Prendre le temps de laisser sa marque 


La clé, dans le domaine, est de prendre son temps.

«Je ne suis pas là pour vendre du rêve», lance la propriétaire de l’entreprise Avec Grace marketing, en entrevue avec Le Droit Affaires. «Mon objectif est d’atteindre une visibilité pour qu’elle se transforme ensuite en clientèle. Mais tout ça doit se faire une étape à la fois.»

Accompagnement, coaching, plan marketing ou de communication, ateliers et conférences, gestion d’événement et même relations publiques, rien n’échappe à Grace K. Busanga.

Grace K. Busanga

«Mon objectif, c’est vraiment de donner du soutien. Je veux outiller les gens le plus possible pour que les clients puissent être autonomes et appliquent les notions apprises lorsque la relation professionnelle se termine.»

Grace K. Busanga est d’origine congolaise. Ses parents ont émigré en France, où Mme Busanga et sa fratrie sont nées. La famille a, par la suite, fait le grand saut vers le Canada.

«En France, je me disais que toute ma vie allait se passer en français. En arrivant au Canada, on a fait face à une tout autre réalité.»

—  Grace K. Busanga

Mme Busanga a fait de la francophonie l’un de ses principaux chevaux de bataille au sein de son entreprise.

«Et avec la francophonie, il y a beaucoup de choses à faire. Je m’assure de fournir mes services en français, mais aussi de soutenir des initiatives francophones et de siéger au sein de différentes associations qui prônent la francophonie. C’est très important pour moi.»

Grace K. Busanga a d’ailleurs déjà fait partie de délégations pour représenter la francophonie canadienne dans divers événements internationaux, en plus d’avoir remporté plusieurs prix d’entrepreneuriat francophone, mais aussi en tant que femme noire en affaires.

L’an dernier, par exemple, elle a remporté le prix de l’excellence entrepreneuriale du Conseil de défense des étudiantes et étudiants athlètes noirs de l’Université d’Ottawa.

Ce prix est remis annuellement dans le cadre du mois de l’Histoire des Noirs afin de reconnaître les diplômés et les étudiants noirs de l’Université d’Ottawa qui contribuent à la communauté dans différents domaines.

«Des fois, je me dis: mon Dieu, ça fait beaucoup! Et je ne suis pas forcément consciente de ce qui se passe. Mais je suis fière de mes réussites. De savoir que le travail que je fais est vu, reconnu, et que ma voix est entendue.»

Prendre le temps

Maintenant que son entreprise est établie depuis environ huit ans, elle affirme avoir l’impression qu’il faut savoir dissocier marketing et instantanéité, dans une société où il est facile d’obtenir tout, tout de suite.

«Ça ne se fait pas du jour au lendemain. Le marketing n’est pas une dépense, c’est un investissement et c’est quelque chose qui prend du temps.»

Aux yeux de Grace K. Busanga, il est important que les clients aient des attentes réalistes et atteignables, ce qu’elle prône lors de ses consultations. Elle se décrit d’ailleurs comme une consultante terre à terre.

Tirer son épingle du jeu

Mais Mme Busanga n’est pas dupe. Des consultants et des agences en marketing, il en existe plusieurs dans la région de la capitale fédérale. Il fallait donc trouver une façon pour se démarquer.

«Je pense vraiment que le secret vient en partie de la personne que je suis», dit-elle.

«Je remarque que beaucoup de gens sont consultants sans comprendre l’essence réelle de ce qu’est le marketing. Pour certains, le marketing digital, c’est les médias sociaux et ça s’arrête là. Alors qu’il y a tellement d’éléments à prendre en compte. Ma passion et la façon dont j’approche le marketing font que je suis capable de tirer mon épingle du jeu.»

La femme d’affaires Grace K. Busanga anime l’émission <em>À table avec Grace</em> à Rogers TV où elle interviewe des personnalités comme Danièle Henkel.

Sans compter que l’entrepreneuriat féminin a aussi été une grande source d’inspiration pour elle.

Tout au long de son parcours, elle affirme avoir rencontré des femmes exceptionnelles qui ont su la conseiller dans l’univers entrepreneurial où les hommes sont très présents.

«C’est à nous, en tant que femmes, de prendre notre place dans un monde masculin. Les initiatives pour encourager l’entrepreneuriat au féminin sont vraiment mises de l’avant au Québec et en Ontario. C’est un excellent avantage. Il faut se soutenir entre nous.»

Ce texte fait partie du magazine Le Droit Affaires, aussi disponible en version électronique intégrale.



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