On parle beaucoup de technologie, d’intelligence artificielle, de CRM sophistiqués, de parcours client optimisés…
Mais parfois, la vraie différence entre une entreprise ordinaire et une entreprise mémorable tient en un seul mot.
Un mot que l’on prononce chaque jour sans vraiment y penser. Un mot que l’on banalise à force de l’utiliser mécaniquement. Ce mot, c’est : Merci.
Dire Merci à ses clients et prospects… un petit geste sous estimé… et sous utilisé !

C’est l’idée centrale que développe Thierry Spencer dans son livre « Merci, petites et grandes histoires de l’expression de la gratitude ».
Pour obtenir le livre (22 €), c’est sur ce lien https://amzn.to/3KGgsW0

Thierry y démontre comment la gratitude, loin d’être un simple vernis de politesse, peut devenir un véritable levier de différenciation business.
Un levier puissant, sous-exploité, et étonnamment accessible.
Pas un « merci » poli et mécanique, glissé en fin d’email ou imprimé sur un ticket de caisse.
Mais un « merci » sincère, pensé, incarné, qui touche vraiment le client là où ça compte : dans son vécu, dans son émotion, dans sa relation avec la marque.
Thierry Spencer introduit la notion de « Merci opérant » : un remerciement qui produit un effet réel, mesurable, sur la relation client. Contrairement au merci de façade, il est personnalisé, authentique et ancré dans un moment précis du parcours client. Il ne se contente pas d’exprimer de la gratitude — il crée un souvenir, renforce la fidélité, et transforme un client en ambassadeur.
Voici les 4 grandes manières d’activer ce « Merci opérant », illustrées par des exemples concrets d’entreprises qui l’ont compris.
1. Remercier le premier achat : du transactionnel à l’émotionnel
Le premier contact entre un client et une marque est souvent décisif. C’est à ce moment précis — chargé d’attentes et de découverte — que l’on peut créer l’effet WoW, ce petit choc émotionnel positif qui grave une marque dans la mémoire.
L’Occitane l’a bien compris : le groupe imprime un grand « MERCI » à l’intérieur de ses colis, transformant le simple déballage en un moment de reconnaissance mutuelle. L’unboxing n’est plus une opération logistique — c’est une expérience.
Century 21 France, de son côté, offre du champagne pour célébrer un achat immobilier. Un geste symbolique qui marque un moment fort dans la vie du client, et qui lui rappelle que la marque a conscience de l’importance de ce qu’il vient de vivre.
Le message implicite dans les deux cas ? « Nous savons que ce moment compte pour vous. Et il compte pour nous aussi. »
2. Transformer un pépin en pépite : remercier pour le feedback
Un client mécontent qui prend la peine de se manifester ne vous attaque pas — il vous offre une opportunité. Il vous donne une seconde chance de briller, de corriger le tir, de prouver que vous êtes une entreprise qui écoute et qui s’améliore. Lui dire « merci » dans ce contexte est contre-intuitif… et c’est précisément pour ça que ça fonctionne.
Decathlon France (magasin de Montauban) répond à tous ses avis Google — y compris les négatifs — en remerciant les clients et en leur apportant des conseils personnalisés. Résultat : une relation qui continue au-delà de la vente, et une image de marque renforcée aux yeux de tous ceux qui lisent ces échanges.
Fortis (banque belge) allait encore plus loin : le président envoyait personnellement un courrier signé à chaque client ayant déposé une réclamation, pour le remercier de son signalement et lui détailler les améliorations concrètes mises en place. Un moment négatif devenait ainsi une histoire positive — le pépin transformé en pépite.
3. Remercier la fidélité : reconnaître ceux qui restent
Acquérir un nouveau client coûte en moyenne 5 à 7 fois plus cher que d’en fidéliser un existant. Pourtant, combien d’entreprises investissent davantage dans leurs campagnes d’acquisition que dans la reconnaissance de leurs clients fidèles ? Remercier la fidélité, c’est reconnaître une relation dans la durée — et lui donner envie de continuer.
