Tête de porc devant chez Christian Estrosi : deux nouvelles mises en examen, le maire sera entendu par les enquêteurs


Deux nouvelles personnes mises en examen, vendredi 13 mars, à Nice dans l’affaire de la tête de porc. Une affaire qui embarrasse fortement le maire sortant Christian Estrosi, deux jours avant le premier tour des élections municipales. C’est devant chez lui que la tête d’animal, assortie d’une étoile de David et de l’inscription “connard”, a été retrouvée fin février. Au total, quatre personnes sont désormais mises en examen dans cette enquête. L’un des suspects a été en lien avec une proche de Christian Estrosi. Le maire sera d’ailleurs lui-même entendu comme témoin.

L’enquête est loin d’être finie, selon une source proche du dossier, mais les enquêteurs et les magistrats instructeurs sont allés au maximum de ce qui pouvait être fait avant le premier tour de l’élection à Nice. Le communiqué du procureur de Nice, Damien Martinelli, fait émerger un trio de mis en cause. Deux exécutants d’origine tunisienne étaient déjà mis en examen et placés en détention provisoire et un spécialiste du marketing digital de 46 ans.

Un ancien policier et spécialiste du marketing

Le quadragénaire a été mis en examen pour “violences aggravées envers un élu public, provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’origine, la race ou la religion et association de malfaiteurs”. Il a été placé en détention provisoire dans l’attente d’un placement sous assignation à résidence sous surveillance électronique.

Quatrième mis en cause, Jean Lucat, un ancien policier de la DST, qui conteste sa participation aux faits et se présente comme étant d’extrême droite, selon le procureur, a été mis en examen pour “accès frauduleux dans un système de traitement automatisé de données et association de malfaiteurs” et placé sous contrôle judiciaire.

Christian Estrosi déjà entendu par les enquêteurs

Le procureur niçois a annoncé que Christian Estrosi sera bien entendu la semaine prochaine, mais uniquement comme témoin, pas de garde à vue envisagée “à ce stade”. L’expression est utilisée dans le communiqué, car il reste encore des expertises en cours sur les téléphones et les ordinateurs saisis. “Le maire de Nice et son épouse, qui ont manifesté le souhait de se constituer parties civiles, seront convoqués à bref délai (…) pour être entendus en qualité de témoins”, explique le parquet dans son communiqué. Christian Estrosi a déjà été entendu, le 5 mars, dans le cadre de l’enquête.

Selon nos informations, les enquêteurs cherchent à comprendre quel était le statut du conseiller en valorisation digitale qui connaissait le couple Estrosi, mais n’apparaissait pas officiellement dans l’équipe de campagne du maire sortant. “À ce stade de la procédure et des investigations, aucun élément ne permet d’envisager la possible participation directe ou indirecte aux faits d’autres personnes que celles actuellement mises en examen et celles identifiées et recherchées”, précise le parquet.





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