Retail : les nouvelles attentes des Français


Aujourd’hui, les Français disposent d’un éventail d’options d’achat sans précédent.

Des plateformes de seconde main comme Vinted aux boutiques traditionnelles de centre-ville, en passant par les géants du e-commerce et les magasins intégrés aux réseaux sociaux tels que TikTok Shop, le choix n’a jamais été aussi large.

Mais qu’est-ce qui pousse un consommateur à privilégier un canal plutôt qu’un autre ? Et qu’est-ce qui le fidélise ?

Pour y répondre, Adobe a interrogé 2 000 adultes en France, dans le cadre de son rapport « Révolution du Commerce », afin d’analyser l’évolution des habitudes d’achat au cours des douze derniers mois.

Le constat est clair : le commerce traditionnel reste pertinent, mais le digital redessine les règles du jeu…

Le digital s’impose, mais pas de la même façon pour tous

Le social commerce est en plein essor : 27 % des Français utilisent désormais TikTok et Instagram plus fréquemment pour acheter, tandis que 33 % restent réguliers dans leur usage.

Les sites de e-commerce généralistes restent largement utilisés, mais 20 % des consommateurs les fréquentent moins, laissant la place aux nouvelles plateformes sociales.

Pour autant, le commerce physique garde des atouts. 45 % des Français continuent d’apprécier l’expérience en magasin, même si 25 % s’y rendent moins souvent, séduits par la praticité du shopping en ligne.

Cette transformation n’est toutefois pas homogène. Certaines régions, comme la Bourgogne-Franche-Comté ou les Pays de la Loire, voient une baisse marquée de la fréquentation des boutiques physiques, tandis qu’en Corse, la diminution est marginale.

L’âge joue aussi un rôle important : la génération Z s’oriente massivement vers le social commerce, avec 47 % d’utilisateurs plus actifs, contre seulement 12 % des 55-65 ans.

Quelle perception pour le social commerce ?

Les réseaux sociaux séduisent par leur simplicité et leurs prix attractifs.

Près d’un quart des Français estiment que la qualité des produits est comparable à celle des sites traditionnels, et 10 % ont même été agréablement surpris.

Mais 23 % ont constaté des produits de qualité inférieure, soulignant l’importance d’une stratégie de communication transparente.

Les perceptions varient fortement selon l’âge et la région. Les jeunes sont plus confiants dans la qualité des achats via les réseaux sociaux, tandis que les générations plus âgées restent plus sceptiques.

De la vitrine physique à l’IA,  quels sont les leviers marketing les plus efficaces ?

Malgré la montée du digital, les techniques traditionnelles restent efficaces : les vitrines séduisent encore un tiers des consommateurs, surtout en Corse.

Les publicités en ligne, les suggestions sur Google et Bing, ainsi que les réseaux sociaux touchent également des parts significatives de la population.

Les canaux émergents, comme les contenus générés par les utilisateurs ou les recommandations basées sur l’IA, commencent à s’imposer, notamment auprès des plus jeunes.

L’âge reste déterminant : les vitrines et la presse influencent surtout les 45-65 ans, tandis que les réseaux sociaux séduisent majoritairement les 18-24 ans.

Qu’attendent les Français en 2026 ?

Pour les mois à venir, les consommateurs expriment des attentes claires :

  • découvrir des produits via des échantillons (35 %) ;
  • bénéficier d’un service client rapide et accessible (32 %) ;
  • retrouver des expériences de shopping agréables en centre-ville (31 %).

Moins de publicité, des paiements simplifiés et la prise en compte de la durabilité sont également des priorités. Les jeunes générations restent sensibles aux démonstrations de produits sur les réseaux sociaux.

Les comportements d’achat varient également selon le moment : la majorité prend du temps pour comparer les produits avant d’acheter, tandis qu’une minorité agit de manière impulsive, influencée par les contenus et publicités sociales.

Les soldes, les ventes flash et les jours de paie restent des périodes stratégiques…

Ce qu’il faut retenir

La « Révolution du Commerce » ne signe pas la disparition d’un canal au profit d’un autre. Elle consacre plutôt un modèle hybride où social commerce, e-commerce et retail physique coexistent et se complètent.

Pour les marques, l’enjeu est désormais clair : mieux segmenter, intégrer pleinement les réseaux sociaux dans la stratégie transactionnelle, tout en renforçant l’expérience client et la qualité de service.

Dans un environnement fragmenté et concurrentiel, la capacité à orchestrer intelligemment les canaux et à répondre aux attentes spécifiques de chaque génération constituera un avantage déterminant…



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