Nespresso France célèbre non seulement l’anniversaire de ses clients, mais aussi l’anniversaire de leur inscription au Club. Un détail qui dit : « Nous nous souvenons du jour où vous avez choisi de nous rejoindre. »
TD Bank organise chaque année l’opération #TDVousDitMerci, une journée surprise pendant laquelle la banque remercie ses clients avec des cadeaux inattendus — parfois des billets d’avion. Un moment de rupture dans la relation bancaire, ordinairement froide et fonctionnelle, qui génère une couverture médiatique et une émotion authentique.
La MACIF envoie un coffret avec bougie et coloriage pour le premier anniversaire du bébé d’un sociétaire. La relation dépasse le contrat d’assurance pour s’inscrire dans la vie réelle du client.
Chateauform va jusqu’à entretenir une véritable « armoire à WoW » : un stock de petites attentions (du miel, par exemple) envoyées spontanément à des clients traversant des moments difficiles, ou encore un club exclusif réservé à ses meilleures ambassadrices. La fidélité y est traitée comme une relation humaine, pas comme un calcul commercial.
4. Le « Merci » responsable et éthique : la gratitude qui fait sens
La gratitude peut également renforcer la fierté du client dans ses choix. Quand une marque le remercie non seulement pour son achat, mais pour la valeur de ce choix — environnementale, sociale, humaine — elle l’élève. Elle transforme un acte de consommation en acte de contribution.
La SNCF remercie ses voyageurs TGV en fin de trajet d’avoir choisi le mode de transport le plus écologique. Un merci qui valorise le geste du client et renforce son sentiment d’avoir bien fait.
Nespresso reverse 1 % de ses ventes à Café Joyeux, un réseau de cafés qui emploie des personnes en situation de handicap mental, et en informe ses clients. Acheter une capsule prend soudainement une autre dimension.
La gamme « Merci ! » d’Intermarché met directement en avant la voix des producteurs, qui remercient les consommateurs pour leur choix. Le merci circule à l’envers de la chaîne habituelle — et c’est précisément ce qui le rend puissant.
Voici un prompt pour vous aider à intégrer les « Mercis » dans votre parcours client :
Tu es un expert en expérience client, parcours client et marketing relationnel. Ta mission est de m’aider à identifier de manière exhaustive tous les moments et points de contact où je pourrais — et devrais — exprimer de la gratitude à mes clients, de façon sincère, mémorable et différenciante.
Mon contexte : — Mon secteur / mon métier : [ex : cabinet de conseil / e-commerce / hôtellerie / SaaS B2B / retail / autre] — Mon type de clientèle : [B2B / B2C / les deux] avec un panier moyen de [MONTANT] et une fréquence d’achat de [FRÉQUENCE] — La durée moyenne de ma relation client : [transaction unique / quelques mois / plusieurs années] — Mes canaux de contact actuels : [email / téléphone / en face à face / application / réseaux sociaux / courrier / autre] — Ce que je fais déjà en matière de remerciement client : [rien de structuré / email automatique post-achat / autre] — Mon budget disponible pour des actions de gratitude : [inexistant / faible < 10€ par client / modéré / élevé]
Ce que j’attends de toi :
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- Une cartographie complète du parcours client avec, pour chaque étape, les moments précis où un remerciement aurait un impact fort : — Avant l’achat (prospect, premier contact, devis, rendez-vous) — Au moment de l’achat (premier achat, achat récurrent, montée en gamme) — Après l’achat (livraison, onboarding, prise en main, première utilisation) — Dans les moments de friction (réclamation, retard, erreur, insatisfaction) — Dans les moments de vie du client (anniversaire, événement pro ou perso, étape importante) — Dans les moments de fidélité (1 an de relation, Xème commande, recommandation, avis laissé) — Dans les moments de réengagement (client inactif, retour après une pause, renouvellement)
- Pour chaque moment identifié, précise : — Pourquoi c’est un moment stratégique pour dire merci — Quel canal utiliser (email, appel, courrier manuscrit, SMS, en personne…) — Quel niveau de personnalisation est attendu (automatisable / semi-personnalisé / entièrement humain) — Un exemple concret de ce que pourrait être ce merci (ton, format, contenu) — Le niveau d’impact potentiel sur la relation (fort / moyen / faible) et pourquoi
- Une matrice de priorisation : parmi tous ces moments, lesquels dois-je activer en premier ? Classe-les selon deux axes — facilité de mise en œuvre et impact sur la relation client — pour que je sache par où commencer.
