Sur le web, on lit rarement une page de haut en bas. On scrolle, on cherche une information précise, on navigue par sections. C’est encore plus vrai sur mobile, où les pages longues deviennent vite difficiles à parcourir sans repère. C’est dans ce contexte qu’un lien vers un endroit précis d’une page devient particulièrement utile.
Ce type de lien permet par exemple de créer un sommaire cliquable, d’envoyer un lecteur directement vers une réponse dans une FAQ, de guider vers un formulaire ou un appel à l’action, ou tout simplement de faciliter la navigation dans un tutoriel détaillé. Les moteurs de recherche utilisent également ces ancres pour afficher des liens internes dans les résultats, donnant directement accès aux sections les plus pertinentes d’un contenu.
Les bénéfices sont multiples : une navigation plus fluide, une meilleure expérience utilisateur, et un contenu plus lisible, aussi bien pour les visiteurs que pour les moteurs.
Dans cet article, je vous montre concrètement comment créer un lien vers un endroit précis d’une page, avec :
- Du code HTML simple ;
- Les réglages à connaître dans WordPress et Gutenberg ;
- Des solutions pour générer facilement un sommaire automatique (avec ou sans plugin) ;
- Les bonnes pratiques à respecter.
À quoi sert un lien vers un endroit précis d’une page ? Exemples concrets
Avant de montrer comment créer un lien d’ancrage, il est utile de comprendre dans quels cas il peut vous être utile. Dès qu’un contenu oblige à scroller, qu’il comporte plusieurs parties ou que le lecteur cherche une information précise sans vouloir tout lire, ces liens améliorent considérablement l’expérience utilisateur.
Faciliter la lecture d’un contenu long (tutoriel, guide, dossier…)
Lorsqu’un contenu est particulièrement long (tutoriel, guide complet, page pilier), un lien vers un endroit précis d’une page permet de proposer un point d’entrée dans la lecture.
C’est le principe du sommaire cliquable ou de la table des matières interne : le lecteur peut accéder directement à la partie qui l’intéresse.
Sur une page de 1500 ou 2000 mots (voire davantage), ce type de structure améliore nettement la lisibilité du contenu. Elle permet aussi de se repérer plus facilement dans la page, notamment sur mobile, où le scroll peut vite devenir fatigant.

Améliorer la navigation dans une FAQ
Dans une FAQ, un lien vers un endroit précis d’une page permet de proposer une liste de questions en haut de page, chaque question renvoyant directement vers sa réponse plus bas.
Le lecteur peut ainsi cliquer uniquement sur ce qui l’intéresse, sans devoir parcourir toute la page pour trouver l’information recherchée.
Guider vers une action précise (formulaire, tarifs, appel à l’action…)
Les liens d’ancrage ne servent pas uniquement à structurer un contenu. Ils sont aussi très utiles lorsqu’on cherche à guider un utilisateur vers une action.
- Un bouton “Demander un devis” peut par exemple renvoyer directement vers un formulaire situé plus bas dans la page.
- Un lien “Voir les tarifs” peut amener précisément à la section concernée.
- Un appel à l’action placé en haut de page peut conduire vers une zone stratégique plus bas (ou vice versa, si on veut faire remonter l’utilisateur vers l’action après lui avoir fourni du contenu d’aide à la décision sur une landing page commerciale).
Créer un lien depuis une autre page vers une section précise
Un lien vers un endroit précis d’une page peut également être utilisé depuis une autre page du site.
Plutôt que d’envoyer un lecteur vers le haut d’un article, il est souvent plus pertinent de l’amener directement à la section qui répond à sa question.
Cela fonctionne très bien dans un contexte de maillage interne, mais aussi dans une newsletter ou sur les réseaux sociaux, lorsque l’on souhaite partager une information précise sans imposer au lecteur de chercher lui-même dans la page.
Apparaître sur Google avec des liens vers des sections
Les moteurs de recherche peuvent utiliser les liens d’ancrage pour afficher dans leurs résultats des liens directs vers certaines parties d’une page.
On voit parfois sous un résultat principal plusieurs liens secondaires qui mènent directement vers différentes sections d’un même contenu, comme ici sur mon blog voyage :

Ce n’est jamais garanti, mais une page bien structurée, avec des titres clairs, des sections bien identifiables et des ancres lisibles, facilite la compréhension du contenu par Google et peut contribuer à une meilleure mise en valeur dans les résultats.
