les prochaines campagnes et de justifier les investissements.