- Des moments « surprise » : identifie 5 moments inattendus, contre-intuitifs ou créatifs où un remerciement pourrait créer un effet WoW que mes concurrents n’ont probablement pas encore exploré dans mon secteur.
- Les erreurs à éviter : quels sont les faux « merci » qui font plus de mal que de bien ? Les remerciements trop tardifs, trop génériques, mal calibrés selon le canal ou le profil client — donne-moi les pièges concrets à déjouer.
- Un système de déclenchement : comment mettre en place une logique simple (manuelle ou semi-automatisée) pour que ces moments de gratitude ne dépendent plus de ma mémoire, mais soient intégrés dans mes process CRM, mon agenda ou mes routines d’équipe ?
Contraintes : — Mélange des idées accessibles à budget zéro et des idées plus ambitieuses — Propose des actions adaptées à une petite structure (1 à 10 personnes) ET à une équipe plus large — Privilégie des remerciements qui renforcent la relation sur le long terme, pas seulement l’effet immédiat — Sois concret : je veux des exemples réels, des formulations, des idées directement actionnables
Format attendu : Une carte des moments clés sous forme de tableau (étape / moment / canal / exemple / impact), suivie de la matrice de priorisation, des 5 idées WoW, des erreurs à éviter, et d’un mini-guide pour automatiser intelligemment sans perdre l’authenticité. Termine par 3 questions que je peux me poser régulièrement pour continuer à enrichir ma pratique du merci client
Et pour écrire le message, voici un exemple de prompt
Tu es un expert en communication client et en marketing relationnel, avec une plume naturelle, chaleureuse et authentique. Ta mission est de rédiger un email de remerciement à un client fidèle — un email qui touche vraiment, sans tomber dans l’excès ou la flatterie creuse.
Le contexte client : — Prénom du client : [PRÉNOM] — Depuis combien de temps est-il client : [DURÉE] — Ce qu’il achète / utilise : [PRODUIT OU SERVICE] — Un détail personnel ou professionnel que je connais sur lui : [ex : il vient de changer de poste / il nous a recommandé à un ami / il a traversé une période difficile / il commande toujours la même chose / autre] — A-t-il récemment fait quelque chose de notable : [laissé un avis, recommandé un ami, renouvelé un contrat, atteint un anniversaire de relation…]
Mon identité : — Je m’appelle : [PRÉNOM + NOM ou juste PRÉNOM] — Mon rôle : [fondateur / commercial / responsable relation client / dirigeant…] — Le ton de ma marque est : [chaleureux et humain / premium et sobre / dynamique et direct / autre] — Ce que je veux que le client ressente en lisant cet email : [reconnu / valorisé / surpris positivement / simplement touché]
Contraintes de rédaction : — L’email doit faire entre 100 et 180 mots maximum : assez long pour être sincère, assez court pour être lu entièrement — Pas de formule bateau type « en cette période de fêtes » ou « en tant que client privilégié » — Pas de promotion, pas d’offre commerciale cachée derrière le merci : ce doit être un remerciement pur, sans arrière-pensée — Le « merci » doit apparaître, mais ne doit pas être le seul mot qui porte l’émotion : c’est la précision et la sincérité du contenu qui font la différence — Terminer par une phrase humaine, pas un appel à l’action commercial — L’objet de l’email doit être original, court, et donner envie d’ouvrir sans être racoleur
Ce que tu dois produire :
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- 3 versions de l’email avec des tons légèrement différents : — Une version sobre et sincère (l’essentiel, rien de trop) — Une version chaleureuse et narrative (qui raconte quelque chose, crée une image) — Une version personnelle et directe (comme si je l’écrivais à la main, presque informelle)
- Pour chaque version : un objet d’email différent et une note d’intention d’une ligne expliquant ce qui la rend efficace
- Après les 3 versions : 3 erreurs à éviter dans ce type d’email, avec pour chacune un exemple de formulation ratée et sa version corrigée
Rappel absolu : cet email ne doit jamais donner l’impression d’avoir été écrit par une machine ou copié-collé d’un template. Si en le lisant, le client peut se dire « ils auraient pu envoyer ça à n’importe qui », c’est un échec. Le test de réussite : le client doit se dire « ils pensaient vraiment à moi.