Faciliter la compréhension du contenu par les IA et moteurs génératifs
Au-delà du confort pour le lecteur, les liens vers un endroit précis d’une page jouent aussi un rôle dans la façon dont les contenus sont compris par les moteurs modernes et les systèmes d’intelligence artificielle.
Aujourd’hui, Google, mais aussi les moteurs génératifs et assistants IA, cherchent à analyser la structure d’un contenu pour en comprendre la logique : quelles sont les grandes parties, quels sujets sont abordés, où se trouve l’information importante.
Un article structuré avec des titres clairs et des liens d’ancrage cohérents devient plus facile à découper, à résumer et à exploiter.
Concrètement, cela ne signifie pas qu’ajouter des ancres va faire exploser la visibilité d’une page. Mais cela permet d’avoir une structure plus lisible, donc plus compréhensible par les humains comme par les machines.
Pour comprendre comment faire un lien vers un endroit précis d’une page, il faut d’abord comprendre comment fonctionne un lien en HTML. Bonne nouvelle : ce n’est pas aussi compliqué que cela en a l’air, et une fois que vous aurez compris le principe, vous pourrez facilement l’adapter à vos besoins.
Dans le code de votre site, un lien peut par exemple ressembler à ceci :
<a href="https://www.notuxedo.com">Cliquez ici</a>
Ou à ceci :
<a href="#conclusion">Cliquez ici</a>
Ou encore à cela :
<a href="https://www.notuxedo.com/lien-vers-endroit-precis-page/#conclusion">Cliquez ici</a>
Si ce charabia paraît obscur au premier abord, rassurez-vous : chaque élément a en réalité un sens précis. Et une fois ce mécanisme compris, vous pourrez créer beaucoup plus facilement vos propres liens d’ancrage.
- “a” indique qu’il s’agit d’un lien. On utilise cette balise pour créer un lien vers une autre page, mais aussi vers un endroit précis d’une page.
- “href” sert à indiquer la cible du lien, c’est-à-dire l’endroit où le lien doit conduire.
- Après le signe égal, entre guillemets, on place la cible du lien : soit une URL complète, soit un fragment d’URL précédé d’un dièse (comme #conclusion), soit une combinaison des deux.
- Vient ensuite l’ancre du lien, c’est-à-dire le texte sur lequel l’internaute va cliquer (dans les exemples ci-dessus : “Cliquez ici”).
- Enfin, la balise </a> permet de fermer le lien, pour éviter que tout le reste de la page ne devienne cliquable.
Tous ces éléments sont codifiés : on ne peut pas décider d’écrire “b href” ou “a hreference” parce que ça nous chante 😉
En revanche, la cible du lien et le texte cliquable sont entièrement personnalisables. Et c’est justement ce qui va nous permettre de créer un lien vers un endroit précis d’une page.
Pour cela, on va utiliser ce que l’on appelle le fragment d’URL, c’est-à-dire une cible précédée d’un dièse (#).

Maintenant que le principe du lien est clair, passons à la pratique. Créer un lien d’ancrage repose sur une logique très simple : il faut définir un repère dans la page, puis créer un lien qui pointe vers ce repère.
Le principe de base : un id et un lien qui y renvoie
Pour que cela fonctionne, il faut deux éléments.
D’abord, une section qui possède un identifiant, signalé par le code “id” :<h2 id="contact">Contact</h2>
Ensuite, un lien qui pointe vers cet identifiant :<a href="#contact">Aller à la section Contact</a>
Le navigateur comprend alors qu’il doit faire défiler la page jusqu’à l’élément qui porte l’identifiant contact.
Le symbole # signifie simplement : “à l’intérieur de cette page”.
Créer un sommaire cliquable ou une table des matières
Ce principe est par exemple utilisé pour créer un sommaire en haut d’un article long.
