“Arsenal sera un lieu dédié à accompagner la révolution de l’IA et de la robotique”


Jocelyn Denis, vous êtes à la tête de Digitaleo, spécialiste rennais du marketing digital, et de La Fabrique, lieu dédié à l’accueil d’entreprises du numérique et du logiciel. Vous lancez maintenant Arsenal. Quels sont les contours de ce nouveau projet ?

Avec mon épouse Peggy Denis, cogérante de notre holding familiale Essaimage Groupe et d’Essaimage Event (activité séminaire), nous avons créé la société Arsenal en novembre 2025 afin de porter un nouveau projet immobilier. À 200 mètres du siège de Digitaleo et de La Fabrique, nous allons réhabiliter une ancienne friche industrielle que nous avons achetée à la Ville. Situé dans le quartier de La Courrouze à Rennes, en face du métro, le bâtiment de 1 850 m² était un lieu de stockage militaire, et a servi pendant longtemps à la production de munitions. Le permis de construire est prêt à être déposé, les travaux devraient démarrer début 2027 pour une livraison au deuxième semestre 2028. Nous garderons les murs et des graffs à la valeur artistique intéressante, puis reconstruirons l’intérieur, avec, en plus, une verrière et un “rooftop”. La conception architecturale est portée par le cabinet rennais Wunder, et sa rénovation, qui se veut exemplaire, sera pilotée par la société PLsur2.

Projection du projet Arsenal, ancienne friche industrielle du quartier de la Courrouze à Rennes
— Photo : Wunder

Quel est l’investissement nécessaire et qu’est-ce qui vous a poussés à monter ce projet ?

Nous investissons environ 5 millions d’euros au total. Notre précédent projet, La Fabrique, qui accueille des entreprises du monde du digital et du logiciel depuis 2014, a été un succès important. Nous avions misé sur ce nouveau quartier en développement et sur l’architecture industrielle et cela nous a réussi. Les bureaux et le calendrier événementiel sont toujours pleins. Nous avons beaucoup de demandes de location. Arsenal a vocation à répondre à cette demande. De plus, Digitaleo, qui occupe une partie de La Fabrique, a besoin de plus d’espace. L’entreprise occupe en effet 90 postes de travail sur la capacité totale de 190 postes proposés.

Digitaleo ne va donc pas déménager à l’Arsenal ?

Non. D’ici à 2028, nous aurons besoin d’environ 20 postes supplémentaires pour Digitaleo (120 salariés actuellement, dont 30 à Marseille, 12,5 M€ de CA en 2025, NDLR), qui prendront place à La Fabrique. Celle-ci conservera son identité. Arsenal en est une extension à 200 mètres, dans le même esprit, qui nous permet de mettre à jour les besoins.

Quels sont ces besoins que vous avez identifiés ?

Nous voulons faire d’Arsenal un lieu qui accompagnera la révolution en cours et à venir sur de nouvelles thématiques : l’IA et la robotique, voire la cybersécurité. Ce sont les nouveaux enjeux auxquels nous allons répondre. Nous avons également pour objectif de développer l’événementiel, pour passer d’une capacité de 70 à 150 personnes.

Quelle est votre ambition pour Arsenal ?

Nous souhaitons en faire un lieu de référence dans la rénovation industrielle, pour doter Rennes d’un lieu emblématique. Il ne ressemblera pas aux immeubles cubiques.



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