Les mercis pour les équipes

On investit des millions dans des outils de management, des plateformes RH, des enquêtes d’engagement…
Et si l’un des leviers les plus puissants de la motivation au travail était encore une fois ce petit mot de cinq lettres ? Merci.
Pourtant, dans beaucoup d’organisations, le merci entre managers et collaborateurs reste rare, tardif, ou tellement standardisé qu’il a perdu toute substance.
Un « bon boulot » lancé en réunion, un email collectif en fin d’année, une prime silencieuse virée sur un compte… Ce ne sont pas des marques de gratitude. Ce sont des obligations.
La vraie question n’est pas si vous remerciez vos équipes — c’est comment vous le faites.
Pourquoi le « merci » au travail est si rare (et si précieux)
Il existe une croyance tenace dans le monde du travail : les collaborateurs sont payés pour faire leur job, donc les remercier serait presque superflu. Voire condescendant.
C’est une erreur profonde.
Un collaborateur ne vend pas seulement son temps ou ses compétences — il engage son énergie, son attention, parfois ses week-ends, souvent ses idées. Reconnaître cela, c’est reconnaître sa contribution en tant que personne, pas seulement en tant que ressource.
Les chiffres le confirment : selon Gallup, les collaborateurs qui se sentent régulièrement reconnus sont 2,7 fois plus susceptibles d’être très engagés dans leur travail. Et selon une étude Workhuman, 79 % des collaborateurs qui quittent leur entreprise citent le manque de reconnaissance comme une raison majeure de leur départ.
Le « merci » n’est donc pas un nice-to-have managérial. C’est un enjeu de rétention, de performance et de culture d’entreprise.
Les 4 formes du merci qui boostent les équipes
1. Le merci spécifique : nommer ce qui a été fait
Le pire merci est le merci générique. « Super boulot cette semaine ! » glisse sur la plupart des gens comme de l’eau sur du Téflon. Pourquoi ? Parce qu’il ne prouve pas que vous avez vraiment regardé.
Un merci qui touche, c’est un merci qui nomme. Pas « merci pour ton implication », mais : « Merci d’avoir repris la présentation à 22h pour qu’elle soit prête ce matin. Je sais ce que ça t’a coûté, et ça a vraiment fait la différence. »
Ce niveau de précision dit au collaborateur deux choses essentielles : j’ai vu ce que tu as fait, et je comprends ce que ça représente. C’est cela qui crée le sentiment d’être reconnu — pas le mot en lui-même.
2. Le merci public : reconnaître devant les autres
Il y a une pudeur française vis-à-vis des félicitations publiques. On craint de froisser les autres, de paraître favoritiste, de mettre mal à l’aise celui qu’on remercie. Résultat : la reconnaissance se passe souvent dans les couloirs ou nulle part.
Pourtant, être remercié devant ses pairs est une expérience d’une tout autre intensité. Cela ancre la reconnaissance dans la culture collective — cela dit à toute l’équipe : voilà ce qu’on valorise ici, voilà ce qui compte.
Des entreprises comme Salesforce ou Zappos ont institutionnalisé cette pratique avec des rituels de reconnaissance collective — non pas pour créer de la compétition, mais pour que la gratitude devienne un réflexe d’équipe, pas seulement un geste descendant.