En haut de page, on retrouve les liens : <ul>
<li><a href="#introduction">Introduction</a></li>
<li><a href="#etapes">Les étapes à suivre</a></li>
<li><a href="#erreurs">Erreurs fréquentes</a></li>
</ul>
Et dans le corps de la page, les titres sont marqués avec les fameux “id” :<h2 id="introduction">Introduction</h2>
<h2 id="etapes">Les étapes à suivre</h2>
<h2 id="erreurs">Erreurs fréquentes</h2>
Le lecteur peut alors cliquer sur une entrée du sommaire et être envoyé directement à la bonne section. C’est exactement le mécanisme utilisé pour les tables des matières, les FAQ ou les guides structurés.
Créer un lien vers une section depuis une autre page
Il est aussi possible de faire un lien vers un endroit précis d’une page depuis une autre page du site (ou depuis un email, un réseau social, etc.).
Exemple :<a href="https://www.monsite.com/guide-wordpress/#installation">Voir directement la partie sur l'installation</a>
Dans ce cas, l’utilisateur arrive d’abord sur la page, puis le navigateur descend automatiquement jusqu’à la section portant l’identifiant installation.
C’est très utile pour partager une réponse ciblée, faire du maillage interne vers une section pertinente ou guider un utilisateur vers une information précise.
Bonnes pratiques pour créer des ancres propres et lisibles
Un lien d’ancrage fonctionne d’autant mieux si les identifiants sont clairs et cohérents. Un id comme comment-creer-un-sommaire sera beaucoup plus compréhensible que section1 ou bloc-8472.
De manière générale, il vaut mieux utiliser des mots explicites, éviter les espaces, privilégier les minuscules et les tirets, et conserver le même format sur toute la page.
Un identifiant lisible pour vous est aussi plus propre pour les moteurs et plus facile à maintenir dans le temps.
Erreurs fréquentes à éviter
Certaines erreurs empêchent les liens de fonctionner correctement, par exemple :
- Utiliser deux fois le même id dans une page ;
- Oublier le # dans le lien ;
- Créer un lien vers un id qui n’existe pas ;
- Utiliser des identifiants générés automatiquement et illisibles.
Éviter ces erreurs permet de garder une navigation fluide.
Créer un lien d’ancrage sur WordPress
Sur WordPress, vous n’êtes pas obligé de toucher au code HTML pour créer un lien vers un endroit précis d’une page. Avec Gutenberg, vous pouvez ajouter une ancre directement sur un titre ou un bloc, puis créer un lien qui pointe vers cette ancre. C’est la méthode la plus simple pour construire un sommaire cliquable ou rendre une page longue plus agréable à lire.
Utiliser l’ancre de bloc dans Gutenberg (méthode sans plugin)
La logique reste la même : ajouter un identifiant (id) au bloc cible, puis créer un lien qui pointe vers cet identifiant. Dans Gutenberg, cette option existe déjà.
Étape 1 : ajouter l’ancre sur la section cible
- 1. Dans l’éditeur WordPress, cliquez sur le titre (h2/h3) ou le bloc vers lequel vous voulez renvoyer.
- 2. Dans la colonne de droite, ouvrez les Réglages du bloc.
- 3. Repérez le champ intitulé Ancre.
- 4. Saisissez un identifiant lisible, par exemple : tarifs, faq, installation-wordpress…
Bonnes pratiques : choisissez un identifiant en minuscules, avec éventuellement des tirets (pas d’espace), explicite et unique (n’utilisez pas le même id sur plusieurs sections).
Étape 2 : créer le lien vers l’ancre
Vous avez ensuite deux cas :
- Faire un lien depuis la même page (sommaire, renvois internes dans un contenu long) : sélectionnez un texte, cliquez sur l’icône lien, puis saisissez votre identifiant précédé d’un dièse, par exemple #tarifs.
- Faire un lien d’ancrage depuis une autre page (maillage interne, e-mail, réseaux sociaux) : utilisez l’URL complète + l’ancre, par exemple https://www.notuxedo.com/ma-page/#tarifs.
Étape 3 : vérifier que ça fonctionne
Il vous suffit de prévisualiser la page et de cliquer sur le lien : vous devriez arriver directement sur la section cible.
Aller plus loin : si votre thème WordPress a un header fixe (menu sticky par exemple), l’ancre peut arriver “trop haut” et cacher le titre. Je vous donne une solution plus bas dans l’article (offset CSS/scroll-margin).
