Avec sa plateforme, Okeanys oriente les consommateurs dans les boutiques


On peut être une start-up du numérique et se donner pour mission de redonner vie aux points de vente physiques. C’est en tout cas le pari d’Okeanys (3 personnes, CA non communiqué), née en Italie et désormais toulonnaise, car c’est dans la capitale varoise que ses fondateurs, Catherine Turcaud et Bruno Quarta, ont trouvé l’écoute et les réponses plus pertinentes à leurs besoins.

Sortir les consommateurs du web

“Nous avons eu envie de créer une plateforme différente de celles qui existent aujourd’hui et qui ont contribué à la désertification des commerces”, explique Bruno Quarta, le PDG, qui a passé des mois à décortiquer le géant Amazon pour en comprendre les ressorts. “Notre proposition économique tient en trois objectifs : gagner du temps pour le consommateur, garantir une simplicité d’utilisation et, surtout, offrir aux marques la possibilité de redynamiser leurs réseaux de distribution”, ajoute Catherine Turcaud.

En bref, Okeanys entend réconcilier ventes en ligne et ventes en magasin et les premières références parlent d’elles-mêmes. Stabilo, Exacompta, la marque de biberon Elhée ou les casseroles et ustensiles Cookut lui font déjà confiance et constatent le retour de nouveaux clients dans leurs magasins et chez leurs distributeurs. “Nous sortons les gens du web, nous sommes une entreprise excessivement sociale”, confie Bruno Quarta. En début d’année, ils ont également signé avec la coutellerie Nogent 3 étoiles, le laboratoire monégasque Therasciences et noué un partenariat avec le distributeur Fabrique de styles.

Le retour de la carte au trésor

Comment s’y prennent-ils ? En offrant aux consommateurs ce qu’ils attendent — la certitude de la disponibilité d’un produit avant l’achat — et aux marques une visibilité sur les stocks de leur réseau, au moyen d’une solution logicielle qui vient notamment s’intégrer au site web de la marque.

“Grâce aux flux d’informations en provenance des marques et de leurs revendeurs, que nous associons à des algorithmes prévisionnels, nous sommes capables de prédire la disponibilité d’un produit dans un magasin, géolocalisé sur ce que nous avons baptisé notre “carte aux trésors”. Ainsi, le consommateur sait quelle boutique, la plus proche de chez lui, aura le produit recherché”, détaille le dirigeant. Pour l’inciter à s’y rendre physiquement, plutôt que de choisir une livraison à domicile.

La solution Okeanys est aussi bien adaptée aux sites de vente en ligne, qu’aux sites “catalogue”, ou aux réseaux sociaux. “Nous sommes capables d’apporter une solution de marketing digital, même aux marques qui n’ont pas de site e-commerce et certaines commencent déjà à avoir des retours de leurs revendeurs, ravis de retrouver du trafic en boutique”, ajoute le couple dirigeant.

Une levée de fonds dans les tuyaux

Voilà pour la première brique, opérationnelle et en cours de déploiement, de manière sectorielle. “Nous avons commencé par la papeterie, puis les arts de la table, plus récemment la puériculture, les jeux ou la cosmétique”, précise Catherine Turcaud.

Soutenue par une bourse French Tech de Bpifrance, une bourse attractivité start-up de la Région Sud, lauréate de Réseau Entreprendre Var, hébergée par TVT Innovation, Okeanys prépare désormais une levée de fonds comprise entre 400 000 et 800 000 euros et confie avoir engagé des discussions avec des business angels.

De quoi s’offrir les moyens de démontrer sa capacité à développer un outil encore plus complet, pour séduire davantage de marques. “Une campagne marketing de Stabilo a contribué à nous faire connaître et nous aimerions bien nouer des partenariats avec des marques locales, notamment”, ajoute la dirigeante.

Cette levée de fonds permettrait de soutenir le recrutement de commerciaux par filière, de professionnels du marketing et des développeurs.

“Nous avons 17 produits dans la tête avant de lancer notre future plateforme”, confie Bruno Quarta. Cette plateforme est l’étape ultime d’Okeanys. Elle sera capable d’offrir aux marques une visibilité aussi importante que celle offerte par des géants comme Amazon ou autres marketplaces, en affichant un catalogue de produits tout aussi important. Mais ce ne sera pas un site de vente en ligne ! Là aussi, le but sera d’aller chercher le produit en boutique, et donc de pousser la porte du magasin…



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