3. Le merci dans les moments difficiles : reconnaître l’effort, pas seulement le résultat
C’est peut-être le merci le plus rare — et le plus précieux. Remercier quelqu’un non pas parce que le projet a réussi, mais parce qu’il s’est battu pour le faire avancer malgré les obstacles.
Un collaborateur qui échoue sur un projet ambitieux après s’être donné à fond mérite d’être remercié pour son engagement — pas consolé vaguement avant de passer à autre chose. Cette posture managériale dit : ici, on reconnaît le courage d’essayer, pas seulement la performance finale.
C’est ce type de reconnaissance qui donne aux équipes l’audace d’innover, de prendre des risques, de proposer des idées nouvelles. Sans elle, la culture de la performance se transforme vite en culture de la peur.
4. Le merci personnalisé : connaître ce qui compte pour chacun
Tout comme en expérience client, un merci collaborateur trop standardisé perd sa force. Certains collaborateurs apprécient une reconnaissance publique. D’autres la trouvent embarrassante et préfèrent un mot sincère en tête-à-tête. Certains sont touchés par un cadeau symbolique. D’autres, par une opportunité concrète — plus de responsabilités, un projet plus stimulant.
Le manager qui remercie vraiment bien est celui qui connaît son équipe suffisamment pour calibrer sa gratitude. Ce n’est pas une question de budget — c’est une question d’attention.
Le merci descendant, ascendant… et horizontal
On pense souvent à la reconnaissance comme un flux descendant : du manager vers le collaborateur. Mais dans les organisations les plus saines, la gratitude circule dans toutes les directions.
Vers le haut : un manager qui sait remercier ses équipes crée une culture où ces mêmes équipes n’hésitent pas à exprimer leur gratitude à leur tour — envers leurs collègues, envers leurs propres managers. La reconnaissance devient contagieuse.
Entre pairs : encourager la gratitude horizontale — quand un collègue remercie un autre collègue pour son aide sur un dossier, sa disponibilité, sa présence dans un moment difficile — renforce considérablement la cohésion d’équipe et le sentiment d’appartenance.
Certaines entreprises ont même créé des rituels de gratitude collective : un temps dédié en réunion d’équipe pour que chacun puisse exprimer un merci à un collègue. Simple. Gratuit. Et souvent transformateur.
Ce que le merci dit de votre culture d’entreprise
La manière dont une organisation remercie ses collaborateurs est un révélateur puissant de ses valeurs réelles — pas celles affichées sur les slides de comité de direction, mais celles qui s’incarnent dans le quotidien.
Une culture où la reconnaissance est rare, conditionnelle au seul résultat, ou réservée à quelques élus dit implicitement : ici, tu n’es valorisé que pour ce que tu produis. Une culture où la gratitude est sincère, régulière et multidirectionnelle dit : ici, tu comptes en tant que personne.
Dans un monde où la guerre des talents fait rage et où les nouvelles générations cherchent du sens autant que du salaire, cette différence n’est plus anecdotique. Elle est stratégique.
Pour commencer dès demain…
Pas besoin de programme RH complexe ni de budget dédié. Voici trois engagements simples à prendre dès maintenant :
Nommez. La prochaine fois que vous remerciez quelqu’un, dites pourquoi — précisément. Pas « merci pour tout », mais « merci pour ça ».
Écrivez. Un mot manuscrit, un email personnel (pas un CC groupé), un message direct inattendu. L’écrit trace. Il peut être relu. Il compte longtemps.
Anticipez. Ne remerciez pas seulement après le succès. Remerciez pendant l’effort, quand c’est difficile, quand quelqu’un tient bon malgré tout.
Le « merci » collaborateur n’est pas un outil de management parmi d’autres. C’est le signe visible d’une conviction profonde : que derrière chaque performance, il y a une personne qui a choisi de s’engager — et que cet engagement mérite d’être vu, nommé, et célébré.
Et si vous n’y arrivez pas, voici un prompt pour vous aider
Tu es un expert en management, culture d’entreprise et expérience collaborateur. Ta mission est de m’aider à construire un plan d’actions concret, réaliste et personnalisé pour que l’expression de la gratitude envers mes collaborateurs devienne une habitude ancrée dans mon quotidien de manager — et non une intention que j’oublie dès que le quotidien s’emballe.