Générer un sommaire automatique (Table of Contents) avec un plugin
Si vous publiez des pages longues (guides, tutoriels, pages piliers), un plugin de table des matières permet de générer automatiquement un sommaire cliquable construit à partir de vos titres (H2, H3…). C’est souvent le meilleur compromis : rapide à mettre en place, presque sans maintenance (hormis mettre à jour l’extension !) et très utile pour l’expérience utilisateur.
Plusieurs extensions fiables existent dans le répertoire officiel WordPress. Parmi les plus utilisées :
Le principe est le même dans tous les cas : le plugin analyse la structure de vos titres et génère automatiquement un sommaire cliquable.
Bonnes pratiques pour configurer un sommaire automatique :
- Après installation, privilégiez un affichage sur les articles et les pages réellement longs. On peut souvent exclure, par exemple, la page contact et ce type de contenu où le sommaire n’apporte pas de valeur ajoutée ;
- Dans la majorité des cas, un sommaire basé uniquement sur les titres h2 est suffisant. Ajouter les h3 peut vite produire des sommaires très longs, peu lisibles et parfois contre-productifs ;
- Si votre sommaire prend trop de place visuellement, vous pouvez aussi opter pour un affichage repliable (accordéon), proposé par la plupart des plugins.
L’extension exploite une structure existante donc pensez d’abord à travailler la hiérarchie des titres avant de les exploiter via un sommaire automatique.
Créer un lien d’ancrage dans un menu WordPress
Il est aussi possible d’utiliser des liens d’ancrage dans le menu de navigation d’un site WordPress.
Cela peut être très utile par exemple pour :
- Faire descendre rapidement l’internaute vers un formulaire sur une page ;
- Pointer vers la section “Tarifs” d’une page service ;
- Accéder directement à une FAQ ou à une section précise d’une landing page.
Le principe est exactement le même que pour un lien classique : commencez par marquer le bloc “cible” avec un identifiant unique (id), via Gutenberg ou directement en HTML dans le code.
Pour que le menu oriente vers cette section, il faut récupérer l’URL de la page et y ajouter le fragment reprenant ce même identifiant.
Par exemple :https://www.monsite.com/prestations/#tarifs
Ensuite, pour intégrer le lien au menu sur WordPress :
- Rendez-vous dans Apparence > Menus ;
- Ajoutez un lien personnalisé ;
- Collez l’URL complète avec l’ancre ;
- Puis ajoutez ce lien à votre menu.
Ici aussi, c’est simple mais ça permet de construire des parcours utilisateurs plus fluides, notamment sur des pages de vente.
Générer un sommaire automatique sans plugin (via functions.php)
Si vous êtes à l’aise avec le code, il est tout à fait possible de générer un sommaire automatique sans utiliser de plugin, directement en modifiant le fichier functions.php de votre thème WordPress.
Il s’agit de reproduire le fonctionnement des extensions de table des matières : on extrait les titres de l’article (h2 par exemple), on leur attribue un identifiant si nécessaire, puis on génère automatiquement un sommaire à partir de cette structure.
Voici un exemple de fonction que vous pouvez ajouter dans votre fichier functions.php :
function nt_auto_toc_h2_optout_v2($content) {
if (!is_singular() || is_admin() || is_feed() || !in_the_loop() || !is_main_query()) return $content;
// Opt-out
if (strpos($content, '[no_sommaire]') !== false) {
return str_replace('[no_sommaire]', '', $content);
}
// H2 uniquement
preg_match_all('/<h2([^>]*)>(.*?)<\/h2>/i', $content, $matches, PREG_SET_ORDER);
if (!$matches) return $content;
// Sommaire uniquement si au moins 3 H2
$min_h2 = 3;
if (count($matches) < $min_h2) return $content;
$used_ids = array();
$toc_items = array();
foreach ($matches as $match) {
$attrs = $match[1];
$raw_title_html = $match[2];
$title = trim(wp_strip_all_tags($raw_title_html));
if ($title === '') continue;
// Si un id existe deja dans le H2, on le garde
if (preg_match('/\sid="([^"]+)"/i', $attrs, $id_match)) {
$id = $id_match[1];
} else {
$normalized = str_replace(array("'","’"),'-',$title);
$id = sanitize_title($normalized);
if ($id === '') $id = 'section';
}
// Eviter les doublons d'id
$base_id = $id;
$counter = 2;
while (in_array($id, $used_ids, true)) {
$id = $base_id . '-' . $counter;
$counter++;
}
$used_ids[] = $id;
// Injecter l'id si absent
if (!preg_match('/\sid="([^"]+)"/i', $attrs)) {
$old_h2 = $match[0];
$new_h2 = '<h2 id="' . esc_attr($id) . '"' . $attrs . '>' . $raw_title_html . '</h2>';
$content = str_replace($old_h2, $new_h2, $content);
}
$toc_items[] = '<li><a href="#' . esc_attr($id) . '">' . esc_html($title) . '</a></li>';
}
if (empty($toc_items)) return $content;
$toc = '<div class="sommaire"><strong>Au sommaire de cet article</strong><ul>' . implode('', $toc_items) . '</ul></div>';
// Insertion avant le premier H2
$content = preg_replace('/<h2/i', $toc . '<h2', $content, 1);
return $content;
}
add_filter('the_content', 'nt_auto_toc_h2_optout_v2', 12);
Concrètement, ce code permet d’insérer automatiquement un sommaire dans tout article comportant au moins 3 titres en h2. Il vous permet aussi de désactiver manuellement le sommaire, simplement en insérant le shortcode [no_sommaire] dans votre article.
Ca permet d’éviter l’ajout d’une extension supplémentaire et de garder la main sur la personnalisation du code et de l’apparence du sommaire en fonction de vos besoins.
Les liens d’ancrage, un véritable atout SEO, UX et GEO en 2026
Créer un lien vers un endroit précis d’une page ne sert pas seulement à guider le lecteur, c’est aussi un vrai levier de performance SEO (optimisation du référencement naturel) et GEO (optimisation pour les moteurs de réponse comme ChatGPT, Perplexity et Gemini).
Le GEO redonne à la structure une importance stratégique
On parle beaucoup aujourd’hui de GEO (Generative Engine Optimization), un terme qui désigne le fait d’optimiser son site aussi bien pour Google que pour les moteurs de recherche génératifs et les IA.
Ces algorithmes modernes ont des ressources limitées… et cherchent à les optimiser tout en répondant aux demandes des internautes de manière la plus pointue et efficace possible. Dans ce cadre, la structuration du contenu devient indispensable à sa bonne compréhension.
Un contenu bien structuré en sections claires, pas trop longues, avec des titres explicites, un sommaire, des encarts, est plus facile à segmenter en petits fragments, à analyser, à résumer et à citer.
Cela améliore donc vos chances d’apparaître dans ces outils qui sont aujourd’hui un levier de visibilité incontournable.
Les signaux utilisateurs prennent beaucoup de poids
Pour être performant, il faut bien sûr écrire des choses intéressantes, travailler sa “marque”… mais aujourd’hui, le succès d’une page ne dépend plus seulement de son contenu et de sa réputation, il dépend aussi de la façon dont l’internaute va interagir avec elle.
C’est, d’ailleurs, ce qui fait toute la puissance d’un moteur comme Google, qui a travaillé très tôt sur la prise en compte de ces signaux, en utilisant les données issues de son navigateur Google Chrome pour comprendre le comportement de l’internaute sur une page.
Le principe est très simple : si l’internaute navigue facilement sur la page, y reste plus longtemps, interagit avec le contenu, cela est interprété comme un signal positif. C’est souvent sur la base de ces signaux que se joue le classement en top 5 sur Google.
Or, les liens créés vers un endroit précis d’une page sont une aide à la navigation : on trouve plus vite ce que l’on cherche, il y a donc moins de frustration, la navigation est plus fluide, cela rend les articles longs plus lisibles (surtout sur mobile). Un atout aussi bien UX que SEO, donc !
Bonnes pratiques et conseils pour bien utiliser les liens d’ancrage
Comme vous l’avez vu, il est simple techniquement de créer un lien vers un endroit précis d’une page, même sans savoir coder. En revanche, cela suppose aussi bien maîtriser la manière de structurer un contenu (notamment avec les balises h1 à h6).
Ce qui fonctionne le mieux en pratique
- Placez vos ancres sur des titres vraiment structurants (h2, h3) plutôt que sur des blocs plus secondaires.