Mon contexte : — Je manage une équipe de [NOMBRE] personnes — Mon secteur d’activité est [SECTEUR] — Mon style de management actuel est plutôt [orienté résultats / bienveillant mais débordé / très opérationnel / autre] — Mes principaux freins aujourd’hui sont [manque de temps / oubli / peur d’être mal interprété / ne pas savoir quoi dire / culture d’entreprise peu propice / autre] — Ce que j’ai déjà essayé : [rien de structuré / quelques remerciements ponctuels / rituel abandonné / autre]
Ce que j’attends de toi :
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- Un diagnostic honnête : identifie pourquoi la gratitude est si difficile à maintenir dans la durée, et ce qui risque de faire échouer mon plan avant même qu’il commence.
- Un plan d’actions structuré sur 90 jours, avec : — Des actions immédiates (semaine 1) pour créer une première dynamique — Des rituels hebdomadaires simples, réalistes, intégrables dans mon agenda existant — Des moments clés dans l’année (onboarding, feedback, anniversaires, fin de projet, moment difficile) où le merci doit être systématiquement activé — Des actions de gratitude différenciées selon les profils (le discret qui fuit le public, le performeur qui attend de la reconnaissance, le collaborateur en difficulté, le fidèle de longue date)
- Des formulations concrètes : donne-moi des exemples de phrases, de messages écrits, de mots à dire en réunion ou en tête-à-tête — pour que je ne reste pas bloqué sur le « je ne sais pas comment le dire ».
- Un système anti-oubli : propose-moi des mécanismes simples (outils, rappels, rituels, questions réflexes) pour que la gratitude ne dépende plus de ma mémoire ou de ma bonne volonté du moment, mais devienne un automatisme managérial.
- Des indicateurs pour mesurer l’impact : comment vais-je savoir si mes remerciements ont un effet réel sur l’engagement, la motivation et la relation avec mon équipe ? Quels signaux faibles dois-je observer ?
- Un plan de progression personnelle : aide-moi à monter en compétence sur l’art du remerciement — qu’est-ce que je dois apprendre, désapprendre, ou pratiquer pour que mon « merci » gagne en authenticité et en précision au fil du temps ?
Contraintes importantes : — Je ne veux pas de solutions qui nécessitent un budget RH ou la validation de ma direction — Je veux des actions que je peux mettre en place seul, dès cette semaine — Le plan doit être réaliste pour quelqu’un de très occupé : privilégie l’impact maximal pour un effort minimal — Évite les conseils trop théoriques ou génériques : je veux du concret, du praticable, du mémorable
Format attendu : Organise ta réponse avec des titres clairs, un tableau de bord des actions sur 90 jours, et des encadrés pour les formulations et exemples concrets. Termine par 3 questions de réflexion que je peux me poser chaque semaine pour rester dans cette dynamique.
Ce qu’il faut retenir du pouvoir des Mercis
Les études sur la gratitude en contexte commercial le confirment : les clients préfèrent un remerciement en personne (84 %), direct (60 %) et personnalisé (44 %).
En d’autres termes, ils savent reconnaître l’authentique du mécanique — et ils y répondent en conséquence.
Un « merci » creux s’évapore aussitôt prononcé. Un « merci » sincère, lui, construit quelque chose de durable : une relation, une préférence, parfois même une histoire.
La bonne nouvelle ? Contrairement à la plupart des investissements en expérience client, le « Merci opérant » ne nécessite pas de budget faramineux.
Il demande avant tout de l’intention, de la créativité, et une vraie conscience de ce que vivent vos clients.
Et vous, dans votre entreprise, comment remerciez-vous vos clients ?
Est-ce que votre « merci » est assez sincère pour être mémorable ? Assez spécifique pour être différenciant ? Assez humain pour créer une vraie relation ?
Ce sont peut-être les questions les plus simples — et les plus stratégiques — que vous pouvez vous poser aujourd’hui.