- Ne surchargez pas le sommaire pour qu’il garde son efficacité ;
- Dès qu’un contenu est long (plus de 1000-1500 mots), le sommaire devient indispensable pour l’expérience utilisateur ;
- Pensez à tester vos liens avant publication, surtout s’ils sont générés à la main : on a vite fait de faire une erreur dans l’identifiant ou d’utiliser deux fois le même sur une page sans le vouloir ;
- Écrivez vos identifiants en minuscules, sans espace, en séparant les mots par des tirets ;
- Dans un monde parfait, utilisez des identifiants lisibles et explicites (id=”faq”, id=”tarifs”).
Structurer ses pages pour que ces liens soient réellement utiles
Ajouter des ancres ne suffit pas en soi. Pour qu’elles aient un réel intérêt (pour l’utilisateur comme pour les moteurs), il faut évidement qu’elles reposent sur une bonne structure de page.
Si vous n’êtes pas à l’aise avec l’utilisation des balises de titres, je vous conseille de lire ces conseils sur le bon usage des titres h2, h3, etc.
Faut-il utiliser des données structurées pour baliser les pages avec liens d’ancrage ?
En résumé, non, le fonctionnement des liens d’ancrage repose exclusivement sur le couple ancre/identifiant.
En revanche, sur certains types de contenus spécifiques, il peut être utile d’intégrer des données structurées pour renforcer la compréhension de l’architecture ou de la nature de la page. C’est notamment le cas sur :
- Les pages de FAQ (balisage FAQPage) ;
- Les tutoriels étape par étape (balisage HowTo) ;
- Les articles de blog (balisage BlogPosting).
Les liens d’ancrage affectent-ils la vitesse de chargement ?
Les ancres HTML sont très légères et leur impact sur le temps de chargement est anecdotique.
C’est encore plus vrai si les ancres sont créées à la main ou via un script de sommaire automatique très léger, par rapport à un plugin WordPress susceptible de charger des options additionnelles.
Aller plus loin : améliorer le confort de navigation avec un peu de CSS
Dans la majorité des cas, un lien vers un endroit précis d’une page fonctionne parfaitement sans réglage particulier.
Mais selon le thème WordPress utilisé, certaines situations peuvent mériter un petit ajustement.
Quand le titre est caché par un header fixe (menu sticky)
Si votre site utilise un menu “sticky” (un menu fixe qui reste collé en haut lors du scroll), il arrive que le lien d’ancrage amène bien au bon endroit… mais que le titre de la section soit partiellement masqué par le menu.
Il est facile de résoudre ce problème avec un peu de CSS, à ajouter au fichier style.css de votre thème enfant. On ciblera exclusivement les éléments HTML qui servent de point d’ancrage.
Par exemple, si ce sont les h2 et h3, on écrira :h2, h3 { scroll-margin-top: 150px; }
L’idée est d’ajouter une hauteur additionnelle au scroll par défaut, tenant compte de la hauteur du menu. Il faudra donc ajuster la valeur en pixels (ici 150) en fonction de la hauteur réelle de la barre de menu.
Rendre le défilement plus progressif avec scroll-behavior
Par défaut, lorsqu’on clique sur un lien d’ancrage, le navigateur descend de manière assez brutale jusqu’à la section ciblée.
Il est possible de rendre le défilement plus doux avec un peu de CSS, à intégrer là aussi au fichier style.css de votre thème enfant.
html { scroll-behavior: smooth; }
Cela donne plus de modernité et de fluidité à l’expérience de navigation.
En conclusion, les liens d’ancrage constituent une optimisation simple mais à fort impact sur la lisibilité et l’expérience utilisateur.
En respectant quelques bonnes pratiques lors de la construction des ancres, en ayant une structure de page logique et propre, en travaillant la mise en forme pour rendre le défilement fluide et fonctionnel, on tire pleinement profit des atouts de la fonctionnalité.
Que ce soit via une intégration manuelle ou automatique, avec ou sans extension WordPress, l’objectif reste le même : permettre au lecteur d’accéder rapidement à l’action ou à l’information qui va lui être la plus utile. Il se trouve que cette utilité est aussi au cœur de ce qui garantit la performance d’un contenu aujourd’hui.